Kyasma – Symphony For Technology

Posté le : 04 novembre 2012 par dans la catégorie Chroniques

Genre: rock/metal progressif       ©2012

Miracle! Cela fait quelques années déjà que l’on attend un successeur à Muse ou Dredg en terme de rock qui se permet n’importe quoi tout en apportant une fraîcheur voire même de l’innovation. En bon naïfs, nous cherchions ce genre d’artiste au Royaume-Uni ou aux States, mais pas moyen de trouver quelque chose à la hauteur. Puis du jour au lendemain débarque l’album Symphony For Technology de Kyasma, un groupe… suisse, qui nous prend de court comme ses nombreux compatriotes toutefois plus axés vers des sonorités métalliques. Actif sur scène depuis fin 2010, le trio composé de Jamel (chant, guitare, claviers), Melchior (basse) et Jonathan (batterie) est accompagné par des orchestres symphoniques auxquels il prend plaisir à y confronter des sons modernes avec la dose de génie qui va avec. Car ces gars-là, à la moyenne d’âge de vingt balais, sont emplis de matière grise, c’est du moins un avis personnel après avoir été tout émoustillé par un tel savoir-faire. Non seulement, ils n’hésitent pas à quitter leurs boulots respectifs pour s’enfermer pendant des mois afin de concocter l’album parfait (pour eux), mais plus de ça, ils ont le culot de faire appel au maître du son rock moderne, John Cornfield (Muse, Razorlight), pour parfaire à leurs désirs.

Le mélange de musique classique et de rock n’est pas une nouveauté, on pense tout de suite à Queen ou Muse, en revanche la manière dont Kyasma s’y prend est intéressante car inspirée et novatrice. En jetant un oeil sur le livret, on se rend bien compte que les Suisses Il ne s’agit pas de se la jouer Rachmaninov ou de renchérir les refrains de couches de claviers ou de choeurs, mais plutôt de faire dans la subtilité à part une ou deux pistes bien marquées au piano avec la classe de Chopin ou de Liszt. De nature « pop », le chant de Jamel est doux, apaisant et apporte son lot d’émotions, tandis que Melchior et Jonathan assurent une base rythmique solide avec d’un côté, un son de basse 6 cordes bien rond et de l’autre, un jeu de batterie puissant et varié. Tout est varié sur ce disque d’ailleurs, des influences au rythme des morceaux où s’entremêlent piano lead (« Random Statements », « Sweet Nostalgia », « Stars Have No Dark Side », « Gagarin Knows Something We Don’t »), électro (« Radioactivity »), reggae (« Technoly 2.0), rock progressif (« Mechanics Of The Universe », « Perfection In Trigonometry ») et metal rappelant parfois Porcupine Tree (« Impact Of Cosmology », « Take Me Higher » et « Doctor Please »). Le final « Machine », séparé en deux parties dont l’une avec un chant francophone, clôt Symphony For Technology avec une classe égale à celle des onze autres morceaux.

Finalement, je ne reprocherai qu’une chose à cet album: la perfection. S’il est un réel plaisir à écouter et n’est composé que de morceaux irréprochables, l’addiction déjà confirmée envers lui m’empêchera de découvrir d’autres choses avant un bon bout de temps. Trêve de plaisanterie, Kyasma est un groupe à découvrir pour tout fan de rock moderne et novateur. Et sans dubstep messieurs-dames, incroyable mais vrai!

Noisyness.

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