En ce jour du 9 Novembre 2012, départ direction Grenoble au Palais des Sports où va se dérouler le show d’un des groupes les plus mythiques de la scène Hard Rock. En effet, c’est Deep Purple qui va se produire dans cette belle salle. Car si le temps d’aujourd’hui est terriblement changeant une des choses qui ne bouge pas et ne vieillit pas, ce sont bien les chansons de Deep Purple. Pour l’occasion ils seront accompagnés du groupe franco gallois de rock celtique Mirror Field.

Mirror Field

Quand le groupe arrive sur scène nous sommes tous étonné de voir un groupe en kilt juste avant Deep Purple. Le challenge du groupe était d’ouvrir le concert d’une grosse tète d’affiche. Eh bien, challenge réussi car les 2 compères gallois à la guitare et au chant font preuve d’une énergie débordante. Techniquement leur rock celtique est parfait et entraînant. Ils arrivent même à faire chanter le public ; après nous avoir lancé un petit pic sur la victoire de François Hollande aux élections ; ce qui n’est pas une chose aisée quand on est en première partie d’un groupe tel que Deep Purple. Au chant, les 2 Gallois donnent de l’âme à chaque chanson si bien que l’on pourrait se croire à Cardiff pendant un match de rugby. D’ailleurs le chanteur nous posera la question : « Grenoble vous aimez le rugby, un match opposant l’Angleterre et le Pays de Galles, bien sur vous êtes pour les Gallois » juste avant de nous jouer une composition totalement déjantée de leur répertoire (morceau qui ne dure que 15 secondes mais qu’ils ont écrit dans 5 versions : anglais, gallois, bob Dylan, bob Marley et bon l’éponge). Très court set qui n’aura duré que 20 minutes cependant très bonne entrée en matière car il fallait le faire. Le but du jeu pour eux était de se faire plaisir ainsi qu’au public présent, c’est chose faite. Nous aurons eu même le droit pour la dernière chanson à un petit clin d’œil à Tri Yann. Un groupe à revoir ou à découvrir sans hésiter.

Deep Purple

Quelques coups d’aspirateur et quelques minutes plus tard, les lumières roses et bleues envahissent la scène dont le fond laisse découvrir un Deep Purple géant projeté. L’intro débute et là c’est parti ! (non ce n’est pas le drame). Ian Paice s’installe à la batterie et les premières notes de « Into The Fire » résonnent dans le palais des sports. Techniquement c’est formidable que ce soit musicalement et scéniquement. Ian Gillan au chant est parfait, il chante juste et bien et du haut de ses 67 ans, on a plus l’impression qu’il en a 20. Côté guitare, mister Steve Morse est magistral et ses solis sont à tomber par terre si bien que pour ces moments là, on entendrait une mouche voler déjà que le public est très calme (normal la moyenne d’âge est tout de même de 50 ans). Le bassiste Roger Glover donne l’impression d’avoir retrouvé une deuxième jeunesse. Juste de part la présence de Steve et Roger, on en viendrait à oublier le reste du groupe, par le charisme qu’ils dégagent. Nous aurons le droit à une véritable leçon de clavier avec le petit nouveau de la formation Don Airey (2002), avec un solo de près de 7 minutes et une petite touche de marseillaise. Mais le public s’éveillera sur « Smoke on the Water », alors imaginez vous installé tranquillement dans votre canapé avec les yeux fermés, des lumières splendides, 5 000 personnes reprenant le refrain en chœur. Mélangez le tout et vous obtenez cette splendide chanson en live avec des musiciens au top de leur forme donnant tout ce qu’ils ont. Mais on ne s’arrête pas là car lorsque commence la chanson Hush, les « Nah, nah-nah-nah, nah-nah-nah, nah-nah-nah » montent au sein du public si bien que Ian n’aura pas besoin de le fredonner et nous demandera de chanter encore plus fort. Non franchement, si vous imaginez les papis de Deep Purple au bout et bien détrompez vous, ces piliers du hard rock sont encore bien présents et ne donnent aucun signe de faiblesse scénique.

Setlist Deep Purple

Si nous ne devions retenir qu’une chose de cette soirée au palais de sports, c’est que Deep Purple est toujours là et bien là. Une splendide découverte avec Mirror Field qui a réussi à remporter le défi de jouer en première partie d’un monstre de la musique. Merci à Gérard Drouot Prod pour cette superbe soirée et vivement la prochaine fois car les papis n’ont pas fini de nous donner du plaisir.

Elovite