C’est en cette belle journée pluvieuse du 26 novembre 2012, qu’un ami passe me prendre très tôt en ce début d’après-midi. Nous arrivons donc sur le parking du Transbordeur qui c’est aujourd’hui transformé en piscine olympique. Dommage que l’été soit finit, on aurait pu se faire quelques brasses !! Cependant, cela n’empêche pas les groupes qui depuis quelques années enchaînent les tournées d’automne. Donc après avoir assisté à des affiches exceptionnelles tout au long de ce mois de novembre et bien ce soir ne sera pas écarté. En effet, en ce jour, Base Production sert au public lyonnais Luca’s Turilli Rhapsody accompagné par Freedom Call, Orden Ogan et Vexillum sur le plateau du Club Transbo et non pas dans la grande salle (cause manque de prévente). C’est dommage que les gens soient de plus en plus difficiles à bouger et les productions doivent faire face à de nouvelles alternatives pour ne pas annuler. Cependant, pour se consoler on sait que chaque fois qu’un concert se déroule dans cette salle, le public est au taquet et l’ambiance d’une qualité exceptionnelle. Attendons de voir, mais pas de raisons que ce ne soit pas le cas ce soir.

Vexillum

Ce sont les Italiens de Vexillum qui ont la dure tâche d’ouvrir cette soirée et mettre l’ambiance dans cette salle. Quand le groupe arrive sur scène, on se dit : « original, ils portent des kilts, on va avoir le droit à du pagan » et pas loin. Vexillum évolue dans un style Power Folk très entraînant avec une ressemblance très nette aux anciens Sonata Arctica. Ça fait plaisir de voir une telle énergie et puissance dans chaque note jouée. Les mélodies magnifiques superbement bien trouvées plongent le public déjà nombreux dans un monde imaginaire à la Tolkien avec des intros qui pourraient coller parfaitement avec des films fantastiques. On sent de plus que nos amis transalpins prennent du plaisir sur la scène étriquée du Club Transbo. Cela se ressent tellement que le public ne mettra pas longtemps à les accompagner et les applaudir de façon formidable. Le niveau technique instrumental des cordes sur les parties solistes est incroyable et enchanteur. En même temps, me direz-vous, c’est ce que cherchent les Italiens. C’est très réussi. La batterie gérée par Efision Pregio est domptée de manière excellente, car on sent tout le potentiel fantaisiste dans ses frappes. De plus, chaque titre étant très différent, cela permet d’imaginer un monde différent pour chaque personne. Dommage que le set n’ai pas duré plus longtemps, mais le show de Vexillum aura été de très bonne qualité avec un son très bien réglé.

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Orden Ogan

On enchaîne quelques minutes plus tard avec nos amis germaniques de Orden Ogan. Et pour ne pas changer, on reste dans le Power festif. En effet, rien que sur la tenue vestimentaire, le côté fantastique ressort parfaitement. Car ils sont vêtus de cuirasses comme les gladiateurs dans les arènes de Rome (je pense pour ma part, un clin d’œil aux deux groupes Italiens qu’ils accompagnent). Leur musique est énergique, mais les riffs me font plus penser à un style Heavy Metal que Power. Cependant, les Allemands font superbement bien le travail, car dans le public on ne s’ennuie pas et les minutes passent à une vitesse folle. C’est tout simplement excitant de voir une telle interaction et osmose dans cette salle qui métamorphose chaque concert en véritable spectacle. On sent une véritable technique et alliance de plusieurs univers musicaux différents ce qui rend leur jeu aussi beau et déjanté. Les riffs des guitares et les solos des deux guitaristes (Seeb et Tobi) sont du plus bel effet.  En plus, le côté combattant des déguisements met en avant chaque geste de Seeb (chant/guitare) encore plus démonstratif et entraînant pour le Lyonnais se lâchant de chanson en chanson. Quand nos combattants germains finissent leur show, tout le monde est heureux et attend la suite avec impatience.

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Freedom Call

Voici maintenant venue l’heure des Allemands de Freedom Call tant attendu par de nombreux fans. Car après avoir annulé deux dates à peine un mois auparavant, on s’est dit : « tenir jusqu’en mai, pas facile ». Tout faux, le groupe se fera inviter par Mr Luca Turilli and Co pour jouer avec eux. Donc quand les petits Allemands entrent sur scène, le public se métamorphose en groupie hystérique. Alors certes les déguisements sont moins recherchés (en même temps il n’y en a pas) mais on retrouve un Power plus violent et rapide que les deux autres. Les musiciens sont au top et enchaînent leurs titres avec une facilité étonnante. De plus, les chansons sont directes et simples avec des paroles faciles à retenir comme « Power And Glory » qui sera reprise en chœur par un public déchaîné au possible. Nous aurons même le droit à des vannes terribles de la part du chanteur Chris Bay qui nous compare avec le public suisse.  Du grand art de la part de ces musiciens au charme fou qui vont en ravir plus d’un. Mais comment ne pas succomber face à une telle gentillesse et cet amour de la musique que nous transmet Freedom Call. Ce soir, nous aurons eu le droit à 8 titres de folie furieuse qui auront donné envie à plus d’un de se retrouver à Paris dans quelques mois.

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Setlist Freedom Call :

Luca Turilli’s Rhapsody

Un grand déménagement de plateau plus tard ainsi qu’un sound check rapide, voici le moment tant attendu par de nombreuses personnes présentes. Il est l’heure de Luca Turilli’s Rhapsody. Pour lancer leur show le groupe a décidé de mettre les bouchées doubles et nous comprendrons très vite à quoi sert ce rideau blanc de fond scène (il faut le dire très moche). Alors quand les lumières s’éteignent, un long filet de lumières projeté de derrière vient nous envoie une introduction vidéo très spéciale, superbement bien réalisée et créditant tous les musiciens, invités et techniciens de la tournée Ascending To Infinity World Tour.  Un moment qui fut chargé en émotion. Car à chaque nom la joie du public se fait entendre. Puis l’entrée en matière avec un cover de Rhapsody Of Fire « Riding The Winds Of Eternity » et là déjà les bras sont tous en l’air et ça devient complexe pour prendre des photos mais l’ambiance est à son apogée. Chaque titre proposé ce soir aura un petit côté tragique et épique. D’ailleurs, je verrais bien le concert se dérouler dans un opéra tellement chaque chanson donne envie de s’envoler. Exemple avec l’intro magique au clavier de « Tormento E Passione » effectuée par Mikko Härkin. De plus, les chansons interprétées par Alessandro Conti que ce soit en anglais ou en italien prennent une forme tragique mettant en avant tout le côté magique de Rhapsody. Les titres choisis ce soir défilent à toute vitesse et l’on ne se rend pas compte à quel point. Tout est dynamique, l’énergie des musiciens avec les solos de Mr Luca Turilli à la guitare et la leçon de batterie magistrale proposée par Alex Landenburg. De plus, nos petits Français sont à l’honneur puisque Patrice Guers est dans une forme olympique et même blessé, Dominique Leurquin aura droit à son heure de gloire. Franchement, tout est parfait et les duos seront chargés en électricité tout comme les passages avec la danseuse permettant aux musiciens de souffler un peu. Tout est tellement fluide que le public est envoûté par ce côté fabuleux. Si bien que lorsque arrive l’heure des adieux, on sent toute l’émotion et le chagrin de voir partir ces excellents artistes.

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Setlist Luca Turilli’s Rhapsody :

Encore:

Vous l’aurez compris, encore un show d’une qualité exceptionnelle avec des groupes d’un professionnalisme tel que l’on ne peut que les féliciter. Car transmettre cette passion de la musique aussi facilement et de cette manière est juste formidable. Merci à Base Production de nous avoir permis d’assister encore une fois à une telle soirée.

ELOVITE

  1. romeeblast dit :

    Merci pour les photos et le report ! Effectivement, une super soirée ! Avec en prime tous les artistes super accessibles restés un bon moment après le show près de la buvettes avec les fans 😉 (voire abrités de la pluie à côté de l’entrée des artistes à boire des bières jusqu’à 2h du matin ^^). (bon, presque tous, pas de signe de Luca ^^ »).

    Un point sur lequel je ne suis pas d’accord : la notion de « cover » pour les anciens titres de Rhapsody. Pour deux raisons : c’est quand-même Luca qui a composé/écrit (avec Staropoli, certes, mais bon… ), et LT Rhapsody parlent d’eux-même comme étant tout simplement Rhapsody, donc bon… La situation du split avec deux groupes qui gardent globalement le même nom n’est pas facile à gérer, mais pour moi il n’y a pas de « cover » qui tienne, c’est Rhapsody qui fait un concert de Rhapsody, voilà tout :p. (après, setlist.fm a une base de donnée avec des titres qui correspondent à des groupes, c’est pourquoi on voit même pour des concerts de Rhapsody of Fire des mentions « cover Rhapsody » alors que là, c’est indiscutable, c’est le même groupe ^^ ».)

  2. Heeko dit :

    Le concert à Strasbourg est annulée ! 🙁