Interview -Gilles Lartigot « HEAVY METAL FOOD »

Posté le : 10 décembre 2012 par dans la catégorie Interviews

Après une soirée « Interview Live » avec Ad Patres, nous avons réitéré l’expérience avec Gilles Lartigot « The Heavy Metal Cook« ! Nous avons eu le plaisir de parler avec lui durant plus de deux heures ! Interview enrichissante et sans langue de bois !!!

INTERVIEW DE GILLES LARTIGOT (HEAVY METAL FOOD)

 Gilles HMF visuel 1

 

Entretien réalisé via le chat du site le vendredi 7 décembre 2012

 

SONS OF METAL : Bonjour Gilles. J’aimerais que l’on commence par ton parcours. Comment en es-tu arrivé à mélanger la nourriture et le Heavy Metal ?

GILLES : Je viens de la publicité et des médias. De la musique aussi. J’ai découvert et produit le groupe Dagoba à leurs débuts. J’ai immigré au Canada il y a deux ans. J’ai eu envie de continuer à vivre de mes passions mais dans un nouveau contexte, un nouveau territoire, le pays du Rock. J’ai commencé les émissions Heavy Metal Food il y a 2 ans.

SONS OF METAL : Je suppose que HMF à une ampleur beaucoup plus importante qu’en France là bas ?

GILLES : Le rock, ici, sur ce continent, c’est comme la variété par chez nous (ndlr : la France).

SONS OF METAL : Donc, dans cet environnement bien plus rock, Heavy Metal Food a été bien reçu là-bas ?

GILLES : La réception a été excellente ici mais aussi en France grâce à Radio Metal qui diffuse HMF depuis le début et j’ai toujours été bien reçu au Hellfest (clin d’œil).

SONS OF METAL : Tu travailles sur un livre qui traite des dangers de la nourriture actuelle, où en est ce projet ?

GILLES : Je suis en écriture, il sera publié au printemps prochain. Ce ne sera pas uniquement un livre noir sur notre alimentation. Il y aura aussi des personnages positifs, des témoignages qui apporteront des propositions, pas que des chialeux comme on dit ici (ndlr : au Québec, un chialeu est une personne qui chiale, qui n’arrête pas de se plaindre).

SONS OF METAL : ça parlera aussi des bons côtés ?

GILLES : Il n’y a aucun « bon côté » dans notre alimentation moderne, telle qu’elle en est rendue aujourd’hui avec plus de 80% des aliments qui sont transformés.

SONS OF METAL : Est ce qu’il y a les mêmes problèmes de malbouffe au Québec qu’en France ou les gens sont plus attentifs à ce qu’il y a dans l’assiette ?

GILLES : La problématique est exactement la même mais elle est plus forte ici, puisque c’est sur ce territoire où tout a commencé, dans les années après-guerre.

SONS OF METAL : Mais toute la malbouffe ne provient pas totalement d’Amérique ?

GILLES : La malbouffe est un terme générique. Ce que j’entends par malbouffe, c’est la place des aliments industriels dans notre alimentation. Les plats préparés, l’agriculture chimique, le productivisme à outrance et bien sûr l’énorme problématique de l’élevage industriel. En tout cas, il ne faut rien attendre ni de ceux qui nous gouvernent, ni des agences de santé, ni bien sûr des industriels qui ne recherchent que le profil, au détriment de notre santé.

SONS OF METAL : Comme Monsanto…

GILLES : Monsanto entre autres. C’est un des plus médiatique en effet. Il fait partie du Cartel. Monsanto est resté une industrie chimique, comme à ses débuts lorsqu’elle fabriquait des gaz de combat pour l’US ARMY. Des gaz mortels dont les pesticides, en autres, sont aujourd’hui les dérivés directs.

SKAARJ : Gilles, on absorbe de façon hostile les sociétés plus modestes en gardant leur nom pour garder les consommateurs dans l’ignorance ?

GILLES : Oui Skaarj, c’est exact. Par exemple, la Société américaine Smithfield Foods (un modèle de ce qu’il se fait de pire dans l’élevage de cochon), qui a racheté en 1996 les marques françaises Cochonou et Justin Bridou. Tu reprendras un peu de saucisson ?

CEDFOREVERMORE : Je travaille pour une de ces multinationales et je peux vous dire qu’au niveau management on est très contrôlés, on vous dit même ce qu’il faut dire en cas d’inspection ! C’est pour vous dire à quel point ça va loin dans le mensonge aux « consommateurs ». J’ai assisté à une formation dernièrement sur des schémas aérauliques (je bosse dans le secteur pharmaceutique orientation vaccins), je peux vous dire qu’on nous « apprend » à esquiver des questions d’autorités fédérales et internationales.

GILLES : Le témoignage de Ced est intéressant. J’aborderai le lien entre le cartel pharmaceutique et celui de l’agro-alimentaire. Savez-vous par exemple, que 70% des antibiotiques fabriqués sont destinés au bétail d’élevage ?

SONS OF METAL : Est ce que tu fais des interventions dans des établissements scolaires ou les facs pour expliquer ton point de vue ?

GILLES : Oui. J’aime beaucoup échanger avec les étudiants. Je prévois de faire une tournée en France pour la sortie du livre. Ce sera sous forme de conférences, avec des thèmes différents, selon les régions. J’ai hâte de retourner en Bretagne. Cette région est particulièrement touchée avec la pollution de ses sols, dû en grande partie aux dérives de l’industrie du porc.

SONS OF METAL : Quel est le retour du public, ils sont prêts à changer leurs habitudes ?

GILLES : En tout cas ils sont très intéressés par le sujet. J’ai de très beaux retours.

VORDAI : Qui est ton éditeur ?

GILLES : Un éditeur québécois engagé !

SONS OF METAL : Où pourra t’on se procurer ton livre ?

GILLES : Le livre sera disponible via des points relais hors du circuit traditionnel, lors de mes conférences et bien entendu, en ligne. Je veux une connexion directe avec mes lecteurs.

SONS OF METAL : Ton livre parlera t-il de tes « incursions » dans les abattoirs que tu fais de temps en temps ?

GILLES : Les abattoirs… Ce ne sont pas des endroits où je me rends avec plaisir. Effectivement, il y aura une chronique sur les abattoirs. Il y a tant à dire sur le sujet… Savez-vous combien d’animaux sont abattus dans les abattoirs français ? 3 millions par jour ! Faites le calcul.

SONS OF METAL : C’est affolant !

GILLES : Oui. Ça l’est.

SONS OF METAL : Comment en es tu venu à apparaître dans le clip de EX DEO ?

GILLES : La première interview que j’ai faite pour Heavy Metal Food, c’était en 2010 avec KATAKLYSM. Je suis resté en contact avec le groupe et Maurizio Iacono m’a demandé en début d’année de le préparer physiquement. Un rééquilibrage de son alimentation également, en prévision de son année 2012 plutôt chargée. C’est lors d’une de ces séances de training qu’il m’a proposé le rôle du gladiateur pour le clip de l’album Caligula d’EX DEO, son autre groupe. J’aime ce rôle car il correspond à certaines de mes valeurs.

SONS OF METAL : As-tu déjà eu affaire à des gens sceptiques voire critiques sur ta façon de vivre l’alimentation ?

GILLES : Oui, constamment. Nous sommes entourés de gens négatifs n’est-ce-pas (sourire). Il y a énormément de préjugés sur la façon dont on s’alimente, tout comme pour la musique Metal.

SONS OF METAL : Et comment gères tu ? Tu réponds à leurs arguments, tu essayes de les convaincre ?

GILLES: Non je n’essaye de convaincre personne. Je veux juste faire ma part, transmettre mon expérience, ce que j’ai appris durant ces trois dernières années, et qui m’ont fait changé ma façon de m’alimenter, radicalement.

SONS OF METAL : Il faut laisser les gens se faire leur propre opinion, tu leur apportes les éléments pour, en fait ?

GILLES : Oui. En partie, car pour que chacun puisse se faire sa propre opinion, il faut qu’il prenne du temps pour mener ses propres réflexions, pour cuisiner, pour aller faire ses courses sur le marché et non pas au supermarché (sourire).

VORDAI : D’où t’es venu cet intérêt pour les exercices physiques ?

GILLES : J’ai commencé la musculation lorsque j’avais 17 ans. J’ai suivi les préceptes de Joe Weider : un esprit sain dans un corps sain et faire de l’exercice tous les jours. A presque 50 ans, ça conserve.

IXEQUILIBRIUM : J’ai entendu parler (me demande pas où) d’un hypothétique stand Heavy metal Cook au Leclerc du Hellfest : rumeur ?

GILLES : Ce fut une idée en l’air effectivement. Je ne suis pas venu au Hellfest cette année mais l’année passée j’avais été très bien accueilli par le directeur du Leclerc de Clisson en 2011. Mais je ne pense pas que ma place soit là-bas car je n’achète plus de produits alimentaires dans les chaînes de distribution.

SONS OF METAL : As tu déjà été approché par des groupes pour organiser leur catering durant leur tournée ?

GILLES : Oui. Quand j’ai une entrevue, je cuisine pour le band, des gâteaux, des jus, de la super-food avec mes recettes que je thématise à leur image.

CEDFOREVERMORE : Gilles, comme tu le sais KISS revient cette année au Hellfest, aurons nous une interview Heavy Metal Food sur KISS et sa vie en festival? (nourritures etc…) ?

GILLES : J’ai rencontré KISS au Heavy Montréal en 2011. Ce fut un grand moment que de me présenter personnellement à Gene et à Paul.

SONS OF METAL : Que pense tu de la « culture » Straight Edge ?

GILLES : ?

SONS OF METAL : Le Straight Edge est une sous culture du hardcore qui va à l’encontre direct de sex drugs, addcitions …

GILLES : Ok, les Punks Vegan ? (sourire). Si une personne défend une cause, je la soutiens, même si je ne suis pas toujours d’accord avec elle, si tant est que ce soit une belle cause. Si tout le monde pouvait soutenir une cause, activement, et pas uniquement sur FB, je pense que le monde serait meilleur.

SONS OF METAL : Outre le fait que Maurizo Iacono t’ait demandé de le préparer, est-ce qu’il t’arrive d’avoir un rôle de coach « physique » avec des personnes du Metal ou autre ?

GILLES : Coach physique est un bien grand mot (sourire). C’est une prestation qu’il m’arrive de fournir mais en ce moment je reste focus sur le livre. J’ai encore beaucoup d’entrevues HMF à monter, notamment celle avec Apocalyptica, pour faire plaisir à Vordai…

SKAARJ : Après la publication du livre, le retour des fiches recettes sera-t-il d’actualité ? Car j’avoue que c’est en partie ce coté ludique de faire ces recettes qui m’a poussé à m’intéresser à plus à ce que je mets dans mon assiette. Et je ne pense pas être le seul.

GILLES : Il y aura des recettes dans le livre ! Gâteaux, Jus, SuperFood, Green… il faut que j’arrête d’enquêter et que je me remette aux fourneaux (rires).

IXEQUILIBRIUM : Ha, bonne nouvelle !

GILLES : La thématique ne sera pas à l’identique « Heavy Metal Food » mais l’esprit sera le même.

SONS OF METAL : Dis moi si je me trompe mais les protéines animales sont indispensables (les conditions dans les abattoirs sont atroces), penses tu que la chasse « utile « est une alternative?

GILLES : On trouve des protéines ailleurs que dans la viande, ce n’est pas un scoop. Il y a pas mal de désinformation et de préjugés au sujet des protéines végétales. La chasse, je serais pour, lorsque notre monde économique sera effondré et que la seule source de nourriture sera le gibier.

SONS OF METAL : En extrapolant, tu souhaiterais que l’homme revienne à ses fondamentaux (chasser pour vivre) un peu comme les tribus africaines, indiennes, australiennes. L’animal est sacré.

GILLES : Le débat n’est pas « manger de la viande ou ne pas en manger ? ». Je ne suis pas rétrograde, je ne souhaite pas un retour au Moyen-âge ! (rire)

SONS OF METAL : C’est bien pour ça que j’ai dit en « extrapolant… (clin d’œil). Je vais reprendre une question que tu as posé à Steve Hogarth : quelle est ta première émotion culinaire ?

GILLES : Ma première émotion culinaire… c’est une question que je pose régulièrement car ça nous fait replonger dans nos souvenirs. En ce qui me concerne, c’est le fumé des brochettes de grives que cuisinait mon grand-père. Le gésier qui fond sur la tranche de pain beurré dans le four…

SONS OF METAL : Je vais reprendre la question en te demandant ta première « émotion musicale » ? Quel titre ou quel groupe t’a fait « vibrer » pour la première fois ?

GILLES : Ma première émotion musicale est POLICE. Et KISS.

SONS OF METAL : Et maintenant, quels sont les groupes qui te « branchent » ?

GILLES : Aujourd’hui ? Steven Wilson, Rammstein, Devin Townsend, Anathema. Clint Mansell, j’aime beaucoup les musiques de films qu’il compose.

SONS OF METAL : Tu parlais de Police tout à l’heure comme ta 1ère émotion musicale. As tu eu l’occasion de rencontrer son leader, Sting ?

GILLES : Non, pas encore mais on y travaille (clin d’œil).

SONS OF METAL : D’ailleurs, tu as pu les voir en concert lors de leur reformation ?

GILLES : Oui au Stade De France. Très, très, très déçu de leur prestation.

SONS OF METAL : Comme beaucoup de monde apparemment…

GILLES : Money, money, money…

SONS OF METAL : En général, tout le monde commence en disant : quelle a été ta meilleure rencontre dans HMF et je vais te poser l’inverse : qui t’as le plus déçu ?

GILLES : AMON AMARTH

SONS OF METAL : Pour quelle raison ?

GILLES : Je ne sais pas. Sans être une déception, le feeling n’était pas au rendez-vous ce jour-là. Ils n’étaient pas très sujet à parler bouffe… Mais bon, c’est juste un feeling personnel.

SONS OF METAL : Le feeling est très important quand tu as une entrevue avec quelqu’un ?

GILLES : Oui, c’est mon moteur. C’est en général ce qu’il en ressort lors du montage de la vidéo. La meilleure reste de loin celle avec Devin Townsend… Celle avec Shurik’N également, au sujet de l’importance de l’éducation parentale et des méfaits de la publicité sur les enfants.

SONS OF METAL : T’arrives tu de te déplacer, internationalement parlant, pour tes interviews ?

GILLES : Oui, je suis très mobile (sourire). Les Etats-Unis sont frontaliers et je me rends souvent en France. J’ai des invitations de musiciens que je voudrais vraiment honorer, surtout sur la côte ouest et en Angleterre.

SONS OF METAL : En parlant de la France, un avis sur la scène métal française ?

GILLES : Je n’aime pas tellement ce terme de « scène française », ça me rappelle lorsque tout le monde me dissuadait de produire Dagoba en 1998. « La scène française est minuscule », « ce n’est pas un marché viable pour un groupe Metal ». Mais c’est vrai que c’est très compliqué à exporter.

SONS OF METAL : Pourtant elle est de qualité, ce qui démontre la mentalité de la France envers des styles « underground » alors qu’il en sort beaucoup de créativité.

GILLES : La qualité, il faut voir ce qu’il y a ici ! Des groupes qui fracassent, il y en a à la pelle. Ici, en Europe, en France aussi. Par contre, les moyens en terme d’audience et de marché sont sensiblement différents (sourire). Gojira nous montre que ça s’exporte plutôt bien, là n’est pas le problème. C’est la profusion des groupes liée à la diminution des revenus générés par ventes de disque.

SONS OF METAL : Tu as un doute sur la qualité des groupes français ? (rires) Pour ton prochain séjour en France, viens en Ardèche, j’aurais quelques pépites à te faire découvrir. Et inversement un jour (oui, j’ai l’intention) ça sera l’inverse je viendrais dans ton grand nord !

GILLES : Je n’ai aucun doute sur la qualité des groupes français, mais ici, vu l’étendu du territoire et de la culture rock/métal, tu peux multiplier le chiffre par 1 000.

SONS OF METAL : As-tu quelques groupe « locaux » sous la main à nous faire découvrir ?

GILLES : INNERSPACE. http://www.innerspace-band.com. Influence très « Pink Floydienne » J’ai tourné dans leur clip qui sortira dans le courant du mois. Ce fut une très belle découverte pour moi et pour ceux qui aiment ce style.

SONS OF METAL : Merci pour cette découverte, tu colles parfaitement à l’idée du site (Sons Of Metal a un slogan : partage et découverte), d’où ta venue sur le chat.

GILLES : Encore faut-il prendre le temps de découvrir, comme pour la cuisine. ça demande du temps si on veut nourrir correctement sa famille et ses enfants.

SONS OF METAL : Gilles, c’est très beau Innerspace (Mike écoute quelques titres via la lecteur du site du groupe).

GILLES : Ce que j’aime avec les jeunes groupes ici, c’est qu’ils ne sont pas prétentieux. Ils ont une modestie que j’aime beaucoup. C’est ce qui me gonfle un peu en France, la prétention des jeunes groupes. Je ne veux pas faire de généralités bien sûr, mais je t’assure que je mesure la différence ici. Le professionnalisme des groupes amateurs y est assez hallucinant, ça claque.

SONS OF METAL : Entre ton blog, ton livre, as tu d’autres projets en cours ?

GILLES : Musical, scénique et cinématographique. Mais je ne peux pas développer. Je doit rester focus sur le livre (sourire).

SONS OF METAL : Penses tu qu’il peux ouvrir les yeux à des personnes influentes ?

GILLES : Ces personnes influentes, comme tu dis, c’est nous ! Chacun d’entre-nous est potentiellement une personne influente. Nous sommes la solution ! Mais bon, le système va bientôt s’effondrer, alors…

SONS OF METAL : Tout détruire pour tout recommencer… penses-tu que nous ne pouvons pas remonter le niveau ?

GILLES : Je ne dis pas de tout détruire, je dis que le système actuel va s’effondrer. Ce qui n’est pas exactement la même chose… La table se rasera d’elle-même. Les ficelles craquent de partout. Mais il y a une belle prise de conscience qui s’est mise en place. Des gens éveillés, conscientisés… Je ne dis pas non plus de ne rien faire, bien au contraire ! Il faut s’y préparer et le plus tôt sera le mieux. Arrêter la télévision et commencer à s’informer par d’autres sources. Echanger, communiquer, revenir au contact physique et à la parole ! C’est un bon début. Si tu cherches, tu trouveras des personnes sur ton chemin. Certaines te feront avancer, te tireront vers l’avant, d’autres te suivront…

SONS OF METAL : Je ne peux que te suivre dans ton raisonnement. À nous de propager les bons gestes qui sauveront le monde de son égoïsme.

GILLES : Ne t’en fait pas pour le monde. Il faut avant tout se protéger et protéger sa famille.

SONS OF METAL : Et bien je crois que nous allons finir sur ce beau final. Merci beaucoup Gilles !

GILLES : Au plaisir les amis. Je vous souhaite de rester éveillés et de garder les yeux bien ouverts. Stay hungry, stay metal ! Salut !

         Gilles dans le clip de      « Ex Deo »

[youtube=[http://www.youtube.com/watch?v=NSW01sWSPQY]

Un grand merci a Gilles pour sa disponibilité et sa franchise.

L’équipe de Sons-of-Metal

Pour suivre  Gilles: http://www.heavymetalfood.com                               sur   Facebook

  1. Hélène LARTIGOT dit :

    BRAVO, C’EST SUPER! MAMAN