Alors que le soleil et la neige sont au rendez-vous, me voici parti en direction du Brin de Zinc pour mon premier concert de l’année 2013. Une soirée spéciale attend le public car l’affiche soutient le Stone Rising Festival dont la première édition se déroulera les 12 et 13 avril au Clacson de Lyon. Pour aujourd’hui, deux formations ont fait le déplacement pour l’occasion. Les Genevois de  Space Fisters et les Lyonnais de Amer Color seront présents sur la scène de la salle chambérienne. Arrivé  à 20h30 mais à mon grand étonnement il n’y a pas foule. Cependant, sur les coups de 21h15, voilà qu’un troupeau d’étudiants fait son apparition avant que les Suisses ne démarrent leur set.

Space Fister

Après de longues minutes d’attente et à force de repousser l’heure du set (mais ils ont eu du nez car la salle a été envahie d’étudiants ornés de bonnets Poc, Salomon, Rossignol…) et au premier regard, nous avons plus l’impression d’être dans une soirée étudiante que dans un concert de soutien pour un festival. Ceci étant dit, Space Fister dégage une telle énergie que leur musique nous réchauffe brusquement. Un son à la limite du punk et du grunge par certains moments et le chanteur nous expliquera que « le stoner est trop lent pour nous alors on joue plus vite ». Peu importe puisque la plupart des personnes présentes sont soit des étudiants soit des potes du groupe. La preuve en est avec un trio qui se retrouve au micro avec les Suisses pour les chœurs sur une reprise des Beattles. Mis à part cela, le groupe est mature au vu du jeune âge des membres qui le compose et il serait intéressant de les revoir dans un contexte différent et avec un public véritablement acquis à la cause du stoner.

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Amer Color

Nous voici, dans la 2e partie de la soirée et là nous changeons radicalement de style. En effet, après une musique puissante et énergique, voilà que les Lyonnais « plombent » l’ambiance. Le groupe officiant dans un style post-rock à deux doigts entre un rock progressif type Astra et Pink Floyd, mais alors assez mal produit. Chaque minute est longue et lancinante si bien que pour ma part dès le début du set j’ai la nette impression de déjà vu, il y a quelques mois en arrière avec Astra justement. Dommage de ressentir à nouveau cette sensation, car ce groupe plus dans le style instrumental progressif pourrait être intéressant à écouter. En ce qui me concerne ce serait bien à condition d’être calé au chaud et au fond de son canapé autour d’un bon feu pendant que la neige tombe, mais en live ça n’a pas un grand intérêt. Même si l’on sent que chaque morceau a été répété de manière précise, pointue et stricte pour en être arrivée à un tel niveau. Car toutes les parties de clavier rappelant très nettement Anathema sur des poignées de secondes sont de superbe qualité, tout comme le jeu du guitariste lyonnais en transe tout au long des 50 minutes qu’aura duré leur show.

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Pour ce premier concert de l’année 2013, ce fut tout de même une belle soirée si on laisse de côté le mélange du stoner et rock progressif le même jour qui n’est pas du tout adaptée pour une soirée de choc intense. Cependant, deux groupes parfaits dans leur style respectif qui mérite tout les deux d’être vus dans des conditions plus adéquates et avec un public plus réceptif à leur musique. Un grand merci à Aderock Rock Records et au Brin de zinc pour ce concert et vivement le prochain.

ELOVITE