Interview Lokurah, Paris le 24 janvier 2013

Posté le : 01 février 2013 par dans la catégorie Interviews
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C’est sous la voûte du Klub, juste après leur dernier concert que j’ai retrouvé Julien et Loïc, respectivement chanteur et bassiste, pour en savoir un peu plus sur ce groupe qui mérite bien qu’on lui prête un peu attention. Petit tour d’horizon des Lokurah à l’aube de 2013.

Lokurah en Interview

Lokurah en interview : Loïc (basse), PJ (Guitare) et Julien (Chant).

Sons Of Metal : Comment c’était ce soir ?

Julien : C’était du lourd. Bonne ambiance, les gens bougeaient bien, ça fait franchement plaisir de jouer devant un public comme ça.

Loïc : C’était un vrai plaisir de jouer ce soir, on a vraiment pris notre pied.

Lokurah, c’est quoi, ça vient d’où ?

Julien : Lokurah, concrètement, ils sont là depuis 2003. C’est un line up qui a pas mal bougé depuis le départ. Il n’y a que PJ, guitariste soliste, qui est encore là et qui a suivi toute l’affaire. Nous, avec Loïc, on est là depuis le second volet avec « The Time To Do Better ». Lokurah, c’est quoi concrètement ? C’est un nom qui sonne à la base espagnol qui veut dire « la folie » (« locura » en espagnol, ndlr). Ça sonne plutôt bien on a changé le « K » parce que esthétiquement on trouvait ça plus sympa. Voilà, Lokurah, ça vient de loin.

Loïc : Ça vient de loin… (Rires) Lokurah après c’est un métal assez direct. C’est quand même des chansons relativement courtes et c’est un peu du « droit dans ta gueule ».

Justement, quand j’ai acheté l’album, j’ai vu que vous êtes décris comme du « Modern uncompromising metal »,  qu’est ce que c’est ?

Julien : Nous, concrètement, on ne sais même pas où se ranger dans le métal. On a des influences tellement larges que ce soit du death, du hardcore, ou même du metalcore…

Loïc : À la base, je crois que c’est un sticker qui avait été fait : « Lokurah metalcore ». Ça a été l’étiquette, direct, alors qu’on n’en est pas du tout là. On a beaucoup d’influences death thrash. Heavy pas trop, mais hardcore beaucoup…

En parlant de vos influences, est-ce qu’il y aurait deux, trois groupes que vous pourriez définir comme vos sources d’inspiration ?

Julien : Complètement, oui. Du At The Gates jusqu’à Lamb Of God.

Loïc : Edge of Sanity dont on fait une reprise sur l’album… Un petit peu de Gojira sur The Ripper (parut sur « When The End Comes », leur premier album, ndlr).

Julien : Oui, on touche un petit peu à tout. Je ne sais pas comment dire, on est des gens très éclectiques dans les genres et les styles, qui aiment vraiment le métal. Et quand on dit qu’on aime le métal, c’est du début à la fin.  On adore ça. De Led Zepplin à Cannibal Corpse.

Loïc : Total Fucking Destruction ! (Rires)

Ça fait quasiment un an que votre second album, « The Time To Do Better », est sorti. Actuellement, c’est quoi vos projets, des concerts ? Un troisième album ?

Julien : On essaye de s’orienter vers la scène pour mettre en valeur l’album, qui est quand même un beau petit bébé, et d’avancer avec. Bien évidemment, on compose et on a déjà en vue de faire un troisième album. Et maintenant qu’on s’est bien trouvés, que l’on a un line up fixe et que l’on sait où l’on veut aller, on va pouvoir justement commencer à mettre nos touches à chacun et ça va être complètement différent du coup.

Loïc : On n’a pas fait forcément beaucoup de scène dès la sortie de l’album. Ça fait quasiment un an tout pile que je suis dans Lokurah, et du coup ça m’a pris un peu de temps pour apprendre les morceaux bien correctement. Je pense qu’on est carrés et bien en place maintenant. Nous tout ce que l’on demande c’est de jouer et voilà.

Julien : Comme ce soir ! (Rires)

Assez récemment, vous avez tourné le clip de « The Time To Do Better ». C’était un projet de longue date de mettre Lokurah en vidéo ou ça s’est présenté comme ça avec l’album ?

Julien : Loïc est arrivé dans le groupe il y a un an, et donc moi il y a deux ans, et on a sortit l’album comme c’était déjà prévu. Et pour le clip, j’ai dit à PJ : « Faut qu’on fasse un clip, vous en avez jamais fait, vous êtes là depuis 2003, fait chier quoi, faut qu’on fasse un clip ! » Surtout que maintenant, tout marche comme ça. C’est bête mais, sur Youtube on trouve n’importe quel groupe. Même ceux qui viennent de sortir leur propre EP font un clip pour chaque morceau des fois. Maintenant, les gens vont sur internet pour regarder et ensuite ils achètent s’ils sont vraiment fans. Ça se vent toujours mais maintenant c’est plus difficilement accessible. Mais le clip a été pensé presque un an après la sortie de l’album.

Loïc : Un an après la sortie de l’album ?

Julien : Ouais.

Loïc : Parce que l’on est à un an de la sortie de l’album. (Rires) Non, l’idée trottait en tête depuis un moment. Je me souviens, lors de mon audition, on en parlait déjà, je pense que c’était plus au stade d’idée quand je suis arrivé. Après c’est vrai que quand l’occasion s’est présentée, ça s’est enchaîné rapidement et en deux trois mois c’était fini.

Et donc, de tourner, qu’est ce que ça fait de jouer les acteurs ?

Loïc : Bien, sur ce clip là on n’a pas tellement joué les acteurs. On a eu une superbe équipe d’acteurs et de mannequins. Pour nous concrètement ça n’a pas changé grand choses, on nous a filmé en train de jouer et par-dessus on a rajouté Julien qui fait des plans un peu plus spécifiques, c’est vraiment plus la voix de l’acteur principal. Nous, on a joué notre morceau et on a essayé d’être le plus crédible possible.

Julien : Franchement, j’ai fais comme si j’étais sur scène. Et notre réalisateur Julien Metternich a fait quelque chose de vraiment bien. Il a su nous cerner. Objectif short, mais réalisé. On a fait le clip en une seule journée : de 7h du matin à 23h. C’était une belle journée. il y avais tout à préparer, tout à faire mais on étaient là, on était prêts et on a une équipe qui a assuré. Parce que si l’on avait eu une autre équipe, franchement, l’objectif on ne l’aurait pas rempli. Une journée, 7h – 23h, il faut avoir envie de la faire.

Loïc : Sachant que la veille on étaient en concert au Pub ADK.

Julien : Oui, la veille on était en concert, en effet. Et moi à 5h du matin j’étais là ! En train de donner à bouffer à tout le monde ! (Rires). Il y avait une bonne organisation avec 20-30 personnes qui ont participé donc tout s’est fait comme il fallait. Et notre petit bébé est sortit trois mois après.

Loïc : On est quand même assez satisfaits du résultat et tous les retours qu’on en a eu étaient très positifs.

Depuis que Lokurah a commencé il y a eut un certain nombre de changement de line up, vous en êtes les derniers arrivants, est-ce que maintenant vous vous sentez complets ?

Julien : Oui, franchement on a confiance les uns envers les autres et l’on sait que ça ne vas pas bouger comme ça. On est bien dedans.

Loïc : Je pense que nous sommes solides et sûrs de nous.

Qu’est ce que vous pensez de la scène métal en France aujourd’hui ?

Julien : Elle bouge et elle évolue. Ça, c’est plutôt pas mal parce que c’était un cercle fermé qui a été montré du doigt pendant trop longtemps et là les gens commencent à sortir vraiment de chez eux. Et on a besoin d’un petit peu de renouveau aussi,  parce que ce qui passe à la radio… dur hein ! Et donc les gens cherchent une culture ailleurs. Maintenant, pas dans les extrêmes, quelqu’un qui écoute du rap ou du Rn’B n’ira pas écouter du hardcore mais il écoutera des choses plus rock. Le métal commence vraiment à se faire sa place.

Loïc : Je ne connais pas vraiment la scène métal depuis très longtemps, je trouve qu’il y a énormément de talents, il y a des groupes partout, des gens qui savent extrêmement bien jouer. Et c’est vrai qu’il y a une sacrée richesse en France dans le métal. Ce qui serait bien ce serait plus d’écoute, plus d’ouverture et plus de possibilité pour se produire.

Le Klub, la salle n’est pas un peu petite ?

Loïc : C’est une institution en France, quel metalleux ne connaît pas le Klub ? Donc certes, c’est une petite scène mais ça fait toujours plaisir d’y jouer et on sait qu’il y aura du monde.

Julien : Il y a toujours de l’ambiance et ça bouge, on sait qu’il y aura du monde qui aimera, parce que, ce que l’on demande, c’est un vrai public.

Loïc : Comme on l’a dit au début, on a pris un pied énorme et nous ça nous fera toujours plaisir de venir jouer ici.

Une dernière chose à rajouter ?

Julien : Bien merci à toi d’être venu et de prendre un peu de temps pour l’interview, j’espère que le live t’a plu.

SOM : Beaucoup.

Julien : Et on espère faire des concerts dans tout les sens, on veut jouer nous, de la date, de la date, c’est tout ce que l’on veut ! (Rires).

Un grand merci au Lokurah pour avoir pris le temps de nous répondre.

Retrouvez les sur album avec « The Time To do Better » (2012) et « When The End Comes » (2008), sur internet : http://www.myspace.com/lokurah , http://www.facebook.com/lokurahmusic et bien sur n’hésitez pas à aller les voir en concert dès qu’ils passeront près de chez vous!

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Eladan