La 100 ème de la Tartarie 26/01/2013 Annonay

Posté le : 03 février 2013 par dans la catégorie Lives Reports

Ce soir, samedi 26 janvier 2013, c’est la 100ème date organisée par la Tartarie Production.

Et il faut dire qu’ils n’ont pas faits les choses à moitié. C’est pas moins de 7 groupes qui vont se succéder sur la scène de « L’America Dreamer » à Annonay (Ardèche),

Quiconque à déjà fait des lives report pourra attester qu’il est compliqué de retranscrire au mieux une soirée. Pour ce soir là c’est d’autant plus difficile que ce sont 7 groupes qui se produisent.

Je ne suis pas accompagné de photographe, malgré tout je vais essayer de vous faire (re)vivre un peu cette soirée.

Tout commence aux alentours de 21h avec le groupe « Vue sur la route ».

Vu Sur La Route

Ce groupe joue un rock Français de bonne facture, les compos sont fraîches et dansantes sur fond de textes revendicateurs.Vue sur la route évolue dans une sphère musicale influencée par des groupes tels que Louise attaque, Matmatha voire même Noir Désir sur certains titres. Un parfait bon groupe pour ouvrir le bal et nous donner envie de voir la suite du plateau de ce soir.

Puis viens le second groupe « Les marrons d’Ardeche« ! « Aie » fut ma première réplique en les voyants sur scéne. Il me viens tout à coup les souvenirs de leurs dernière prestation durant l’événement de la caillete-pord un mois plus tôt « la caillette et une ordure » prestation qui m’avais déçut.

Les Marrons D’Ardèche

Dés les premières secondes les gars sont directement dans le bain. Je fait le constat rapidement que la dernière fois devais être un jour sans. Parce que ce soir c’est littéralement un bon groupe que j’ai devant les yeux ! Ils leur faudra moins d’une minute pour mettre une bonne ambiance. Les ratés techniques de la dernière fois sont balayés, les lenteurs entre les morceaux envolées. Ce soir ils sont chauds les marrons !!! Et c’est avec un plaisir non dissimulé que je me met à taper du pied et hocher la tête en rythme. Ce soir ils évoluent dans un registre bien « hard rock » et apparemment ils apprécient d’être là. Et j’apprécie de les voir se donner autant.

Ils ont donné une prestation avoisinant les trente minutes qui sont passées un peu trop rapidement.

Chapeau les gars !!

Après cette jolie claque vient le groupe C.N.C

C.N.C (Certifié Non Conforme)

Avec C.N.C nous montons d’un cran niveau brutalité musicale, ce qui n’est pas pour me déplaire.

C’est avec un Punk Hardcore au groove metal que nous avons à faire. Les gars sont calés, techniquement rien d’extraordinaire mais alors qu’est ce que ça envoie. Les compos sont hyper rythmées, leur punk rock aux sonorité californiennes et influencées par Bad religion, No fx, Anti Flag pour ce qui est du côté punk et des groupes fusion/metal comme Rage Againt The Machine se marient parfaitement. Les titres s’enchaînent à une vitesse soutenue. Les C.N.C sont là pour mouiller la chemise. Entre chant typiquement punk et cris hardcore, ça sonne carrément bien. Les textes abrasifs envers la politique collent assez bien avec le son rugueux !

L’ambiance est bien chaude, tout le monde a l’air d’apprécier la soirée autant du côté de la scène que du côté public.

Les  ânes animent

Les ânes animent ont la difficile tâche de ne pas faire retomber la pression. C’est avec une musique aux sonorités punk que le groupe tiens la scène  Les anonymes font plutôt penser à un groupe de potes qui jouent ensemble plutôt qu’un groupe avec un line-up stable. Qu’importe, ils ont la patate et ça fait plaisir à voir. Malgré les latences entre les titres et les discussions entre les membres du groupes, on ne s’ennuie pas. Le chanteur va carrément se mêler au public pour chanter et pogoter avec eux. Un groupe qui se fait plaisir.

Nous sommes déjà au quatrième groupe de la soirée et l’ambiance est toujours au rendez-vous.

Crisentheme

Crisentheme vient prendre place sur la scène. Ce groupe avait joué le même soir que les Marrons d’Ardèche et m’avait laissé une bonne impression.

Crisentheme sur scéne, c’est toujours une expérience différente. Leur chanteur « Will » est un véritable interprète qui vit complètement ses textes. Malgré un côté « hip hop » (musique que je n’aime pas du tout) assez prononcé dans le phrasé de Will, ça passe super bien. Musicalement parlant, leurs compositions ont un côté malsain et torturé qui colle parfaitement aux textes et à la voix de leur chanteur. Encore une fois, Crisenthme s’est imposé dans nos cerveaux pour y ancrer un léger malaise. On notera le passage d’Arthur, musicien en herbe âgé de 9 ans  et demi pour accompagner Crisentheme sur leur dernier titre. Jolie performance pour le petit bonhomme qui aura une véritable ovation du public !

Avant dernier groupe de la soirée Maria Magdanela !

Maria Magdanela est un groupe extrêmement difficile à identifier tellement leur musique explose tout. Si on veux les classer quelque part, nous dirons qu’ils font un métal expérimental. Avec eux il n’y a pas de demie mesure : on aime ou on déteste ! Et j’ai absolument adoré. D’entrée de jeux le groupe intrigue de part leur tenues de scène, jean’s et torse nu avec un maquillage blanc et noir. Le groupe commence le premier titre assis par terre. Puis ils se lèvent petit à petit et commencent lentement leur morceau. La chose qui peut choquer est la présence d’un joueur de trombone. On rentre directement dans leur monde. Tantôt ça sonne métal puis changement brusque de rythme pour passer à du « free jazz ». Ils tiennent leur auditoire d’une main. Lucas le guitariste/chanteur à l’air complètement possédé. Techniquement ils sont super bons, on notera sur certains passages de guitare quelques influences à la scène mathcore. Leur batteur est complètement démentiel : il maltraite son kit du début à la fin de leur prestation. Le temps s’est arrêté, nous avons basculé dans une autre dimension !

Après cette grosse claque que fut Maria Magdanela nous finissons la soirée avec Milkilo.

Milkilo est un groupe avec seulement deux membres. Un bassiste et un batteur. Malgré un public moins nombreux, ils nous donnent un aperçu de ce qu’ils savent faire. Au premier abord, on a du mal à comprendre le sens de leur musique. Il est vrai qu’ils évoluent dans un univers assez difficile d’accès pour les profanes. Milkilo joue dans un registre « noise/post-metal ». Une basse hyper lourde et grasse et une batterie qui fracasse. Clairement un son qui colle, c’est poisseux et malsain. Sur quelques compos nous pouvons entendre quelques passage « stoner » voir « drone ». Le dernier titre est carrément dérangeant avec le batteur qui hurle avec toute sa rage « arrêtez ». Pour finir avec Milkilo, un groupe qui joue avec une palette d’émotions sombres et malsaines, parfait pour moi.

La soirée se termine aux alentours de deux heures du matin. Un grand merci à la Tartarie et à l’American Dreamer pour cette excellente soirée. Nous leur souhaitons de continuer comme ça et on se donne rendez-vous pour la 101ème, 102ème… on prend déjà rendez-vous pour la 200éme !

Mike

  1. Yop les Sons of Metal. Merci pour cet article et pour les critiques positives qu’il contient !
    Ca fait plaisir de voir que notre musique t’a plu, Mike, et on espère te revoir sur un prochain concert.
    Je me permet toutefois deux petits commentaires :

    – Sur les 8 ou 9 chansons qu’on a joué, seules une ou deux portaient sur la politique. Les autres vont chercher dans des registres très variés : problèmes de sociétés, travers humains, réflexions sur la vie, la mort, ou des concepts plus abstraits encore comme la « fin » des choses en général (dans notre chanson the end). Certaines chansons sont aussi tout simplement des histoires qui nous arrivent (comme « Histoire de concert » qui fait état de nos petits déboires habituels d’instrumentistes amateurs), ou encore des délires personnels. La première chanson, « Bio comme un gnon » fait même l’éloge d’une bonne baston à l’ancienne avant de partager une bonne bière de réconciliation (une forme de guerre plus bio et moins létale que celle a mains armées).
    Ceci étant dit, je sais que dans ce genre de concert, c’est parfois difficile d’entendre clairement les paroles, (surtout avec un batteur qui tape comme un sourd comme le notre), alors tu es excusé.

    – Au niveau de nos influences, je suis très flatté que tu aies entendu quelque chose qui ressemblait à du RATM, bien que ce ne soit pas l’une de nos influences premières. Pour les compos qui viennent de moi en tout cas, comme je te le disais le soir du concert, c’est plus de Metallica (les vieux albums) que vient mon inspiration. Bien sûr, j’essaie de rester subtil dans mes références sonores pour ne pas tomber dans le plagiat. Quant à Bad Religion… C’était le cas pour les compos d’il y a deux ans, quand notre style sonnait plus « punk à roulettes » (les années basses du groupe) mais, et tu l’as bien remarqué, on a depuis évolué vers quelque chose de bien plus péchu, et plus hardcore (à mon avis moins « ado boutonneux »).

    Bref, voila. Pas de méprise hein ? Ces commentaires ont juste vocation à completer un ou deux points que tu as évoqué. Je trouve d’ailleurs l’article (et les critiques qui y sont formulées) vraiment très positif, et je te remercie pour tout.

    Longue vie à Sons of Metal

    PS : Quand j’attendais la sortie de cette review je me suis mis à lire le mag… Vous comptez-aujourd’hui un nouveau lecteur fidèle. Merci.

    • sonsofmetal dit :

      Salut Jaufrey
      Merci pour ton commentaire.
      J’ai bien ressenti le côté hardcore dans vos compos ainsi que le « groove » metal que j’ai entendu.
      Quand je parle de « bad religion »je fais référence à vos reprises de riffs, au tempo..Et aucune méprise t’inquiètes pas. Les critiques et remarques sur nos articles sont aussi constructives que celle que nous faisons sur les prestations que nous relatons dans nos lignes.Cela contribue aussi à notre évolution .

      Merci de ta fidélité et ça sera avec grand plaisir que je viendrais à vos prochains concerts