En ce début de week-end, je parcours 223 kilomètres pour voir les groupes TANK (Think of A New Kind), Deadside et Right To The Void se produire dans la salle Louis Pommier à Saint Paul Trois Châteaux. Ça fait beaucoup de temps passé sur l’autoroute et beaucoup de gasoil consommé, mais ça en valait la peine. Retour sur cette soirée avant de découvrir les interviews de Deadside et TANK.

RIGHT TO THE VOID

Premier groupe à fouler les planches, Right To The Void, originaire du Languedoc-Roussillon, va nous interpréter son Thrash-death métal  mélodique, inspiré de la scène suédoise. Première constatation : l’énergie est là. Les membres du groupe ont furieusement envie de jouer et de se donner à fond sur la scène. Guillaume, le chanteur, alterne entre voix claire et growls, ce qui dynamise grandement les morceaux. Si au début de set, il tient également la basse, il laissera définitivement son instrument à un nouveau membre (Silver, guitariste au sein du groupe All Dogmas We Hate) pour ce consacrer uniquement à ses vocaux. Guillaume réalisera un duo assez hargneux sur un titre avec Mickaël, le chanteur de Deadside. Malgré un mixage moyen, le duo qui fera forte impression auprès du public, quoique ce dernier soit encore un peu timide. Il faudra plusieurs appels de Guillaume pour que les spectateurs s’approchent un peu plus de la scène. D’un point de vue technique, le niveau est assez élevé lorsqu’on écoute chaque musicien individuellement. Gauthier  et Paul exécutent de très bons solos tandis que le nouveau bassiste assurent ses lignes de basse sans coup férir. Le seul problème est que l’on ressent comme un manque de cohésion entre les membres, comme si le groupe se cherchait encore. Les musiciens sont également un peu trop statiques mais la technicité des compositions peuvent expliquer ce fait. Toutefois, le groupe ne ménage pas ses efforts sur scène et fait tout son possible pour emballer le public. Après une heure de jeu, Right To The Void quitte les planches pour laisser la place à Deadside.

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DEADSIDE

Les lecteurs fidèles auront déjà lu mon précédent reportage sur Deadside lors de leur venue à Lyon, plus précisément dans le bar Le Moko, que leur prestation fut ruinée par un mixage déplorable et un éclairage de scène qui n’a d’éclairage que le nom. Cette fois, Deadside joue à domicile, sur une grande scène disposant d’un éclairage correct et d’un bien meilleur mixage. Remercions au passage les techniciens et roadies qui auront réalisé un excellent travail. Dés l’entame du set, on est pris dans un son énorme, réglé au poil pour un groupe qui dévore son public et retourne la salle comme s’il avait fait toute sa vie. Malgré sa jeune carrière (le groupe a été fondé en 2007), le combo connaît son métier et va nous le prouver. Avec une setlist bien choisie, Deadside nous livre un spectacle débordant de hargne et de maîtrise technique. Leur musique inspirée de plusieurs styles différents donne un résultat surprenant et très accrocheur. Mickaël maîtrise bien son chant et nous crache littéralement ses problèmes au visage via des paroles introspectives. Rémy, le bassiste aux allures de Cousin Machin, arpente la scène de long en large en nous servant ses lignes de basses mélodiques et puissante. Quant à Criss le gratteux, il joue parfaitement ses riffs et solos, usant d’un accordage particulier pour ajouter de la lourdeur aux compositions, assez techniques faut dire. À la batterie, Dom se démène autant qu’il peut mais s’essoufflera un peu en fin de set. Rien de grave, cela ne nuit pas trop à l’ensemble. Cette fois aussi, nous aurons droit à un featuring en la personne de Guillaume, le chanteur de Right To The Void, revenu partager la scène avec Mickaël le temps d’une chanson. Duo réussi encore une fois avec les voix de Guillaume et Mickaël qui s’associent parfaitement. Le public commence enfin à se lâcher avec les premiers pogos de la soirée. C’est après nous avoir fait une très grosse impression que Deadside nous quitte pour laisser en compagnie de T.A.N.K.

Setlist :

  1. Intro
  2. Le sang est les larmes
  3. Décadence
  4. FDH (nouveau moceau)
  5. Carapace
  6. Big Star
  7. Déviances
  8. Introspection
  9. Hypnocil
  10. Interlude
  11. Dagoth
  12. La passion de détruire
  13. Sous les cendres

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T.A.N.K.

Think of A New Kind, abrégé en TANK, vient nous jouer son death mélodique ultra puissant sur la scène de la salle Louis Pommier. Et là, on va avoir du très lourd (ndlr : normal c’est un tank !). Blague à part, ce groupe dispose d’un son monstrueux. À peine les premiers accords de guitare sont envoyés qu’un énorme circle-pit naît en plein milieu de la fosse. Aucun doute, le public s’est déplacé pour TANK. Les trois premiers titres sont puissants, techniques et retournent la salle sans forcer. C’est encore plus rageant de devoir quitter la fosse pour interviewer les Deadside (l’interview publiée le 16 février). Je laisse ainsi la place à Mike et sa plume pour vous conter la suite de l’histoire.

Alors c’est avec une vision un peu plus « In the pit » que je vais essayer de vous décrire ce qu’est T.A.N.K sur scène. Vu de la fosse nous avons affaire à un groupe hyper bien calé, super rodé et les mecs ne se ménage pas du tout. C’est technique, ça saute, ça hurle, ça headbangue à chaque riff ! Raf n’arrête pas de nous inciter à « foutre le bordel ». C’est sur ses encouragement que le public (malheureusement peu nombreux) se met en mode sauvage ! Motivé comme jamais, je me jette complètement dans les pogos (comment rester statique quand le groupe sur scène déploie autant d’énergie !?). Les titres et les pogos s’enchainent à une vitesse phénoménale. On notera le titre le plus fédérateur de la soirée « T.A.N.K » commençant par un Raf qui nous explique ce que signifie ces lettres  et nous demandant de les reprendre en chœur durant le refrain. Donc ça commence avec cette phrase : «nous sommes les T.A.N.K !!!!!!!!!!!». Grosse claque. L’énergie déployée sur ce morceau nous file les frissons et envoie tout le monde dans un pogo bien virulent ! Une chose est certaine, T.A.N.K c’est réellement une machine de guerre en live. Des titres comme Disturbia, Beautiful Agony, TANK et Brother In Arms sont clairement taillés pour la scène. La fin du set arrive malheureusement trop vite à mon goût (je serais resté des heures à en prendre plein la tête avec T.A.N.K). Mais que cela ne tienne, c’est non sans mal que le public présent retrouve les membres du groupe au merchandising. Quant à nous, nous n’avons pas fini avec T.A.N.K ! Nous prenons rendez-vous dans 15 minutes pour une interview dans les loges.

Setlist :

  1. Intro
  2. Life Epitaph
  3. The Raven’s Cry
  4. Disturbia
  5. Unleash The Craving
  6. T.A.N.K.
  7. Beautiful Agony
  8. Inhaled
  9. Through The Disgrace
  10. It Bleeds Inside
  11. Brother In Arms

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Une chose à retenir de cette soirée : nous avons eu à faire à 3 super bons groupes. Si vous avez l’occasion de voir ces groupes sur scène n’hésitez pas une seconde !

Nous donnons déjà rendez-vous à T.A.N.K. le 11 mai pour le K-yet Tour en Ardèche, plus précisément à Arras sur Rhône et surtout si vous participez au Hellfest cette année, ils y seront et ils n’attendent que vous !

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Un grand merci à Dagoth Prod et à la MJC de Saint Paul Trois Châteaux pour cette excellente affiche.

Pour découvrir ces groupes, cliquez sur leurs noms : Right To The Void, Deadside, TANK.

Kouni & Mike