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C’est sous un soleil et une chaleur digne d’un mois de juin qu’en ce 24 avril 2013, la Halle Tony Garnier va être le théâtre d’un spectacle grandiose. En effet, pour l’occasion Les Derniers Couchés et Corida Production se sont associés pour nous offrir les Allemands de Rammstein dans ce bâtiment classé monument historique qu’est la Halle Tony Garnier. Alors forcément, la date affiche « Sold Out » avec près de 15 000 spectateurs, rien que ça ! Mais avant « The German Band », pour l’entame de la soirée c’est le batteur de Combichrist Joe Letz qui ouvrira la soirée en s’improvisant DJ.

DJ Joe Letz

Il est 20h00 pile quand les lumières s’éteignent et plongent le public dans l’obscurité de la Halle Tony Garnier. Il ne faudra qu’une poignée de secondes pour que le son électro du DJ Joe Letz ne jaillisse de ses platines pour envahir cette immense salle. Cependant, c’est étrange de mettre cela juste avant un groupe comme Rammstein. Un mélange surprenant d’électro métal reprenant des morceaux phares du groupe allemand se propage dans le vaste monument, laissant cependant des airs interrogateurs sur le visage d’une majorité de personnes. Malgré un choc visible, une poignée de spectateurs sont rentrés de plein-pied dans cette soirée. Ceci dit, si un grand nombre n’arrive pas à se laisser transporter par les « Come On Lyon » envoyés régulièrement par Joe Letz, on ne peut qu’être admiratif par son énergie ainsi que par son enthousiasme. De plus, pour faire passer le temps nous pouvons toujours jeter un œil sur l’immense écran géant et ses belles vidéos. De même, pour les personnes installées dans les tribunes ou assises confortablement sur les côtés de la Halle, le spectacle de lumières projeté sur le plafond donne l’impression d’être le soir du 8 décembre pour la fête des Lumières. C’est donc après 30 minutes de « show » qui aura paru durer une heure que Joe Letz nous quitte pour laisser place aux choses sérieuses.

Rammstein

Il doit être 20h55 quand la Halle Tony Garnier se retrouve de nouveau plongée dans l’obscurité mais cela ne durera que quelques secondes. En effet, il suffira d’à peine un instant pour que tout se rallume. Un grand feu d’artifice explose et le titre « Ich Tu Dir Weh » se lance magistralement, laissant descendre doucement le plateau sur lequel se trouve Till Lindemann. Là c’est parti et nous allons avoir droit à un spectacle grandiose de jets de flammes. Des feux d’artifice envahissent la scène et la chaleur grimpe de seconde en seconde jusqu’à transformer la Halle Tony Garnier en fournaise digne de l’enfer. Au milieu de tout cela, les âmes contrôlées par les forces démoniaques font de nous ce qu’elles veulent. C’est donc devant un public déchaîné que les Allemands déroulent leur talent scénique et musical. Les solos pleuvent telles des boules de feu crachées par un volcan. Chaque frappe d’ Oliver « Ollie »Riedel est comme l’arrivée d’un Balrog sortant de sa tanière prêt à se défouler sur les spectateurs présents dans cette superbe salle. De plus, les instants sont inoubliables, comme le passage ou Till Lindemann ****** son pauvre claviériste Christian  « Flake » Lorenz sur le plateau montant et profitant de l’instant de plaisir, lâche la sauce en arrosant  le public de la première fosse. Le tout en chantant, respect ! Mais ce n’est pas fini car les Allemands sont pleins de ressources. Quand vient l’heure de « Ich Will », le tube phare de Rammstein, le public se transcende et monte encore en puissance. Dire que cela fait déjà une heure que le groupe joue ! Pour le groupe je ne sais pas mais pour les spectateurs, l’énergie est telle que nous pourrions aller jusqu’au bout de la nuit faire la fête avec eux. Tout comme ce «fan» qui se retrouvera en flamme sur scène. Simplement un moment extraordinaire. Entre ceci et la pyrotechnie dont se sert toute l’équipe de Rammstein durant le concert, ça rend les instants inoubliables pour les spectateurs car nous avons l’impression de nous retrouver au milieu des feux d’artifice du 14 juillet. Ou pour les championnats du monde de feux d’artifice. Cependant, si tout ceci émerveille les spectateurs, cela n’est rien face à des moments émouvants et mélancoliques. Le duo Till Lindemann/Christian « Fake » Lorenz interprétant tout deux « Mein Herz Brennt ». Nous réalisons la performance au vu de la prestation de Till et du grand Christian au piano car la chanson n’est pas simple à interpréter. Surtout pour le premier titre après le rappel, mais rien ne fait peur aux Allemands. D’ailleurs la chanson est tellement envoûtante que les briquets ne tardent pas à apparaître et à se déplacer dans cette grande étendue fermée. Comment après une démonstration telle que celle que l’on vient de vivre, ne pas être sous le charme de Rammstein. Nous avons juste le temps de nous remettre de cette émotion que le titre « Sonne » défile comme une lettre à la poste, laissant place à « Pussy » le dernier titre de la setlist. Vous imaginez bien que le groupe à encore des surprises en stock. Et oui, comme celle consistant à nous offrir un final qui restera dans les mémoires avec un jet de mousse digne des boites de nuit. C’est donc sous une pluie d’applaudissements après 1h30 de spectacle que les Allemands prennent congé du public avec un dernier salut.

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Setlist Rammstein

Ce sont des spectateurs avec le sourire qui quittent la grande salle lyonnaise et s’en retournent chez eux tranquillement avec des flammes pleins les yeux. Merci à Rammstein pour sa superbe prestation même si le set aurait mérité d’être plus long. Félicitations aux Derniers Couchés et à Corida pour nous avoir permis d’assister à ce splendide concert.

ELOVITE & MIKE

  1. Vordaï dit :

    Très jolies photos, comme d’hab’, bien joué, Elovite! ^^