no-vale-nada-le-coma-des-mortels_imagelargegenre: brutal hardcore/death   ©2013

Attention, boulet de canon droit devant ! Un vrai carnage, de la haine pure et dure, mais de qui parle-t-on au juste ? De No Vale Nada, cinq cinglés de Chaumont (Haute-Marne) qui ne sont pas là pour faire les zouaves en faisant du deathcore juvénile et sans intérêt. En fait, ce premier Ep joliment intitulé Le Coma Des Mortels joue plutôt de la confrontation entre hardcore bien violent et riffing death, ce qui apporte une petite originalité qui fait le plus grand bien (…mal ?).

Deux chanteurs, Davy et Julio, un assurant le scream et l’autre le growl, se sont octroyés des droits sur l’utilisation de la langue de Molière pour faire passer un message très clair : faut pas les faire ch*** ! Énervé comme pas possible pendant environ vingt minutes, le quintet attaque avec « À L’Intérieur » et ses accents légèrement hispanisants, et dévoile rapidement la nature du disque : chant français incompréhensible et gros son presque brouillon, en quelque sorte du grindcore qui aborde autre chose que les autopsies ou les blagues pipi-caca. S’ensuit « la 12 » avec une basse plus présente que sur les autres morceaux, plus hardcore et sans aucune démonstration technique. Peut-être le titre qu’on oubliera le plus vite car il ne possède pas de riff accrocheur comme celui de « L’Antre Du Pire » ou de ponts mélodiques tel « Un Leurre Qui Se Perd », les deux meilleures pistes de Le Coma Des Mortels pour leurs signes distinctifs. « Qui Croire? » achève nos cervicales avec une ambiance étouffante, un final percutant d’une rare violence.

Finalement bien plus qu’un énième groupe de deathgrind débile, No Vale Nada exprime sa colère sous une forme extrême de hardcore. On regrette juste une batterie sous-mixée qui aurait pu porter davantage le lourd riffing se retrouvant presque seul au centre du skeud. Ceci dit, comme dit plus haut, une petite touche d’originalité plane sur ce disque et nous donne envie de croire à un futur album qui brisera les barrières et ôtera les étiquettes pour ne laisser qu’un mot : « violence ». Bien joué.

Noisyness.

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