Il y a des soirées que l’on passe devant la télé, devant son ordinateur, à jouer tranquillement à un jeu avec des amis, assis confortablement dans un fauteuil à lire un bon bouquin… Bref, rien de très sportif. Et il y a d’autres soirées où l’on préfère sortir et aller transpirer un peu en pogotant dans la fosse d’un concert bien énergique sur de la musique de qualité. C’est dans cette dernière catégorie que fait partie la soirée dont je vais vous parler. Par ce que, évidemment, quand les Drowning Pool passent par Paris et qu’en plus ils amènent leurs amis de Fozzy et de Revoker, c’est une occasion à ne pas manquer d’aller suer corps et âme dans la fosse de la Maroquinerie !

Revoker

_MG_4479C’est un début presque timide pour Revoker et si l’on excepte les mouvements de foule sur la première chanson, on pourrait presque dire que c’est presque calme… Beaucoup de presque, n’est-ce pas ?

Revoker c’est un mélange entre le Hard Rock et le metal, une énergie teintée de violence. C’est ce qui se diffuse dans la salle ce soir. Et pour tout vous dire, ce n’est pas la première partie la plus calme que j’ai vue, bien au contraire.

Le public s’est massé au premier rang et les pogos ne tardent pas à faire leur apparition. Des pogos, certes, mais des pogos gentils, pleins de douceur et d’affection.

Coté scène, les Anglais sont dans l’ambiance et ne restent pas statiques. C’est une belle prestation que nous offrent les Revoker et l’on aura du mal à s’ennuyer. Même si, en regardant en arrière, leur musique ne m’aura pas marqué plus que ça.

Les Revoker sont un groupe à voir (et à revoir pour ma part) pour passer un bon moment en live, même si l’on en garde pas forcément des souvenir très précis.

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Fozzy

_MG_4644Il y a des concerts où l’on se demande s’il y a deux premières parties et une tête d’affiche ou une première partie et deux têtes d’affiche. Ce concert en faisait partie. Bien que placés en tant que première partie, les Fozzy attirent beaucoup de fans et aux premiers rangs, l’on se retrouve vite entouré d’une épaisse foule de tee-shirts à l’effigie du groupe.

Après une petite intro bien rock, les Fozzy nous montrent ce qu’ils ont dans le ventre. Et on peut dire qu’ils en ont !

Le groupe est très dynamique et très visuel. Entre un chanteur, un espèce de croisement entre Terminator et un surfeur australien, qui prend la pose, et un bassiste dont l’instrument sera passé par toutes les orientations possibles et imaginables, il y a déjà de quoi faire. Ajoutez à cela deux guitaristes bien remontés qui envoient des riffs endiablés et un batteur oscillant entre le rock et le core et vous aurez Fozzy.

C’est un mélange que l’on aime ou pas. Pour ma part, même si la prestation scénique du groupe ne m’a pas laissé de marbre, il m’aurait de toute façon été difficile de rester stoïque devant un tel show. Je n’ai pas senti de réelle différence entre les morceaux et c’est ce qui m’a laissé un léger goût amer à ce concert.

Mais il est important de noter LA chanson qui s’est démarquée des autres : Enemy ! Un petit bijou en live dont les paroles s’apprennent très vite et qui a fini en mini karaoké improvisé.

Une très bonne surprise quand même donc.

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Setlist :

  • Spider In My Mouth
  • Sandpaper
  • Pray For Blood
  • Inside My Head
  • She’s My Adiction
  • God Pounds His Nails
  • Shine Forever
  • White Chapel To Kill A Stranger
  • Sin And Bones
  • Enemy
  • Blood Happens

Drowning Pool

_MG_4986Pendant le changement de plateau, la fosse s’est vidée dans un premier temps, puis s’est remplie de fans de Drowning Pool dans un second temps. C’est impressionnant de voir à quel point les deux groupes ne partagent pas le même public. Bon, si j’ai eu le temps de faire une petite étude anthropologique du public, c’est que le changement de plateau à commencé à s’éterniser et l’on commençait à s’impatienter lorsque les Drowning Pool sont montés sur scène.

Cette fois-ci, nous avons bien affaire à la tête d’affiche et on le comprend très vite à la difficulté de se mouvoir dans les premiers rangs.

Chose rare, Mike Luce, batteur, à un micro et c’est lui qui introduit le groupe et parle au public. Un peu déstabilisant au départ, mais c’est en soit une initiative très agréable qui met en avant cette personne de l’ombre qu’est le batteur.

Les premières notes se font entendre et c’est sur Step Up  que le groupe lance le show. Le ton est donné, ce concert sera sous le signe de l’énergie !

Le groupe est bien en place musicalement et scéniquement, n’hésite pas à bouger et à aller chercher le public au plus près de la fosse. Ce dernier étant ravi et se bousculant pour approcher les musiciens. C’est aussi l’occasion pour les parisiens de découvrir Jasen Moreno, le nouveau chanteur du groupe. Même si ce dernier parait légèrement en retrait au début, on sent très vite que l’accueil chaleureux de la Maroquinerie lui permet de se dépasser. Le nouveau chanteur de Drowning Pool a trouvé sa place et ça se voit !

Les autres musiciens ne sont pas en reste, chacun avec sa petite particularité sur scène : JC Pierce à la guitare nous incarne la force tranquille, une prestance sur scène avec des mouvements calmes et posés sans pour autant oublier de déconner avec une bière de temps en temps ; Stevie Benton se démène comme un furieux à la basse et Mike Luce ne se laisse pas oublier derrière sa batterie et accompagne son jeu de grands mouvements et de tournoiements de baguettes dans les airs. Le show est complet et la musique qui y est jouée à tout pour plaire. Le groupe a en effet décidé de composer la setlist avec des morceaux de tous les albums. Les fans de toutes les époques y ont sans aucun doute trouvé leur chanson préférée. Le seul reproche que l’on pouvait faire à cette setlist était bien la présence d’uniquement 3 chansons issues du dernier album, Resilience.

Coté fibre patriotique, nous aurons eu l’apport par le public d’un drapeau bleu-blanc-rouge tagué « Let The Boddies Hit The France » (reprise des paroles de « Bodies ») qui a eu l’air de beaucoup plaire au groupe (voir photo). Mais le groupe nous l’a affirmé, les Français sont un public formidable. Et la conclusion de ce report est toute trouvée : un public formidable pour un groupe formidable, ça tombe bien, non ?

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Setlist :

  • Step Up
  • Sinner
  • Think
  • Pity
  • Die For Nothing
  • 37 Stitches
  • Follow
  • Told You So
  • Tear Away
  • One Finger And A Fist
  • Saturday Night
  • Feel Like I Do
  • Bodies

C’était encore un très bon concert que nous avons eu ce soir là à La Maroquinerie.

Speakeasy à encore placé la barre très haut et à réussi avec brio à inviter de bons groupes internationaux dans la capitale. Encore merci à eux.

Eladan