C’est dans l’après midi, après six heures de route, que nous atteignons enfin le Komplex 457 de Zurich en vue d’assister ce soir au show des Californiens KoRn. Avec, Mesdames et Messieurs, le retour du fils prodige Head, celui-ci ayant quitté le groupe en 2005 et officiellement dans le groupe à nouveau depuis un petit mois.

À l’affiche également, Love & Death (le second groupe du guitariste Brian « Head » Welch avec lui-même au chant), Hell Yeah et bien sûr… KoRn. Une affiche qui s’annonce transpirante d’énergie !

Love & Death 1Love and Death

Ayant tout récemment sorti leur premier album « Between Here and Lost « sur iTunes (que je vous conseille fortement de vous prendre si vous aimez KoRn, la « Head Touch » étant bien là : https://itunes.apple.com/fr/album/between-here-and-lost/id650375071= ), c’est avec énormément d’impatience que je me place au premier rang du pit photographe pour voir ce que donne L&D sur scène. Les premières notes de « The Paralyzed », que l’on pourrait associer au « Blind » de la formation californienne, commencent à se faire entendre puis les instruments arrivent progressivement pour laisser place à une véritable avalanche de riffs habilement balancés parLove & Death 2 le jeune (mais pas moins talentueux) JR Bareis. Le public est très réceptif et on sent bien là un groupe qui en veut ! Les morceaux (déjà cultes) s’enchainent l’un après l’autre avec une énergie et une puissance incroyable ! On passera par du Meltdown, du I W8 4U ou même par une sacrée reprise de « Devo » de Whip It réarrangée à la sauce Love & Death. Bougrement efficace ! On terminera ce set par les puissantes « The Abandoning » et « Chemicals » qui prennent une toute autre ampleur sur scène et vin dieu que c’était bon ! Un set donc très court (environ 25 minutes) mais sacrément efficace. Petite note : Love & Death à revoir dés que possible !

Hell Yeah 2Hell Yeah

Nous continuons cette chaude soirée par le groupe de allstars Hell Yeah. Que dire à part que nous nous retrouvons face à un groupe bien à l’américaine ! Très carré, réglé au millimètre et bien content d’être là, même si la plupart des personnes présentes ne connaissaient pas le groupe, à entendre les dires du chanteur. Certes, ce n’est pas la tête d’affiche aujourd’hui mais le groupe s’en donne à cœur joie. Chad, crête rouge flamboyante, déborde d’énergie et ne cesse de bondir de part et d’autre de la scène , la batterie raisonne dans le thorax tel des coups de fusils, et les riffs cisaillent la salle ! Un set de 45 minutes parsemé de leurs meilleurs hits (« War in me », « Drink Drank Drunk », « Hell Yeah » et j’en passe). Le groupe repart aussi vite qu’il est arrivé, laissant la place à la tête d’affiche qu’ils n’ont pas omis de saluer à maintes reprise durant le set.

Korn 1KoRn

Attendus comme le messie, le pied de micro fait surface, vêtu d’un léger drap cachant les formes du pied créé par le papa d’Alien (Hans Ruedi Giger). Les hurlements de la foule se font entendre et résonne alors l’intro du concert. Le roadie lève le voile sur le pied de micro. La tension monte et les premières notes de cymbales du talentueux Ray Luzier se font entendre, entamant ainsi le début de « Blind ». Le groupe arrive, Jonathan Davis (chant) à l’air en forme et balance un « Are you readyyyy ?! » des plus ravageurs !

C’est parti ! La Machine KoRn est en route, écrasant tout sur son passage ! Le quintet californien envoie un son des plus lourd et leKorn 2 public entre dans une véritable transe ! Le groupe honore leurs plus vieux fans avec de vieux morceaux enchaînant avec l’énormissime « Ball Tongue » (avec le retour de Head sur les back vocals siouplé !!) et nous balance directement « Twist / Chi » ! On retrouve le KoRn d’il y a 15 ans et bon sang que c’est bon !!! « Falling Away From Me » suit la cadence, suivi juste derrière de « Narcissistic Cannibal », issu du dernier opus pour ensuite revenir sur une prestation des plus monstrueuses de « Dead Bodies Everywhere » Munky utilise une Talk Box pour l’intro malsaine du titre. À peine le temps pour le public de reprendre son souffle par cette chaleur torride que l’on peut entendre la douce outro de « Open Up », laissant sa place aux premiers riffs du hit « Coming Undone » (cette fois-ci joué sans le pont de « We will rock you »). Et c’est reparti, ça chante, ça hurle, ça saute, le public et le groupe ne font qu’un !

Korn 4Vient alors « Did My Time » avec une puissance digne du Back 2 Basic Tour de 2003, où Jonathan nous gratifie d’un growl juste avant de balancer le refrain ! IN YOUR FACE !! La musique se termine. Le temps pour les aimables vigiles (que je salue au passage car ils ont été au top) de faire passer des verres d’eau fraiche et des bouteilles d’eau. On reprend alors avec la classique « Shoots & Ladders » HIV ressort sa cornemuse le temps d’une intro très efficace et nous offre une transition avec le refrain de « Somebody Someone » où, comme à son habitude, le groupe invite le public à donner de sa personne : « Zuriiichhh !!! get your mother fucking hands in the aiiiir !!! » S’en suit un enchaînement DANTESQUE avec « Here To Stay » puis les énormes « Helmet In The Bush », « No Place To Hide », « Need to » ou même « Lies ». Le retour de Head apporte réellement quelque chose et on l’entend ! « Lies » en est le parfait exemple avec un duo final Davis/Head juste apocalyptique !

« Another Brick in the wall » (Pink Floyd) va clôturer le set pour faire place quelques minutes plus tard au rappel. « Get up ! » est alors entamé et c’est là qu’on se rend compte du parfait équilibre de cette setlist entre vieux morceaux pour fans old school, greatest hits et morceaux de la dernière galette du groupe. Le classique « Got the life » suit de près et le groupe l’interprète comme si 1998 était hier, laissant sa place pour finir ce concert par « Freak On A Leash » où les borborygmes de Jonathan laissent place au fameux GO ! crié cette fois ci par Fieldog.

Setlist Korn :

  • Blind
  • Ball Tongue / It Takes Two / Lodi Dodi
  • Twist
  • Chi
  • Falling Away From Me
  • Narcissistic Cannibal
  • Dead Bodies Everywhere
  • Coming Undone
  • Did My Time
  • Shoots and Ladders / Somebody Someone
  • Here To Stay
  • Helmet In The Bush
  • No Place To Hide
  • Need To
  • Lies
  • Another Brick In The Wall (reprise Pink Floyd)

Rappel :

  • Get Up !
  • Got The Life
  • Freak On Leash

Et voila comment se prendre une grosse claque live dans la figure. Le groupe salue généreusement son public qui entonne alors un happy birthday à Head qui soufflait ses 43 bougies avant de quitter la scène sous un tonnerre d’applaudissements.

See you soon guys …

TrAsH