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Hell Of A Ride, c’est la rencontre du rock’n’roll désertique qui donne des bouffées de chaleur et sent la tequila à plein pot avec le Metal. Inspiré du film « Death Proof » de Tarantino, Fast As Lightning, premier Ep des Parisiens de Hell Of A Ride sorti récemment chez Send The Wood Music, a presque des allures d’album quand on voit l’investissement de nos cinq amis dans ce projet : promo de dingue sur les réseaux sociaux, pochette mortelle très bien dessinée par Furious Djej (chant) et production bien ficelée made by Charles Massabo dans son studio Kallaghan. Pour l’instant, le groupe met toutes les chances de son côté pour entrer dans la cour des grands. La version Deluxe contient sept pistes supplémentaires d’un live acoustique enregistré au Rack’Am à Brétigny-sur-Orge.

En vue de l’explosion de la scène Stoner sur le territoire français, Hell Of A Ride se présente autrement qu’en simple ersatz de Kyuss ou de Down et démontre aussi de manière efficace son amour pour le rock US, à mi-chemin entre le Metal alternatif, le Hard Rock et le Stoner de Black Stone Cherry ou d’Alter Bridge comme il le dit lui-même. Quels autres meilleurs exemples aurions-nous pu trouver ? Fast As Lightning est le genre de disque avec lequel on peut se permettre de flamber dans une Mustang ou chevauchant une Harley avec des titres percutants comme « Fast As Lightning » qui incite aux pointes de vitesse sur la route 66 avec son riffing entêtant ou « Screaming Out » et « Tears And Scars » aux quelques gros breakdowns bien placés et inattendus, car plutôt rares dans ce style. Mention spéciale aux vocalises de Furious Djej sur « The Road » aux quelques réminiscences d’Alice In Chains dépourvues de ce léger accent frenchy qui n’a, hélas, pas échappé aux autres pistes mais aussi au clin d’œil (ou pas ? ) au monolithe Songs For The Deaf des QOTSA pour le trip « recherche d’une station en plein désert ». En petit morceau mélancolique de deux minutes pour accompagner le désespoir de revoir un jour cette satanée bagnole, « Where’s My Damn Car » clôture le voyage en guise de B.O. comme on n’en entend plus trop de nos jours.

Chapeau bas pour un premier Ep. Non seulement l’engouement du combo donne envie de s’intéresser à lui mais en plus, il nous sert une putain de musique, pas parfaite non plus mais bourrée de charmes. Un jet qui, selon moi, ne s’essouffle pas même s’il aurait mérité un son de gratte plus épais, mais qui ravira les plus gros fans de rock US. Faîtes le plein !

Noisyness

 

Line up : 

Furious Djej : Chant
Lone Wolf Low : Guitare rythmique
Nore The Lucky 13 : Guitare Lead
Franck « The Gent » : Basse
Teeb « C » Ace : Batterie

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