The Old Dead Tree, un groupe dissout en 2009 mais reformé en 2013 pour une tournée, à l’occasion des 10 ans de leur premier album, « The Nameless Disease ». Alors, quand la dernière date de la tournée est à Paris, et que l’on ne sait pas si le groupe rejouera un jour sur scène, on se dit forcément qu’il ne faut manquer ça sous aucun prétexte. C’est donc tout naturellement que j’ai été voir ce show qui s’annonçait franchement intéressant.

DustBowl

_MG_5457Ce soir là, les Parisiens n’étaient pas tout à fait décidés à être mobiles, et c’est après un bon gros embouteillage pour tenter vainement de sortir du périphérique que j’arrive à la salle. Bien sûr, le show a déjà commencé.

Les DustBowl sont déjà sur scène et ont entamé les choses sérieuses avec un « Lost In Clarity » de qualité. La chanson issue de leur dernier album « Another Kind Of Black » (dont la chronique est à suivre dans les prochains jours, dans nos pages) sortit à peine deux semaines plus tôt, est une découverte pour une grande partie du public et ne permettra pas forcément à tous d’entrer dans le show. Il faut dire, le groupe n’a pas été des plus actifs ces derniers temps. Mais, petit à petit, le groupe réussit à faire entrer le Divan du Monde dans son univers : un Metal à tendance mélodique, doté de bon gros riffs bien méchants.

Guillaume, au chant, assure une bonne communication avec le public grâce à un jeu de scène maîtrisé, sans pour autant en faire trop. La simplicité à du bon des fois. Ce dernier réussit à nous transporter à l’aide de sa voix claire et bien maîtrisée.

Vivement que je puisse les revoir pour un show complet, afin de profiter pleinement de l’univers musical dense et varié des DustBowl.

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Setlist :

  • Silver
  • Ashes Of Devotion
  • Thou Shalt Suffer
  • Lost In Clarity
  • Offensive Coil
  • Starblossom
  • Ego Of My Sun
  • Solar Soul System

Melted Space

_MG_5611Voici venu un groupe dont je n’avais jamais entendu parlé, c’est donc une totale découverte pour moi ce soir.

Le show débute avec une chanson dynamique, sur laquelle nous aurons le plaisir de découvrir la voix magnifique de leur chanteuse. Autant le dire, on est directement dans le symphonique sur tout les plans : envolées lyriques, grandes orchestrations. Bref, une musique très dense et, par conséquent, pas très accessible aux non initiés du style. Mais en soit, cette première chanson est une réussite pour ma part, et je me prépare à vivre un très bon concert. Mais voici venu le temps du n’importe quoi. En effet, dès la seconde chanson, ce n’est plus une chanteuse qui officie à la voix mais un chanteur épaulé du claviériste du groupe. Bon, d’accord, c’est bizarre, je préférais la voix de la première venue sur scène mais passons, le troisième titre reprend les mêmes protagonistes, mais la balance entre le chanteur et le claviériste est inversée et la plupart du chant est donc assuré par ce dernier, depuis le fond de la scène. S’en suivra ensuite plusieurs guests plus ou moins connus, dont Manuel Munoz de The Old Dead Tree, mais presque pas un seul morceau ne sera assuré par le même line-up ! C’est donc une belle cacophonie visuelle qui illustre mal une musique rudement bien structurée.

Dans la salle, certains semblent être moins décontenancés par ce line-up mouvant et profitent pleinement du concert. Il faut dire, cela reste quand même du très bon Metal mélodique, associé à de belles (voir très belles, pour certains) voix. Bref, si le groupe est décontenançant, ce n’est pas pour autant qu’il est inintéressant.

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The Old Dead Tree

_MG_5652Nous touchons là au point culminant de la soirée. Et pour dire, le groupe n’avait pas joué à Paris depuis plus de cinq ans, annonçant sa séparation pendant ce temps-là, puis revenant pour une tournée à l’occasion des 10 ans de « The Nameless Disease ». Autant ne pas vous le cacher, l’excitation était à son comble !

Le groupe commence sur un magnifique « The Knock Out Song ». C’est l’occasion de vérifier que les Parisiens n’ont rien perdu de leur expérience de la scène, bien au contraire. Ceux qui les ont vu au Hellfest ne peuvent que constater à quel point la dizaine de shows qui ont composé le Nameless Tour, ont poussé le groupe vers la plus haute marche. C’est tout simplement hypnotisant ! Il est difficile de ne pas être scotché par la voix de Manuel Munoz, impressionnante de maîtrise et d’une technique qui lui est si particulière. Mais, c’est aussi la facilité et la décontraction qu’affichent les The Old Deat Tree sur scène qui sont à l’origine de cette ambiance si particulière dans la salle. Ils sont chez eux, et nous invitent dans leur monde.

La première partie du concert se déroule dans un environnement plutôt sombre et sobre, avec de larges bandes de tissus arborant le blason de l’arbre mort pour seul décor de scène. The Old Dead Tree commence avec des chansons issues des albums les plus récents : « The Perpetual Motion » (2005) et « The Water Field » (2007). Une sorte de Best-Of de ces deux albums qui n’aura pas manqué son coup : nous faire entrer dans le show. C’est aussi l’occasion pour le groupe de revenir sur leur carrière et sur les gens qui les suivent depuis le début de leur carrière, moment de forte émotion.

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Puis le groupe sort de scène, laissant les techniciens préparer la seconde partie du concert. Cette interruption permet au public de revenir un peu sur terre mais ce n’est que de courte duré, et les esprits s’emballent très vite à la vue des magnifiques arbres lumineux qui arborent maintenant le fond de la scène. Pourquoi ce changement de décor me direz-vous ? Et bien pour la simple et bonne raison que, s’il fallait les classer, voici venir la partie la plus importante du concert ! The Nameless Tour ne porte pas son nom pour rien, ce soir, c’est l’intégralité de « The Nameless Disease » qui va être joué sur scène ! Et après dix ans à faire tourner ce CD pour le plaisir de nos petites oreilles, il est facile de s’imaginer l’importance de l’événement. Ce set spécial tiendra toutes ses promesses : environs cinquante minutes de bonheur. La plupart des spectateurs connaissent bien sûr les paroles par cœur, et n’hésitent pas à chanter en cœur, comme sur l’introduction de « How Could You ? ». Il faut noter aussi que, si l’assistance connaît les paroles sur le bout des doigts, il en est de même pour la tracklist du CD qui s’est, ce soir, transformée en setlist. Plutôt pratique pour savoir quel morceau va suivre. Sur scène, ce sont des musiciens en âge mais au plus près de leur musique qui se tiennent devant nous. Mais ce sont aussi des gens extrêmement simples, n’hésitant pas à partager avec nous tout ce qu’ils ressentent et abaissant ainsi la barrière entre la scène et la fosse.

Cette setlist spéciale se finie bien sûr par « The Bathroom Monologue », un morceau intense et planant, le genre de morceau qui vous coupe le souffle et vous balance un pavé dans la figure, tout en vous faisant planer. Une tuerie.

C’est sous un déluge d’applaudissement que le groupe nous salue et quitte la scène. Juste le temps pour eux de se reposer quelques secondes, avant que les lumières ne se rallument et que Manuel nous demande d’un air faussement étonné « Vous êtes encore là ? ». Le temps d’annoncer qu’il y aura un after, et The Old Dead Tree reprend avec « Start The Fire », chanson bien pêchue de l’album « The Water Field » qui saura déclencher headbangs et pogos ! S’en suivra « Even If », avant de finir en apothéose sur « What Else Could we’ve Say ? ».

Bref, un concert mémorable, d’une intensité énorme et dont le seul vrai défaut, est que beaucoup de personnes dans le public n’ont pas eu de réponse à cette question que nous nous posions tous unanimement : « À quand un nouvel album ? »

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Setlist :

  • The Knock Out Song
  • Dive
  • Out of Breath
  • Is Your Soul for Sale?
  • Regarding Kate
  • Improvisation
  • My Friends

The Nameless Disease :

  • We Cry as One
  • It Can’t Be!
  • How Could You?
  • Won’t Follow Him
  • It’s the Same For Everyone
  • Somewhere Else
  • Joy & Happiness
  • Transition
  • Quietly Kissing Death
  • All…
  • The Bathroom Monologue

Rappel :

  • Start the Fire
  • Even If
  • What Else Could We’ve Said?

Encore merci à Garmonbozia d’organiser de tels concert et de permettre au public de partager de si beaux moments avec les artistes !

Eladan