Le 6 et 7 décembre, je partis pour la ville de Mâcon, afin de vivre un week-end 100% Hardcore. Le groupe lyonnais Rising Blood nous aura servi un délicieux apéritif la veille,  malheureusement dans un café-concert proche du vide spatial. Heureusement, il n’en sera pas de même ce soir au Sovengard, café-concert nouvellement ouvert, situé en plein centre-ville mâconnais. Le groupe local Drift, plusieurs fois chroniqué dans nos pages, sera chargé d’ouvrir la soirée avant de laisser la place aux Strasbourgeois de Spitback. Ça promet du lourd !

DRIFT-20131207-015Drift

Comme d’habitude, les membres de Drift sont d’excellente humeur et affichent un état de forme olympique. Ce soir, il s’agit du dernier concert de l’année pour le quintet mais, c’est surtout la dernière prestation du batteur intérimaire Olivier (du groupe After End’s Shock) qui raccrochera les baguettes après ce soir. De ce fait, Olivier donne tout et réalise un jeu plus en accord avec le style du groupe, plus aéré et efficace. La dynamique est lancée et Drift l’intensifieraDRIFT-20131207-019 durant tout le set. Chris (chant) est surexcité dès l’entame et saute dans la fosse. Les guitaristes Gonz et Aymeric s’éclatent avec leurs riffs tandis que Mag (basse) joue de solides lignes de basse. Le groupe se donne à fond mais est handicapé par un très mauvais son, la faute à un système audio inadapté. Pour autant, Drift réalise une bonne performance, malgré quelques pins par ci, par là. Rien de dramatique en soit, et l’attitude ultra positive des musiciens nous font vite oublier ces erreurs. Le jeu fluide et énergique de la formation mâconnaise instaure une ambiance électrique dans le Sovengard, bien rempli. Des spectateurs, pas forcément métalleux, s’approchent de la scène pour assister à cette déflagration de Hardcore. Rapidement, le public adhère à cette musique plus énergisante qu’un pack de RedBull, et applaudit Drift à tout rompre lorsqu’il est temps pour eux de quitter la scène. Drift nous annonce un album pour l’été prochain et débarrasse son matériel.

SPITBACK-20131207-003Spitback

Après un rapide soundcheck, les Strasbourgeois de Spitback démarrent leur set devant un public clairsemé. En effet, la majorité des clients du Sovengard sont sortis fumer et personne n’a prévenu que le concert débutait. Peu de temps après les premiers titres qui montrent le talent et la hargne du groupe, le SPITBACK-20131207-001public revient et prend sa claque. En effet, Spitback est descendu de l’Alsace avec la ferme intention de nous faire headbanguer à tout va. Les guitaristes Alexis et Chris interprètent leurs riffs et soli tout en effectuant le « pas Hardcore », tandis que le vocaliste Jay s’époumone dans un micro qui a l’air bien décidé à ne pas rendre justice à son organe vocal. Une fois de plus, le mixage est mauvais, les guitares surpassant les graves et la basse de Léa, rendue presque inaudible. Dans ces conditions, il est difficile d’apprécier un titre aussi fédérateur et percutant que « Brotherhood ». Toutefois, l’énergie du combo est contagieuse et rapidement, les spectateurs s’agitent devant la scène. Le set défile à une 200 km/h et Spitback ne cesse de faire monter la pression jusqu’à ce qu’elle explose sur les derniers morceaux du set. Le public mâconnais est désormais acquis à Spitback et le remercie avec un tonnerre d’applaudissements. Les Alsaciens quittent la scène essoufflés, mais heureux de leur performance remarquable, mais gâchée par un mixage pas à la hauteur de leur talent.

Pour une première expérience au Sovengard, ce fut assez intense. Le public était présent et participatif, l’ambiance est au beau fixe mais il faudrait revoir l’installation sonore. L’endroit y gagnerait et pourrait rapidement devenir un incontournable de la scène Metal. D’autant que le patron du bar est un vrai passionné, donnant sa chance aux groupes undergrounds. Longue vie au Sovengard et merci aux groupes pour cette soirée.

Kouni