Genre : Black Death / Pirate Metal ©2013

1- Those Buried Treasures
2- The Call of the Sea
3- Return from Death
4- Invading Souls
5- Blood of the Lords
6- To Penetrate
7- Pas de Pitié, Pas de Remords

               « Yop La Ho, et une bouteille de rhum… »  

Tout droit venu de Saint-Malo, ville de Robert Surcouf, Agony of the Bleeding Flesh ne pouvait que rendre hommage au célèbre corsaire français qui écuma les Quarantièmes Rugissants.
Déjà expérimenté par quelques formations, principalement Swashbuckle et Alestorm, le sous nommé Pirate Metal prend ici ses quartiers dans la musique du combo malouin.
Mais Agony the Bleeding Flesh tente de se démarquer du gros Thrash de Swashbuckle et du Folk d’Alestorm, se centrant plutôt sur un Death Metal, dans lequel on retrouve également des influences Black Metal.

Le visuel reste assez sobre et est signé Metastazis, connu pour son travail avec Morbid Angel, Alcest ou Orphaned Land.
Au menu de cet Everlasting Piracy, sept titres qui fleurent comme une bonne bouteille de rhum, descendue cul-sec en pleine tempête.
On démarre sur « Those Buried Treasures » avec une introduction acoustique qui laisse ensuite directement place à l’ensemble des instruments, dans une symphonie Black/Death mélodique.
Les guitares sont bien mises en avant, nécessaire pour mieux faire passer les harmoniques et pinch, non sans rappeler Morbid Angel ou Immolation.
On retrouvera des passages acoustiques, principalement sur la première partie de l’album, comme cette partie légèrement orchestrale sur « Invading Souls » qui est sans aucun doute le titre le plus abouti de l’album.
Mais, il y a un côté trop tranchant concernant la structure. Ainsi, par moments, cela peut passer du coq à l’âne entre disto et acoustique, ou précédé d’un blanc certes assez court mais qui casse la fluidité de l’écoute. Qui plus est, pour le dernier titre « Pas de Pitié, Pas de Remords« , dont le final est carrément cassé en plein élan. Un poil plus de transitions auraient été les bienvenues.
Malgré des compositions efficaces, il y a tout de même un léger semblant de répétitivité, surtout sur la fin, privilégiant d’avantage un côté plus direct.

En exploitant donc à leur manière le concept du Pirate Metal, le combo malouin signe une production efficace. N’oublions pas une petite touche visuelle en live pour apporter plus de cohérence à l’ensemble car, on ne ressent pas toujours la verve corsaire musicalement parlant.
Mais Agony of The Bleeding Flesh ne livre ici qu’un premier tir de canon et ne manquerait pas de repartir à l’abordage, drapeau noir fièrement hissé !

AbFoRs.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Z5jgON44WLQ]