Kombur – Catharsis (EP)

Posté le : 08 janvier 2014 par dans la catégorie Chroniques
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KOMBUR

Genre : Death Metal © octobre 2013

Le groupe originaire d’Avignon nous lance un message dès le premier titre de cet EP, il nous faut prier pour nous… En effet, on ne peut qu’espérer le salut car, Kombur a décidé d’annihiler toute forme de vie sur cette planète, par l’intermédiaire de ce brûlot musical…

L’ambiance est lourde, l’air chargé en plomb, survient la suffocation… Amis metalleux, avec cet opus, nous sommes très loin d’une promenade dominicale autour d’un lac, ou sur les bords du pont d’Avignon en compagnie de sa chère et tendre… Là, on navigue à la dérive sur les eaux noires du Styx, où les berges de ce fleuve parmi les sept que compte l’enfer, paraissent être habitées par de noirs esprits cherchant à capturer l’âme de votre dulcinée. Ecoutez Pray for us, Entre hargne et haine et l’envoûtant Empires, dont la puissance égale celle d’une créature rendue démente par des années de torture. Les musiciens font étalage de leur talent et de la fougue qui les animent. Ces êtres là aiment faire mal et sont passés maîtres en la matière. On ressort épuisé de l’écoute de ce premier album, mais il n’y a rien de meilleur.

La production et le son sont soignés. Rien à redire. Le chant affiche des growls puissants et caverneux. D’ailleurs, cette voix semble venir du fond des abîmes, rendant encore plus pesante l’atmosphère de cet EP et des cinq titres qui le compose. La batterie sonne le glas de vos derniers espoirs… C’est noir, c’est plus sombre que la plus sombre des forêts… Ne luttez pas, ne luttez plus, acceptez la domination de Kombur. La messe est dite…

1 – Pray for us

2 – Entre haine et hargne

3 – Encore plus noir

4 – Empires

5 – Mon enfer porte ton nom

Les fans de Gojira, Incite ou autre Cannibal Corpse, apprécieront Kombur à sa juste valeur, mais il serait beaucoup trop réducteur que de ne se référer qu’à quelques groupes tant le plaisir que l’on ressent à l’écoute de ce premier album est grand. Grâce à toi, Kombur, notre enfer porte ton nom.

Pat