Barrakuda – Barrakuda (Ep)

Posté le : 13 janvier 2014 par dans la catégorie Chroniques
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Barrakuda/Hard Rock

Genre : Hard Rock © 2013

 

Le groupe Barrakuda est né en janvier 2013, en Île-de-France. C’est quelques mois après que votre serviteur reçoit une demande de chronique de leur part, suite à notre reportage sur le Warm Up. Ce groupe ne cache pas les influences de AC/DC, Metallica, Guns’N’Roses… Nous disserterons donc sur la question suivante : le groupe Barrakuda pourra-t-il dépasser la notoriété de ses idoles ?

Barrakuda en live au Warm Up (Octobre 2013)

Barrakuda en live au Warm Up (Octobre 2013)

Avez-vous réellement cru à une dissertation sur ce groupe ? Vous n’êtes assurément pas au bon endroit, si c’est le cas. Sinon, je vous conseille de déménager les meubles du salon, prévoir un grand nombre de packs de bières et d’inviter vos amis pour leur faire partager cette musique. C’est fait ? Bien, il est donc plus que temps de commencer cette chronique par le début : la pochette. Sur le recto, un fond noir classique mais sobre avec le logo du groupe en gris métallisé avec le second A qui se fait avaler par un poisson (dois-je sincèrement donner le nom de ce poisson ? Il me semble évident que cela ne peut être qu’un barracuda, non ?). Du côté du verso, toujours ce fond noir avec le logo en petit pour rappel, les titres des chansons écrits en haut à gauche pour laisser la place à une photo montrant les différents membres du groupe. C’en est assez de la description de cette pochette, sobre mais efficace, donnant une énorme envie d’écouter ce qui se cache au cœur de cette pépite.

Il est donc temps de lancer la galette et comme cité précédemment, le groupe a écouté AC/DC et cela se ressent dans les riffs et les solos de guitares de ses deux premières chansons.

La première chanson,  »Plus Rien A Perdre », évoque l’aventure d’un homme traqué qui cherche la liberté mais il sait de lui-même que cette liberté ne peut s’obtenir que d’une seule manière : la mort. Ce titre commence en douceur, pour vous permettre de monter dans le train, avant de se mettre en branle avec la voix de Luka, pleine d’énergie et en accord avec le rythme des guitares. Le rythme varie et le refrain facilement mémorisable (si si, allez l’écouter, vous verrez que j’ai raison) puisqu’il est bien martelé par le chanteur et soutenu par le chœur de ses musiciens.

La seconde,  »Que Justice Soit Faite », pourrait se rapporter à Barrakuda puisqu’il s’agit dans cette chanson d’une parodie de justice, avec un juge qui pose les questions et répond lui-même aux questions posées aux accusés. Musicalement, le morceau est très énergique. On a le sentiment d’une vague chargée durant tout le long de la chanson et à la fin, lors du verdict, la vague s’abat, détruisant tout sur son passage.

C’est maintenant l’heure d’assister à un affrontement entre deux équipes avec cette troisième chanson intitulée  »Guerilla-Urbaine ». Vous désirez connaître les noms des équipes en présence ? Ce sont les forces de l’ordre contre la population, luttant pour la liberté. La chanson est entrecoupée de petits silences avec des rappels à l’ordre, joués par la guitare ou la batterie. Il convient de noter le retour des choeurs, dans lesquels les musiciens ne chantent ensemble qu’une seule parole :  »Chargez ». Nous avons aussi la présence d’un instrument incongru : le martèlement de la scène, sans aucun instrument, donnant l’impression d’entendre la charge des deux camps en présence. Le morceau est en outre plus typé Metal : on sent une violence qui s’en dégage, alors qu’elle était plus mesurée dans les deux chansons précédentes.

Il est temps pour  »Fou Et Furieux », la dernière chanson de cet Ep. Cette histoire peut parler à chacun d’entre nous. En effet qui, parmi vous, n’a jamais eu le sentiment d’enchaîner les échecs et punir les responsables ? Eh bien voilà le sujet de ce morceau. Ici, la batterie est survoltée, Adolphe maîtrisant parfaitement son sujet, le son rapide nous surprenant de manière agréable. Les choeurs toujours présents sur la chanson, permettent un martelage efficace du refrain et une mémorisation efficace des paroles.

En conclusion, cet Ep est un très bon cru. Le groupe critique notre société actuelle avec laquelle ils sont en désaccord. Barrakuda, en dépit de sa jeunesse, nous propose donc une musique de qualité avec des chants énergiques, des riffs de guitares tranchants et une batterie parfaitement maîtrisée. C’est donc avec impatience que j’attend des nouvelles d’un futur album, puisqu’à la fin de cet Ep on a un sentiment de frustration, de trop peu.

Diamond

– YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=W-Ifedgv0Wc&feature=youtu.be

                  http://www.youtube.com/watch?v=k9dK9zrFQNs

– Bandcamp : http://www.barrakuda.fr/

Tracklist : 

1 – Plus Rien A Perdre

2 – Que Justice Soit Faite

3 – Guerilla Urbaine

4 – Fou Et Furieux

  1. Vordaï dit :

    « le logo du groupe en gris métallisé avec le second qui se fait avaler par un poisson »…
    Ça serait plutôt -le second « a « -, non?