Genre : Horror Metalcore © 2013

Genre : Horror Metalcore © 2013

 

Pour commencer, un petit rappel historique afin de vous présenter le groupe. Fodt est une formation de Metalcore mâconnaise créée en 2009. À première vue, cela semble récent mais à l’écoute de leurs titres, j’ai été agréablement surpris par le haut niveau technique de leur composition. Fodt est formé actuellement de Doom (basse), Sweeney (batterie), Dante et de Nigma (guitare) ainsi que de Butcher au micro. À noter que ce dernier a quitté le groupe durant l’été 2013, laissant le poste de chanteur au guitariste Dante, que nous pourrons entendre sur le futur album. Le groupe se caractérise par un son très primitif, très brutal et très technique à la fois. Ses membres ont fait le choix d’adopter chacun un masque et une tenue de scène qui, forcément, nous rappellent le groupe Slipknot.

Pour information, Sons of Metal a déjà fait des live-reports sur le groupe mais ici, nous sommes dans le cadre d’une chronique pour cet Ep intitulé : Meat &Diseases_ Unreleased chronicles from Asylum, sorti en Décembre 2013.

1. HATE

Un titre évidemment brutal allant droit à l’essentiel. Dès l’entame du titre, ça tabasse à tout va à la batterie et à la guitare. Le morceau annonce ce que va contenir cet album : la puissance et la folie du Metalcore. C’est rapide, technique et sans concession. J’imagine le pit avec un tel titre et je ne peux imaginer rien d‘autre qu’un carnage de « coreux », pleins de rage et noyés dans la sueur… J’entends d‘ailleurs un « I hate myself » qui se répète souvent dans le refrain. C’est normal, car la folie et l’analyse de soit sera le thème central de cet album.

2. OF ROT AND PLAGUE

Le deuxième titre s’annonce dans la veine de la précédente écoute, mais la batterie capte particulièrement mon attention… C’est une batterie très technique, très rapide et qui n’en fait jamais trop. Magnifique morceau qui ravira les fans de Metalcore. Cris et hurlements avec des paroles qui viennent tout droit d’un asile psychiatrique :

« Scream, scream, die,…

Feel your pain,

Inside your brain,

Accept your pain

Suffer… »

Butcher est à fond dans ses paroles. C’est d’une maîtrise à couper le souffle, tout simplement. Tout s’emboîte dans ce titre et en plus, il est agrémenté d’un solo suivi d’une voix rauque et massive de la veine de « Bloody roots », à l’époque de Max Cavalera (ex Sepultura, Soulfly). C’est un des meilleurs morceaux de cet Ep.

3. REDSKY

Une sirène et un explosion en intro. C’est reparti pour quatre minutes de Brutal Metal. Le bassiste Doom déroule dans ce titre la puissance de sa basse. Pour les connaisseurs et les fans du groupe, le refrain va s’avérer très efficace en concert, pour une fois de plus dégommer complètement tout ce qui se trouve sur le mosh pit. J’en profite pour souligner que le rauque ténébreux du chant colle parfaitement à l’image que le groupe souhaite exprimer. On ne sortira pas indemne de ce morceau, si on ose traverser le pit…

4. REPTILE

Le refrain est annoncé par le chanteur, dès l’intro. Il s’agit du morceau le plus lent de l’album à mes oreilles. Le titre est très sombre, mais jamais sans débordement inutile d’énergie. C’est puissant mais c’est surtout cet arrangement très déstructuré qui rend ce titre différent. C’est aussi le morceau le plus long de l’Ep.

En conclusion de cette chronique, je dirais que Meat & Diseases, malgré ses quatre titres, s’inscrit bien dans la veine de ces productions caractérisées par des titres plutôt courts mais très saisissants. C’est à mes oreilles un très bon opus, avec des titres et des arrangements très recherchés. Il va falloir assurer pour oser venir en première partie de ce genre de groupe.

Techniquement, nous sommes dans le très bon. C’est puissant, massif et rapide à la fois. Il n’y a pas de place pour aucune hésitation technique, ni dans le chant ni dans la composition. Ce groupe mérite une meilleure visibilité pour qu’il puisse démontrer toute l’étendue de son talent. Je vote oui pour ce groupe et avoir leur CD est manifestement un bon choix. Petite anecdote que j’ai découverte en regardant de plus près le titre de l’album, en lisant l’anagramme du titre (Meat And Diseases) on peut lire MAD. Un clin d’œil à la folie, une folie qui va mener ce groupe très loin dans le monde du Metalcore.

Pour suivre l’actualité du groupe c’est par ici.

Haja

Tracklist :

1. Hate

2. Of Rot And Plague

3. Redsky

4. Reptile