_MG_8635Ce soir là n’était pas un soir comme les autres. Il régnait une ambiance étrange devant les portes du Divan du Monde. Et pourtant, je commence à être coutumier de cette salle, y étant moins de 24 heures auparavant pour y voir les merveilleux finlandais d’Amorphis (lire le report du concert sur Sons Of Metal). Mais ce soir là, c’est un autre groupe de finlandais que Ouï FM avait invité à jouer sur Paris. Pour cette édition 2013 de leur festival Bring The Noise, ce n’est rien d’autre qu’Apocalyptica qui venait enflammer la capitale. Un show uniquement sur invitation pour quelques « élus ». On en frissonne encore !

_MG_8635Quand les portes furent ouvertes, le public s’est engouffré dans la salle pour fuir le froid parisien, glacial et piquant. Ce soir, pas de première partie mais un « set DJ » pour attendre tranquillement le show exceptionnel de nos amis nordiques. Je ne m’étendrais pas sur la prestation DJ, n’étant pas vraiment attiré par ce genre de pratique, mais l’on peut dire que cela nous change et nous permet, à nous metalleux, de découvrir d’autres horizons et de parfaire notre culture populaire.

Au bout d’une petite heure d’attente, les voici enfin, nos violoncellistes préférés ! Enfin, comme d’habitude, c’est le petit dernier du groupe qui monte en premier sur scène, Mikko, batteur de profession et va rejoindre ses fûts. Le show commence sur 2010 qui vient se superposer à l’Hallelujah de Jeff Buckley clôturant le set DJ. Cette petite erreur technique se dissipera bien vite et je suis sûr que la plupart d’entre nous l’avions déjà oublié avant la fin de cette première chanson.

D’ailleurs, ceux qui connaissent le groupe doivent déjà se le demander, alors oui, j’ai parlé de batteur, de violoncellistes mais je n’ai pas encore mentionné de chanteur. Et c’est là une des particularité du concert de ce soir : le groupe ne prendra pas de chanteur de session et restera entièrement instrumental, contrairement à ses dernières tournées. Un changement de méthode que les fans on plutôt l’air d’apprécier. Mais revenons en à ce qui se passe sur scène.

Si elle n’est plus trop d’actualité, 2010 à déjà commencé à ravager les cervicales du public et nos finnophones s’en donnent à cœur joie sur les planches ! Ça headbang, ça joue dans tout les sens. Un certain Perttu donne même l’impression d’avoir oublié qu’un violoncelle se tient horizontalement et non pas verticalement, tout en continuant à jouer sans défaillir. Bref, ça envoie du bois ! Et, vous vous en doutez sans doute, la même chose s’est passée pour l’intégralité du concert. Ha, bah oui, avec des titres comme At The Gate, Master Of Puppets ou encore Seek And Destroy, il aurait été difficile de faire prendre une autre tournure au concert et le public en est ravi. D’ailleurs, Apocalyptica à décidé ce soir de gâter les fans de Metallica en jouant pas moins de trois reprises du groupe mythique : les deux précédemment citées et un petit Nothing Else Matters de toute beauté qui aura fait voyager la plupart des fans dans de lointaines contrées emplies de nuages doux et soyeux.

Pour ne pas nous brusquer de trop, les finlandais enchaînent sur un des morceaux de leur nouvel album Ludwing Wonderland qui commence tout en douceur. C’est l’occasion de rester au calme et d’apprécier un peu ce qui se passe sur scène. Comme toujours, les violoncellistes d’Apocalyptica sont de vraies bêtes de scène et arrivent à être en même temps à 100% dans leur musique tout en restant en communion avec les fans. Il est assez impressionnant de remarquer la proximité du public avec le groupe. Et ce, malgré la barrière rajoutée devant la scène ce soir là. Bon, j’avouerais que j’ai vu passer une ou deux fois un archet de (très) près et donc que cette barrière a plutôt été utile.

Viens ensuite un court intermède avec Ludwig Requiem, un morceau doux et voluptueux pendant lequel Mikko a laissé ses fûts au repos. Puis débarque Seek And Destroy.

Un pur moment de headbang en folie : dans la fosse, sur scène, partout ! Un public criant les paroles, un micro qui vole. Voici à peu près l’ambiance qui régnait au Divan du Monde à ce moment là, ainsi que sur la dernière chanson du set, l’excellent Inquisition Synphony.

Dès leur sortie de scène, les musiciens sont rappelés par le public avec insistance. Il faut dire que ce fut un set très court, moins d’une heure et malgré d’excellents titres, nous restons un peu sur notre faim.

C’est pourquoi nos Finlandais préférés remontent sur les planches pour une dernière chanson et pas des moindres : Hall Of The Mountain King ! Le morceau classique d’Edvard Grieg, réaménagé à la sauce Apocalyptica est devenu l’un de leurs rappel classique. Et ce n’est pas sans raison : c’est une tuerie. Et ceci explique sans doute que le morceau ait débouché sur une Marseillaise… Qui a dit qu’un rappel devait être constructif !?

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Setlist :

  • 2010
  • Master Of Puppets
  • Grace
  • At The Gate
  • Nothing Else Matter
  • Ludwing Wonderland
  • Ludwing Requiem
  • Seek And Detroy
  • Inquisition Synphony

 Rappel :

  • Hall Of The Montain King + Marseillaise

Voici donc cette soirée achevée et c’est les yeux pétillants, les oreilles émerveillées et les cervicales en compotes que je suis ressorti du Divan du Monde. On ne peut que remercier Ouï FM pour organiser Bring The Noise et faire venir des artistes de cette carrure. Sur ce, on se revoit lors de la prochaine édition ?

Eladan