KAEDESS-20140131-001Retour à La Marquise, cette péniche amarrée aux quais du Rhône près du troisième arrondissement lyonnais. Durant trois soirs, la salle de concert flottante accueille dans sa cale le premier tour du Headbang Contest. Pour ceux qui ne connaissent pas cet évènement, il s’agit d’un tremplin dédié à la musique Metal qui fait concourir seize groupes. Il est organisé à Paris, Lyon, Toulouse et Montpellier. La récompense finale est une place sur le Motocultor Fest. Autant dire que les candidatures sont nombreuses. Pour cette nouvelle édition, l’éclectisme est de rigueur avec plusieurs styles représentés : du Hard Rock au Black Metal, en passant par le Heavy et même le Japan Rock !

Vendredi 31 janvier 2014

Pour ce premier soir, cinq groupes très différents les uns des autres se présentent. Une fois les présentations faites avec les organisateurs, je descend dans la cale et prend place devant la scène. Pour un vendredi soir, la Marquise affiche un bon score d’affluence puisque la cale sera rapidement pleine.

KAEDESS-20140131-001Kaedess

Première formation à s’élancer, Kaedess est un groupe de Metal alternatif avec quelques emprunts au Metal Industriel. Au micro, Vince fait montre d’une certaine aisance, aussi bien scénique que technique. Calé sur le retour, le chanteur attrape le public par les tripes et joue avec l’appareil photo. Il alterne sans faille entre chant clair et growls. Nous sentons une influence Gojira ou encore Machine Head. Soudé et carré, le groupe livre une prestation impeccable et reçoit un bon accueil de la part du public.

Scorpen

Le set de Scorpen commençait plutôt bien, avec un Death Metal bien pêchu, brutal et des compositions très recherchées dont certains passages sont inspirés par la musiqueSCORPEN-20140131-002 classique. Pourtant, le concert va rapidement tourner au vinaigre, le guitariste rythmique étant victime de problèmes techniques avec son instrument. Las, il posera sa six-cordes pour ensuite headbanguer aux côtés de ses camarades de scène. Dans la salle, les spectateurs entament le premier pogo de la soirée, de manière relativement brutale. Un bon feeling se créé entre le public et le groupe, réduit à trois musiciens. Pas question de baisser les bras, Scorpen ira au bout de son concert avec beaucoup d’ardeur.

STARRYSKY-20140131-004Starrysky

Changement radical d’horizon musical avec Starrysky. En effet, la jeune formation lyonnaise est ancrée dans le… Japan Rock-Pop-Metal. Je crois bien que c’est la première fois qu’un tel groupe se retrouve dans nos colonnes. Assumant leur musique jusqu’au bout, les Starrysky sont habillés de costumes inspirés de mangas tels que Naruto. Visuellement, le projet des musiciens est très travaillé, les costumes sont impeccables. Que donne la musique ? Pour le savoir, nous devons d’abord attendre une dizaine de minutes, le groupe étant affecté par un problème informatique. Une fois le souci résolu, la chanteuse Okko Yuka lance enfin le concert. Des effets sont appliqués sur la voix claire de la vocaliste qui se sentira plus à l’aise au fur et à mesure. Derrière elle, ses camarades sont pleinement concentrés sur leurs instruments. Pourtant, le public a beaucoup de mal à accrocher à cette musique. Pas qu’elle soient mauvaises mais les compositions de Starrysky manquent encore de maturité. Il y a quelques bonnes idées et des refrains mélodiques mais ce n’est pas encore bien construit. Pendant tout le concert, nous avons plus l’impression de voir un groupe interpréter le générique de fin d’un épisode de Naruto ou de Bleach, plutôt qu’un véritable projet musical. Cela dit, les membres du groupe sont appliqués et malgré quelques erreurs, ils finissent pas gagner la sympathie du public qui se met à chanter les refrains lorsque Okko Yuka leur tend son micro, puis à pogoter devant la scène. Un groupe original qui assume son univers mais qui devra encore persévérer pour être totalement pris au sérieux.

Aesmah

À voir le nombre de spectateurs massés devant la scène, nul doute que Aesmah est très attendu et fait partie des favoris. Défenseurs du Death Mélodique d’influence suédoise, les AESMAH-20140131-007Lyonnais vont nous faire profiter de leur musique particulièrement riche et personnelle. Dès le premier titre, Aesmah fait preuve d’un excellent niveau technique, probablement le meilleur vu durant cette soirée. Les compositions, longues et constituées de nombreuses parties différentes, remportent un grand succès. Ajoutez à cela un fort charisme de la part des membres du groupe et vous avez là un sérieux candidat à la finale ! La musique à la fois sombre et planante nous fait successivement penser à Opeth, Dark Tranquility puis Katatonia. Sans surprise, nous sommes absorbés dans l’univers de la formation lyonnaise. De nombreux spectateurs se laissent aller au headbanging. Le chant de François est impeccable, tout comme le jeu de ses deux guitaristes, Olivier et Maxime. Le chanteur-bassiste nous annonce que la fin approche et à cet instant, le public se met à scander le nom du groupe d’une seule voix. Sans conteste le meilleur groupe de la soirée et, de loin, le plus acclamé. Le dernier groupe aura fort à faire…

SKYBONE-20140131-001Skybone

C’est bientôt la fin de cette première soirée et c’est Skybone qui se charge de la terminer. Savant mélange de Thrash et de Punk, la musique des Rhônalpins s’avère brute de décoffrage. Très vite, le groupe prend les choses en main et nous envoie le pâté. Les spectateurs adhèrent vite à cette musique sans concessions. Ça rock dur ! La prestation de Skybone est solide, pleine de hargne. On se surprend à penser à The Exploited ou encore Anthrax, à leurs débuts. Bref, Skybone délivre une très bonne performance et prend la peine d’établir un contact avec le public. Sans se prendre la tête, les musiciens termineront leur concert comme ils l’ont commencé : avec brutalité.

Un premier soir très éclectique, alléchant pour la suite du week-end. Il est 23h et je ressort de la péniche, guidé par les lumières de la ville se reflétant sur les eaux du Rhône.

Samedi 1er février

C’est sous une pluie glaciale que je reviens à la péniche la Marquise. Ce soir, le plateau sera plus bourrin que jamais, avec un groupe de Black Metal et du Metalcore. Descendons pour assister au début de la soirée avec Fasteria, probablement les benjamins du tremplin mais pas les moins doués…

FASTERIA-20140201-001Fasteria

La moyenne d’âge au sein de ce groupe originaire de Romans-sur-Isère ne doit guère excéder la vingtaine d’années mais, comme disait le dramaturge Pierre Corneille : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années » (Le Cid, 1636). Fasteria est la définition même de ce vers car, bien que jeune et relativement peu expérimenté, le quintet va nous démontrer qu’il a énormément de talent, en interprétant un Metalcore original et mature. En plus de son niveau technique, le groupe se montre très à l’aise devant son public, en particulier Logan Martin (chant) et Enzo (guitare, chant). Les deux jeunes hommes chanteront en duo le temps d’un titre assez efficace et bien rageur. Ce même Enzo qui provoquera le premier wall of death du tremplin, dès le deuxième morceau. Rapidement adopté par le public, Fasteria réussit une excellente prestation et demeure sans aucun doute un groupe à suivre. Laissons-les s’améliorer, peaufiner leurs compositions et nul doute que nous les verrons bientôt dans de plus grandes salles de concert, ouvrir pour des groupes de premier plan.

MORTUSAETERNAM-20140201-001Mortusaeternam

Les tenues et le maquillage du groupe, en plus de son patronyme, ne laisse aucun doute. Nous allons avoir droit à du Black Metal. Se voulant brutal mais aussi groovy, Mortusaeternam joue une musique plutôt accrocheuse et intéressante à bien des égards. Lourd, sombre, parfois glauque, l’univers du groupe possède une personnalité propre, légèrement inspirée par le Pagan. Les spectateurs aiment et les headbangs sont légion. Un pogo sera déclenché au milieu de la salle. Au delà de la musique, la mise en scène est soignée, d’une part avec les maquillages et habits mais aussi par une interprétation théâtrale de la part de Bolverk, le guitariste chanteur. Ce dernier pose son instrument puis revient à sa place, une bougie allumée dans ses mains. Se mettant lentement à genoux, il pose la bougie face à lui, près du retour et prend une pose biblique. Soudain, Bolverk sort de sa transe et jette un produit au dessus de la bougie, ce qui a pour effet de produire une flamme. Une odeur agréable embaume alors la soute de la Marquise et un membre du jury, alerté par cette odeur et la flamme, vient vérifier le matériel. Le quartet se retire sous les acclamations du public et laisse sa place à la formation suivante, Rising Blood.

RISING BLOOD-20140201-001Rising Blood

Ce n’est pas la première fois que ce groupe est chroniqué dans Sons Of Metal, les lecteurs assidus l’auront certainement constaté. En effet, le groupe lyonnais s’est lancé à l’assaut des salles depuis plusieurs semaines, préparant en parallèle son premier album, attendu pour la fin de l’année. Ce soir, Rising Blood s’attaque à la Marquise, avec raison. En effet, la formation est attendue, de nombreux spectateurs prenant place près de la scène. Dès l’entame, le quintet se donne au maximum et Raph (chant) ne tient déjà plus en place. Constamment en mouvement et appliqué sur ses lignes de chant, le vocaliste fait tout son possible pour attirer le public à lui, y compris lui faire chanter le refrain de la torpille « Scream What You Mean ». Contrairement aux derniers concerts du groupe, cette fois-ci nous entendons distinctement les chœurs, assurés par les guitaristes Clément et François, donnant ainsi plus de force aux morceaux qui n’en manquent pas, à la base. Tout au long de leur prestation, nous sentons le sol bouger. La péniche tangue sous les assauts de Rising Blood et du public qui ne cesse de sauter et headbanguer au fil des titres. Après quelques trente minutes de jeu, Rising Blood réalise un « touché-coulé » puisque le public entier les acclament. Après Aesmah la veille, nous avons une nouvelle fois un groupe qui sort du lot. Mais la soirée n’est pas encore terminée…

DEHORNERS-20140201-002Dehorners

Changement de style avec Dehorners, venu tenter une place en finale du Headbang avec son Heavy Metal teinté de Thrash. D’entrée, les Lyonnais nous font bouger la tête avec ses riffs puissants et groovy. Si la salle s’est un peu vidée après le concert de Rising Blood, il y a heureusement encore de nombreux spectateurs qui accrochent au set de Dehorners, très entraînant. Corentin (chant) ne ménage pas ses efforts, de même que ses camarades, pour réaliser un très bon concert. Plein de dynamisme et de hargne, la performance de Dehorners remporte largement les suffrages auprès du public. Encore un sérieux candidat à la finale, avec une musique attractive au possible.

TOXIC NEVERMIND-20140201-001Toxic Nevermind

Le concert de Toxic Nevermind commence assez mal avec deux coupures de courant, brisant l’élan énergique du groupe. Le troisième départ, encore plus furieux que les deux précédents, sera le bon. Cette fureur ne quittera pas le groupe, réalisant un set dynamique avec des compositions brutales, taillées pour le live. Le chanteur-guitariste Quentin réclame un wall of death et les spectateurs se feront un plaisir d’accepter sa demande. Suite à ce choc, un pogo émerge, provoquant plusieurs chutes. Sur scène, ça défouraille sévère. Alternant les hurlements et le chant clair, tout en jouant des riffs puissants, Quentin mène littéralement sa formation vers le sommet. Ses acolytes ne sont pas en manque, ça joue très bien de partout et chaque musicien affiche sa volonté de marquer nos esprits. La musique authentique et sincère de Toxic Nevermind remporte un grand succès, mérité. En guise de récompense, les spectateurs exécuteront un nouveau wall of death durant le dernier titre, histoire de finir en beauté.

Le deuxième soir aura tenu ses promesses, avec des groupes tous aussi bons les uns que les autres. Le jury aura certainement du mal à définir les groupes qui partiront en finale. Mais avant cela, il reste encore six groupes à voir.

Dimanche 2 février

C’est la fin du week-end, ainsi que du 1er tour du Headbang Contest qui souffre d’une affluence amoindrie. Six groupes vont se défier ce soir. Le plateau sera plus « calme » que celui de la veille et quelques surprises seront au rendez-vous. C’est parti pour le dernier round !

3 DECADES-20140202-0013 Decades

La soirée commence très mal avec la prestation de 3 Decades, que nous qualifierons de mauvaise. Sortie de nulle part, cette formation lyonnaise interprète un Rock lancinant et pas très inspiré, lorgnant du côté de Muse, Radiohead et de Smashing Pumpkins. Dès le premier morceau, nous savons où le groupe va et où il veut en venir. Outre l’aspect musical franchement pénible, le chanteur-guitariste Gilles casse la corde de Mi grave durant le premier titre. N’ayant prévu ni corde de rechange ni guitare secondaire, le chanteur s’excuse durant trois minutes, ne sachant plus trop quoi faire ni quoi dire, allant même jusqu’à envisager d’abandonner. Le guitariste de Fortunato lui prête son instrument mais cela ne résoudra pas le problème, Gilles se montrant incapable de ré-accorder la guitare en Ré. L’incompréhension se lit sur les visages des spectateurs qui se demandent ce que le groupe fait sur ce tremplin pour le Motocultor. Le calvaire de 3 Decades n’est pas terminé puisque, reprenant sa propre guitare amputée de sa corde principale, Gilles décide de poursuivre le concert malgré tout, encouragé par quelques spectateurs. La tessiture des morceaux étant changée du fait de cet incident, les compositions se révèlent juste correctes, malgré un très bon niveau de jeu de la part du bassiste Anthony. L’ennui arrive bien vite et c’est avec soulagement que le groupe annonce son dernier titre, semblable à tout le reste. Pourtant, le public se montre bienveillant et en plus d’encourager le groupe, réclame une dernière chanson. Malheureusement, 3 Decades ne peut pas rattraper le coup. L’amateurisme, la faiblesse des morceaux et le manque cruel de charisme ne devrait pas permettre à la formation d’aller plus loin.

Acouphen

Une fois la déception 3 Decades passée, nous voyons le groupe Acouphen s’installer sur les planches. Au regard des nombreux spectateurs portant des t-shirts à l’effigie du groupe,ACOUPHEN-20140202-002 il est évident que Acouphen dispose d’une fan-base déjà solide. Et cela va s’avérer mérité, tant le groupe montre un réel talent pour le Metal Progressif. Des compositions travaillées avec plusieurs variations au sein d’un même morceau, des refrains mélodiques et entêtants… Tout y est ! Malgré la relative jeunesse du groupe, les musiciens savent écrire des chansons et les faire sonner. En dehors des fans, le public se prend rapidement d’affection pour Acouphen et ses réactions sont galvanisantes pour le groupe qui se donne à fond. La très bonne prestation du groupe marquera les spectateurs qui réclameront un dernier titre.

BURN YOUR KARMA-20140202-001Burn Your Karma

Rien qu’avec le nom du groupe, nous sommes avertis de ce qui va nous arriver. Bien en place et motivé, Burn Your Karma nous envoie son Metal brûlant sans concession en pleine poire. Disposant de diverses influences telles que Machine Head, Lamb Of God ou encore Meshuggah, les compositions de cette formation stéphanoise se veulent brutes de décoffrage. À l’image du charismatique chanteur Xavier, s’appropriant la scène et le public d’une main de fer. La scène paraît même trop petite pour ce groupe. Les parois de la péniche sont trop fines pour contenir la puissance de la musique de Burn Your Karma qui parvient à faire tanguer la Marquise, à force de sauts et de headbangs. Le public est aux anges, le groupe également. Le concert, comme les autres, dure trente minutes qui paraissent bien trop courtes. Nous en voulons encore mais le temps de jeu doit être respecté. BYK a frappé très fort avec son Metal inventif et punchy. À (re)voir au plus vite !

FALSE MINORITY-20140202-002False Minority

Calmons (légèrement) le jeu avec la formation lyonnaise False Minority. Ces jeunes musiciens vont nous faire profiter de leur Hard Rock énergique, puisant son inspiration dans la source intarissable des années 90. Dynamique et proche du public, False Minority réalise une bonne performance avec des chansons riches et variées. Le public adhère à ce groupe soudé, composé de musiciens qui semblent complices et prendre beaucoup de plaisir. Bien que la formation fasse preuve d’un réel potentiel, il lui manque un peu de maturité. Notamment sur la reprise de « Killing in the Name » (Rage Against The Machine), bien interprétée mais qui manque de hargne sur le chant. N’est pas Zach de la Rocha qui veut… Toutefois, sur l’ensemble du concert, les musiciens jouent bien ensemble et les compositions sont bien écrites. Un groupe à surveiller de près.

ENDLESS SUNDOWN-20140202-001Endless Sundown

Voici le groupe Endless Sundown, originaire de Lyon et qui se veut du mouvement Rock-Metal Alternatif. Lorgnant parfois du côté du Stoner ou du Rock psychédélique, Endless Sundown nous joue une musique planante, riche en émotions. Les parties instrumentales sont inventives et nous constatons immédiatement qu’il y a un sérieux effort de recherche, à la fois dans la texture du son que dans l’écriture des morceaux. Le power-trio, d’un fort niveau technique, est de plus très à l’aise et dynamique sur scène, bavardant souvent avec le public. Le chanteur-guitariste Victor est très impliqué émotionnellement dans ses textes et ses soli semblent exprimer son ressenti. De l’autre côté de la scène, le bassiste Julien nous dévoile toute l’étendue de sont talent à la quatre corde, se révélant être l’un des meilleurs bassistes présents sur ce tremplin. Derrière les fûts, Quentin abat un travail impressionnant d’exactitude et de régularité. Il n’y a clairement rien à redire sur cette prestation de haut vol, si ce n’est que l’on peut se poser la question, cruelle mais légitime : un groupe de Rock alternatif psyché a t’il sa place sur le Motocultor Fest ? Quelle que soit la réponse, Endless Sundown aura laissé le public épaté et rêveur. Et ça, c’est déjà une victoire en soit.

FORTUNATO-20140202-002Fortunato

Le 1er tour du Headbang Contest s’achève avec le passage de Fortunato, groupe de Heavy Metal. Si la formation s’avère impatiente d’en découdre, sa prestation commence pourtant mal avec un problème technique affectant l’un des deux guitaristes. En effet, un désagréable larsen persiste durant les premiers morceaux, nécessitant plusieurs interventions de l’organisateur pour remédier au problème. Heureusement, le bassiste-chanteur Markus (jouant sur une volumineuse basse à six cordes) réagit efficacement à cette attente forcée en nous présentant son groupe. Une fois le problème résolu, nous pouvons enfin profiter de la musique de Fortunato. Le niveau technique est là aussi très haut placé et les musiciens sont parfaitement calés. C’est l’expérience qui parle car ce groupe possède la moyenne d’âge la plus élevé du plateau. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : ce ne sont pas des vieux non plus ! Markus possède une voix puissante et peut aussi bien chanter en grave que monter dans les aigus, son timbre s’approchant de celui d’Udo Dirkschneider (UDO, ex Accept). Son chant juste et précis transfigure des morceaux alambiqués et techniques. Le groupe s’autorise une petite pause, permettant à Markus de nous interpréter un solo de basse très mélodique. Mais un groupe ne peut se reposer sur un seul membre, aussi bon soit-il. Fortunato nous en donne la preuve, notamment avec la reprise de l’excellent titre « Tornado Of Souls » de Megadeth (Rust In Peace, 1990) et son si difficile solo très bien exécuté par le guitariste soliste. Le public envoûté demandera un rappel qui lui sera accordé par l’organisation et le groupe. C’est un grand succès pour Fortunato qui descend de scène avec le sourire aux lèvres.

Les instruments se taisent et les spectateurs remontent sur le pont de la péniche La Marquise. Le 1er tour vient de se terminer et le jury délibère. Huit groupes seulement sont retenus pour jouer lors de la finale régionale du Headbang Contest. Voici les vainqueurs :

  • Acouphen
  • Aesmah
  • Burn Your Karma
  • Dehorners
  • Fortunato
  • Kaedess
  • Rising Blood
  • Toxic Neverminds

Bravo à eux et souhaitons leur bonne chance pour la finale régionale qui se déroulera le 5 avril, dans la MJC Ô Totem, à Rillieux-la-pape, près de Lyon.

Merci aux organisateurs Cyril et Manu, au personnel de La Marquise, aux groupes et aux spectateurs qui ont fait le déplacement !

Kouni