Interview d’Anathema

Posté le : 03 juin 2014 par dans la catégorie Interviews
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_MG_9972Anathema est né en 1990 à Liverpool. Au début de leur carrière, les Anglais délivrent un Doom/Death Metal puissant. Après plusieurs changements de line-up et notamment le départ du chanteur Darren White, le groupe s’oriente vers des sonorités plus Rock, une musique plus créative mais toujours teintée Heavy Metal. La route se poursuit sur de longues années pour le groupe avec l’excellent A Natural Disaster (2003), We’re Here Because We’re Here (2010) et Weather Systems (2012). Le groupe annonce une nouvelle sortie en juin 2014 : Distant satellites. Rencontre :

<br/>anathema

SOM : Quel est ton ressenti sur le nouvel album ?

Anathema : Je suis vraiment fier. C’est une nouvelle étape de notre évolution.

Une nouvelle étape dans la manière d’aborder la musique en termes de composition ?

Oui pour certains morceaux, pas tous. Mais sur des chansons comme Distant Satellites, oui. Et l’ironie dans tout cela, c’est que c’est une très vieille idée ! (rires) Mais qui en fait une nouvelle approche.

_MG_9972Était-ce une vieille idée qui était dans le groupe depuis longtemps, avec une envie qui ne se réalisait pas ou simplement était-ce le bon moment ?

Exactement, nous avons essayé de faire cela six ou sept fois sans y parvenir, jusqu’au moment où c’est arrivé. Après cette étape, cela a été facile. Le reste est venu tout seul, il fallait juste cette bonne étape de départ pour bien lancer le reste des morceaux.

Nous avons souvent entendu dire par vos fans que chaque album avait un fil directeur. Quel serait le thème abordé sur celui-ci ?

Si l’on parle des textes, ils sont très directs. C’est le cœur des émotions. Ils ne sont pas trop poétiques ni trop imagés. Bien que j’aime la poésie, les textes sont plus directs pour ce genre musical. C’est comme cela, typique d’Anathema, comme Crestfallen, One Last Goodbye, ou les nouveaux titres. Ce sont toujours des émotions profondes, avec des histoires vécues.

Tout est basé sur des faits réels ?

Exactement. C’est notre vie qui se retrouve dans les textes.

Beaucoup de personnes se demandent à quoi correspond l’artwork du nouvel album et pour quelle raison vous avez choisi de travailler avec l’artiste qui en est l’auteur ?

C’est également une nouvelle étape pour nous. Le temps était aussi venu de prendre une autre direction dans ce domaine. C’est beaucoup plus abstrait et il y a un dialogue, un feeling avec la musique. Il y a une édition spéciale qui est vraiment très belle. Mais il n’est pas toujours facile de tout expliquer, vous savez. Tout cela est une histoire de sentiments, l’artwork est un reflet de ces sentiments.

La pochette de Distant Satellites, réalisée par Sang Jun Yoo

La pochette de Distant Satellites, réalisée par Sang Jun Yoo

Vous connaissiez le travail de Sang Jun Yoo auparavant ?

Non, nous ne le connaissions pas. C’est un artiste qui habite New York depuis quelques années maintenant et nous cherchions quelqu’un pour l’artwork. Nous sommes tombés sur lui par l’intermédiaire de John (Douglas, batteur) et Danny (Cavanagh, guitariste, claviériste et chanteur). Habituellement, cette tâche me revenait mais pas sur cet album. J’ai décidé de me mettre en retrait de réalisation car j’ai beaucoup d’autres choses à gérer. J’étais beaucoup trop occupé en fait ! (rires)

L’album va sortir au mois de juin et vous avez déjà annoncé des dates en France. Que ressentez-vous à l’idée de jouer en France ? Est-ce pareil qu’ailleurs ?

C’est toujours super cool de jouer en France. Depuis l’album Judgement (1999), un dialogue s’est mis en place ici avec notre public français et oui, c’est vraiment très cool. Nous sommes honorés de la réaction du public envers nous. Nous sommes honorés de jouer ici. Vous savez, la France est le pays où j’habite maintenant et pour moi, c’est vraiment spécial. Nous allons jouer le 6 septembre au Raismes Festival, les 13 octobre à Toulouse, le 14 octobre à Lyon, le 15 octobre à Strasbourg et le 16 octobre à Paris.

Vous faites également des concerts acoustiques de temps à autres. Est-il prévu d’en faire en France ?

Oui, je souhaite. Il n’y a rien de prévu pour l’instant mais j’ai quelques idées pour cela. Il faut que l’on organise ça. Grave ! À Paris, probablement. L’église Saint-Eustache ou Aux Bouffes du nord ! Je l’espère !

Une question sur le morceau Anathema de l’album. Quel est le sujet de cette chanson rapport au nom du groupe ?

Le temps était venu de faire cette chanson. C’était véritablement le bon moment. L’histoire de ce morceau nous est vraiment propre et je ne dirais rien de plus ! (rires)_MG_9976

D’accord ! Tant pis, nous aurions voulu en savoir plus ! (rires en commun) Vous laissez filtrer peu de choses sur cet album, est-ce voulu afin de laisser la liberté aux fans de le découvrir par eux-mêmes ?

Oui, c’est volontaire. C’est quelque chose que j’aime bien et que j’aime bien faire ! Nous ne voulons pas faire écouter de morceaux avant la sortie de l’album. Cela préserve le mystère et la surprise.

C’est réussi ! Un dernier mot pour la fin et pour vos fans ?

Un dernier mot ? C’est vraiment super cool de revenir en France après la sortie de l’album, nous sommes impatients de jouer devant notre public. À bientôt sur la route !

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Site officiel du groupe : http://www.anathema.ws/index.cfm

Interview réalisée par Eladan

Retranscription par Pat