Father Merrin coverFather Merrin est originaire de Lorraine et s’est formé en 2009. Le groupe vient de sortir un premier EP composé de quatre titres. L’artwork est signé Hades Design qui avait déjà œuvré chez Abysse, démontrant une nouvelle fois un travail à la qualité irréprochable. Le message du groupe se veut clair : l’avènement du culte du Doom tout puissant.

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Style : Doom Metal – Sortie : 9 Mai 2014

Style : Doom Metal – Sortie : 9 Mai 2014

Il fait subitement noir. Votre serviteur regarde sa montre et pourtant non, nous sommes au cœur de l’après-midi. Mais il se passe quoi là ? Un rapide coup d’œil à la fenêtre permet d’apercevoir un horizon tenant plus de la couleur du bitume que du bleu azur. Un peu comme si l’asphalte avait remplacé le ciel. Cela viendrait’ il du fait que le l’EP de Father Merrin tourne sur ma platine ? Il se peut, en effet que cela  soit la réponse à ma question. Hellride, le premier morceau, long de plus de sept minutes, nous plonge sous une coulée de plomb, lourde et étouffante à souhait. C’est très pesant et ce titre nous amène au deuxième titre Dawn of the Sixth Day. Mais l’aube annoncée de ce sixième jour ne vient pas. Le riff proposé sur le morceau se montre plus dense que la plus puissante des presses. La section rythmique n’est pas en reste non plus, distillant par moments de véritables coups de masse sur votre pauvre tête. Le chant se mue en narration très inquiétante. Le Doom proposé par Father Merrin s’autorise à naviguer où bon lui semble. Lord of Mercy en est un bel exemple avec, dans un premier temps, un rythme assez lent et dans un deuxième temps, une accélération permettant au chant de prendre place sur la route tracée pour cette voix qui possède plus d’un registre. Une voix caverneuse, puissante et sombre à la fois. Un chant qui fait penser par instants à celui de Glenn Danzig. Cet EP bien trop court se termine par The Albigensian Crusade, encore un titre très long et très sombre, où une nouvelle fois, cette voix de possédé semble tellement à son aise sur ce morceau. Le break intervenant en milieu de titre n’en est pas moins lugubre et ne sert que de porte d’entrée donnant sur le seul solo de l’album. Il faut vous dire aussi que la qualité sonore est de très bonne facture, le son est au rendez-vous, un son parfois aux accents de Stoner. L’EP se termine en sonnant le tocsin, c’est la fin. L’arrêt du disque sur la platine fait revenir la clarté dans le ciel, un rapide coup d’œil pour s’apercevoir que le vent de l’apocalypse s’en retourne. Il était temps.

Father Merrin a bien pensé son coup. Sa recette est la bonne. Son premier opus a les arguments pour convaincre. Amis métalleux fans de doom, procurez-vous cet EP mais écoutez-le toujours en je tant un coup d’œil à ce qu’il se passe dehors, histoire de ne pas faire entrer dans notre monde une horde de forces maléfiques.

Tracklist :

  • Hellride
  • Dawn of the sixth day
  • Lord of mercy
  • The Albigensian crusade

Pat

www.facebook.com/fathermerrin.doom