Slayer, le 18 juin 2014 au Paloma (Nimes)

Posté le : 03 juillet 2014 par dans la catégorie Lives Reports
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13-24Mercredi 18 juin 2014, alors que certains rassemblent leurs affaires pour le Hellfest qui débutera dans deux jours, votre serviteur prend la route avec Mike et deux amis, en direction la salle nîmoise du Paloma pour une soirée qui marquera à jamais nos esprits. Pour cause, le groupe pour lequel nous avons fait le déplacement n’est autre que Slayer,l’un des groupes du Big Four. Comment ne pas être excité au vu de ce qui nous attend ?

Arrivés de bonne heure pour visiter la belle ville de Nîmes, nous serons vite recalés par la pluie battante. Qui a dit que dans le sud, il faisait toujours beau ? Qu’à cela ne tienne, nous nous dirigeons doucement vers le Paloma. C’est donc vers 18h00 que notre groupe rejoint la vingtaine de spectateurs s’étant mis à l’abri, devant l’entrée de la salle. Nous commençons donc une attente conviviale qui fera passer les deux heures restantes très rapidement. Dès ce moment, les rumeurs sur une première partie vont bon train. Le mieux est encore d’attendre et nous verrons bien à l’intérieur. Les portes s’ouvrent et c’est de manière très tranquille que nous entrons dans cette superbe salle nîmoise. D’emblée, en entrant, nous avons vue sur l’immense artwork de fond de scène. Nous n’aurons le droit qu’au puissant set de Slayer, tant mieux.

Avant de lancer les hostilités, l’un des dirigeants de la salle nîmoise du Paloma se présentera devant nous, pour nous expliquer les problèmes liés depuis quelques semaines avec la future loi, concernant les intermittents du spectacle. Pour cela, rien de tel qu’un petit duo version rap pour faire passer le message. D’ailleurs, cela aura réellement bien fonctionné puisque les deux compères auront chauffé la salle à merveille, tout en pointant du doigt un problème actuel extrêmement grave pour la culture française.

13-39Slayer

Il est environ 21h15 quand les lumières du Paloma s’éteignent et laissent monter l’intro annonçant l’entrée en scène des Américains. D’emblée, la salle prend vie et nous sentons la folie s’emparer des spectateurs à la simple vue du puissant quartet. Car Slayer, qu’on ne présente plus, n’est pas là pour faire de la figuration mais bien pour retourner littéralement le Paloma. Ce que l’on peut d’ores et déjà dire, c’est que la sauce musicale envoyée par la formation s’est bien étalée sur la foule. Si, dans certains concerts, il faut souvent quatre ou cinq titres avant que le public se soulève, un peu comme les spectateurs de Iron Maiden, Metallica, Anthrax, la liste est longue, il ne faut qu’une poignée de secondes pour propulser le public en état de grâce.  Nous entamons la setlist de la soirée par le puissant Hell Awaits qui va commencer par démolir, pièce par pièce, le Paloma. Pour des personnes n’ayant jamais vu ce groupe monstre de la scène Thrash Metal, nous ne pouvons qu’être subjugués par la puissance que dégage le quartet. Nous ne pouvons qu’avoir une pensée pour ce très cher Jeff Hanneman, décédé le 2 mai 2013. Et ce que nous pouvons dire, c’est que Gary Holt, son remplaçant depuis près de trois ans, n’a rien à lui envier tant le talent est là. Après cet aparté nostalgique pour les fans de la première heure, revenons au présent car la guerre dans la fosse fait toujours rage. Pour cause, les Américains enchaînent les titres avec une telle virtuosité que nous devons nous accrocher des deux mains au wagon Slayer. Notamment par la puissance de frappes du batteur Paul Bostaph qui renvoie les spectateurs dans leur vingt-deux mètres, grâce à une technicité qui n’est plus à démontrer, tant le bonhomme à déjà convaincu depuis des années. Mais ce qui est impressionnant, c’est la fraîcheur dont font preuve ces grands groupes, ayant débuté dans les années 80, face à certaines jeunes formations qui, après dix ans de carrière, donnent parfois l’impression d’être désabusées. Après ce deuxième aparté, il est temps pour nous de revenir au présent et de profiter de cet instant car pendant que nos esprits divaguent, la foule est de plus en plus en délire, enchaînant wall of death, circle pits ou encore slams. Le tout en écoutant attentivement chaque titre ravageur proposé par Slayer. Imaginez un peu ce qui peut se passer dans une salle déjà bouillonnante, à limite du sauna et de la13-52 guerre nucléaire, quand Tom Araya annonce le titre Implode, sorti en avril dernier. En quelques millièmes de secondes, l’ambiance qui pourrait être déjà palpable à souhait, monte d’un cran face à la puissance dévastatrice de ce fabuleux titre. On est en droit de penser au prochain album prévu par les Américains, cinq ans après le très bon World Painted Blood. D’ailleurs, dans une setlist avec des titres comme War Ensemble, Postmortem ou Die By The Sword, comment ne pas avoir un petit Raining Blood qui finira de sécher littéralement les nombreux spectateurs venus de la France entière, ainsi que des pays limitrophes. Histoire de finir en beauté avant le rappel, la lame de fond Black Magic mettra en avant la technicité du grand Kerry King à la guitare dès l’intro et nous offrira un solo magistral vers la moitié du set. Quand Black Magic prend fin, c’est un public encore plus excité qui en redemande, si bien que nous n’aurons ni le temps de reprendre nos esprits, ni le temps de souffler. Pour cause, le quartet américain est de retour en moins de tant qu’il n’en faut pour dire « ouf ». Nous finirons cette soirée en apothéose musicale avec les deux titres South Of Heaven et Angel Of Death qui, sur cette dernière, laissera tomber l’artwork du début pour laisser apparaître un fond de scène en hommage à Jeff Hanneman, son nom apposé sur un logo de bière très connu.

Setlist :

  • Hell Awaits
  • The Antichrist
  • Necrophiliac
  • Mandatory Suicide
  • Captor Of Sin
  • War Ensemble
  • Disciple
  • Postmortem
  • Hate Worldwide
  • At Dawn They Sleep
  • Die By The Sword
  • Chemical Warfare
  • Hallowed Point
  • Implode
  • Seasons in The Abyss
  • Dead Skin Mask
  • Raining Blood
  • Black Magic

Rappel :

  • South Of Heaven
  • Angel Of Death

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La soirée s’achève de façon magistrale et détonante comme elle avait commencé mais 1h45 plus tard, les lumières de la salle se rallument, le temps de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre. La salle se vide petit à petit dans une ambiance joyeuse, la foule étant heureuse d’avoir pu assister à un tel spectacle. Un immense merci au Paloma pour l’organisation de cette affiche et en espérant revoir ce lieu magnifique qui risque de voir de nombreuses autres formations s’arrêter sur cette scène.

Elovite