Grave Digger – Return Of The Reaper (Album)

Posté le : 04 juillet 2014 par dans la catégorie Chroniques
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CoverPréparez-vous à entrer dans votre tombe puisque aujourd’hui, nous allons nous intéresser au groupe Grave Digger. Le groupe sort donc son album le 11 juillet et laissera la Mort arpenter nos terres. Ils ont beau ne plus être très jeunes, cela ne les empêche pas de continuer à frapper juste avec chacun de leur nouvel album.

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Genre : Heavy Metal - Sortie : 11 juillet 2014

Genre : Heavy Metal – Sortie : 11 juillet 2014

Comme toujours avec Grave Digger, les pochettes sont en elles-mêmes des œuvres d’arts et celle qui va nous intéresser aujourd’hui, ne fait pas exception à la règle. Le décor prend place dans un cimetière, la nuit tombée. La Mort surgie du portail des Enfers, montée sur un char tracté par deux chevaux démoniaques. Les corbeaux se pressent dans son sillage, tandis que la lune contemple la scène. Cette lune est par ailleurs la seule source de lumière, ce qui rend la pochette sombre. Le nom du groupe ainsi que le nom de l’album étant inscrits en doré, ils sont clairement visibles et ressortent de manière nette sur le fond obscur.

Passons maintenant à l’écoute du cd et des douze titres inédits que nous propose le groupe. Quoi de mieux pour commencer que Return Of The Reaper, introduction éponyme de l’album. Et quoi de mieux pour nous mettre dans l’ambiance qu’un bruit de pluie tombante, donnant l’impression d’être au 18ème siècle avec les calèches, tandis qu’un cri déchire l’air ? Vous l’avez compris, notre amie la Faucheuse est de retour et est prête au massacre. Hell Funeral démarre et l’on se sent immédiatement dans du Heavy avec un rythme rapide, une basse bien présente, des chœurs intéressants et surtout, un refrain facile à retenir ainsi que la mélodie. Cette mélodie réserve des surprises avec des rythmes variés et même un passage de démonstration de talent de guitariste. Bref, tous les bons ingrédients pour headbanguer joyeusement. Continuons avec Tattooed Rider et l’impression d’avoir du Iron Maiden. L’introduction de cette piste hésite entre les cris de damnés et le cri des pneus des riders. La voix de Chris (chanteur, bassiste) semble plus grave que dans les titres précédents. La composante essentielle de ce groupe, repose sur leur complicité que l’on ressent particulièrement sur les chœurs que le quintet aime faire sur les refrains. Les riffs sont assez connus mais efficaces, avec la part belle à la guitare. Quelques touches de clavier et la basse en fond viennent compléter l’utilisation de la batterie qui utilise plus ses caisses claires que ses pédales. Mais le grand intérêt de cette chanson, c’est de se faire emporter dans le monde des bikers américains. Sautons Resurrection Day, non par méchanceté, mais plutôt pour laisser place à une chanson plus intéressante : Season Of Witch. Le titre se lance sur un air de basse et de clavier très doux, tandis que viennent les rejoindre la batterie, la guitare, le petit et court rire sadique d’une sorcière. Cette chanson sonne presque comme du Death Melodic, bien qu’elle soit lente et le grunt assez peu présent. Mais nous pourrions aussi trouver quelques accents à la Lordi dans ce morceau, tant au niveau de la voix du chanteur que des riffs. Avec Road Rage Killer, nous sommes à nouveau propulsés dans le monde des bikers, tandis que le groupe utilise de nombreux tours pour nous le faire ressentir. Silences comme si la moto démarrait mal, bruits de gyrophare ou de crash, utilisation du vibrato pour les pointes de vitesses. Et comme toujours, le refrain vous restera très facilement dans le crâne, parfait pour le live et laisser le public faire le chœur. La piste Dia De Los Muertos est un peu en avance par rapport à la date réelle. Le rythme est cadencé, invariant avec un riff de guitare principal, une batterie peu mise en avant mais quelques notes de clavier et une nouvelle démonstration du talent d’Axel (guitariste) dans un solo. Vient ensuite Death Smiles At All Of Us avec un démarrage au clavier pendant une trentaine de secondes, puis arrive un rythme ultra-rapide avec une voix plus appuyée, des paroles simples et compréhensibles par tous, un solo de guitare à vous retourner la tête et des cervicales en morceaux. Le cd se termine par Nothing To Believe, une ballade au rythme lent ressemblant à un constat sur la vie que la mort viendra libérer. Côté musical, le clavier est devenu l’instrument principal dans une première partie, la batterie sera mise en sourdine et laissera la guitare faire un solo lancinant. On ressent dans la voix du chanteur cette douleur que l’on peut entendre de la même manière dans les instruments, tandis que le groupe laisse planer le silence de la Mort dans les dernières secondes.

En conclusion, le groupe a laissé la faucheuse s’échapper et j’espère qu’elle n’aura pas fait trop de ravages dans les rangs de nos chères têtes chevelues. Ce cd est à la hauteur de ce que l’on peut attendre de Grave Digger et montre un côté progressif dans la musique avec quelques chansons (Season Of Witch, Nothing To Believe). Remercions donc le groupe et Napalm Record pour ce pur moment de bonheur qu’est l’écoute de cet album et laissons-leur le temps d’écrire de nouvelles œuvres aussi réussies.

Diamond

 Tracklist :

  • Return Of The Reaper
  • Hell Funeral
  • Wargod
  • Tattooed Rider
  • Resurrection Day
  • Season Of The Witch
  • Road Rage Killer
  • Grave Desecrator
  • Satan’s Host
  • Dia De Los Muertos
  • Death Smiles At All Of Us
  • Nothing To Believe

Liens :

Facebook : https://www.facebook.com/gravediggerofficial?fref=ts

Site officiel : http://www.grave-digger-clan.com/