Aeresis coverAeresis est originaire de Montluçon, dans l’Allier. Le groupe a vu le jour en début d’année 2011 et a sorti un premier album/démo en cette même fin d’année. Le groupe, inspiré du Metal joué par des groupes du nord, prépare actuellement son deuxième album qui devrait voir le jour prochainement. En attendant, effectuons un petit saut dans le passé pour prendre le pouls de cet album.

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Style : Melodic Death Metal – Sortie : Décembre 2011

Style : Melodic Death Metal – Sortie : décembre 2011

Un coup d’œil à la couverture de cet album, l’artwork est accrocheur avec ce léger sourire affiché sur le crâne. Très réussi. C’est comme avec un cadeau, c’est toujours mieux quand il est bien emballé. Passé ce bon point, cette galette qui se présente à nous est composée de huit morceaux, tous instrumentaux. Encore une fois, rendre une copie faite de titres instrumentaux complique énormément la tâche déjà non aisée du musicien. Car comme chacun sait dans ce cas, seul le talent doit parler, pas de tricherie possible. Alors, avoir la volonté de délivrer huit morceaux relève ici du défi audacieux. La première écoute de l’album dans son intégralité ne permet pas de faire ressortir un ou deux titres en particulier, il faut plutôt voir cet opus comme une œuvre se dégustant dans son ensemble. Bien qu’il s’agisse d’une autoproduction, la qualité sonore est au rendez-vous, et le rendu impressionne quand même quant au résultat. Que renferme donc cet album ? Quantité de bons ingrédients faisant qu’au final, la recette s’avère bonne. La virtuosité côté guitares est au rendez-vous, un guitariste comme Yngwie Malmsteen en serait fier. Ces dernières permettent de voyager au travers de la grammaire Metal distillée par nombres de groupes scandinaves. Ce qui veut aussi dire qu’une ligne terriblement mélodique sévit tout au long des huit morceaux jalonnant cet album. La mélodie sert de fil rouge et vous permet de voyager d’un morceau à l’autre comme autant d’univers que vous pourriez traverser, quitter et y retourner par le biais du titre suivant. La six cordes est terriblement bien maîtrisée techniquement, les harmonies sont superbes et les divers soli de guitare sont autant de flèches décochées avec rapidité et atteignant leur but avec précision. Les changements de rythmes sont bien sûr incessants, élément essentiel lorsque l’on décide de dompter l’instrumental, la double pédale se fait aussi entendre, ajoutant force à la précision. Les influences scandinaves présentes sont empruntées à Ensiferum, Amon Amarth, Children of Bodom et consorts. Une deuxième écoute est nécessaire pour apprécier un contenu aussi riche que celui qui nous est proposé ici. On retiendra les titres Sands of Time, When we were kings et le dernier titre de cette galette, Misanthropy. La richessede ces trois titres résume ce qu’est l’univers d’Aeresis. Un univers où le très bon côtoie le sublime par instants, sentiment conforté en cela par le niveau de jeu très technique proposé à la guitare.

Amis metalleux de tous bords, que vous soyez amateurs d’ultra mélodique, de Thrash ou de Brutal Death, cet album ne saurait vous laisser de marbre. Arrêtez-vous sur ce disque, écoutez-le, imprégnez-vous en pour en apprécier la saveur. Nous attendons maintenant la suite avec impatience. Ce ne sera peut-être pas chose aisée mais la confiance est du côté d’Aeresis.

Tracklist :

  • Sands of time
  • When we were kings
  • Sweet moment in fifth season
  • Memento mori
  • Acoustic interlude
  • Conquered and destroyed
  • Sister of the dark
  • Misanthropy

Pat

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