AMBIANCE-20140809-013Nous voici donc avec une nouvelle édition de ce Sylak version 2014, la quatrième du nom. Saint-Maurice de Gourdans accueille une nouvelle fois l’évènement, à l’extérieur du village. C’est aussi une des rares occasions où un nombre assez important de membres de vos dévoués serviteurs de Sons of Metal étaient présents. Trois jours de festival, commencé dans la boue et la bonne humeur, poursuivi dans le soleil et la toujours même bonne humeur. De la diversité, de l’énergie à revendre, du festif, de bons sets, quelques très bonnes surprises, deux wall of death et une superbe organisation. Seul petit bémol, Moonspell n’a pu venir. Allez, on vous dit tout.

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Vendredi 8 août

Premier jour du festival et sorte de journée d’échauffement qui se joue sur une scène annexe à la scène principale, dédiée aux deux journées suivantes. Les Rolling Muppets ouvrent le bal, accompagnés pour cette première journée, ou plus exactement de cette fin d’après-midi, de cinq autres groupes dont le plus marquant fut Dixit. La première dose d’énergie délivrée véritablement. La soirée s’est terminée avec beaucoup de mousse, celle à base de savon suivie comme son ombre par celle à base de houblon.

The Rolling Muppets

ROLLING MUPPETS-20140808-004Afin de commencer tranquillement et de se mettre en condition, l’organisation du Sylak nous propose The Rolling Muppets en ouverture. Les membres du groupe sont déguisés dans un style ridicule mais hautement comique. L’auto dérision règne sur scène. Dans un style proche du Glam Metal, les Rolling Muppets se dépensent sans compter pour chauffer un public déjà bien garni pour un vendredi soir. Dans la fosse comme sur la scène, ça bouge beaucoup. La chanteuse Kaleene ne cesse d’arpenter les planches tout en tirant sur le public avec un pistolet à eau en forme de pénis, motivant le public en hurlant : « Vous aimez les lapins ? Vous aimez la myxomatose ? ». Et c’est parti pour un titre furieux bourré d’humour. Une jeune femme déguisée en lapine viendra escalader la barrière pour se rapprocher des spectateurs, de temps à autres. Un show plus visuel que musical, bien que la formation lyonnaise ne soit pas mauvaise mais elle mise beaucoup sur la comédie. Un parti pris qui semble réussir. L’ambiance est là, les sourires s’affichent sur les dizaines de festivaliers présents. The Rolling Muppets a parfaitement rempli sa mission avant de laisser sa place au groupe suivant, évoluant dans un registre radicalement différent.

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http://rollingmuppets.free.fr/

Dixit

DIXIT-20140808-005En route pour Dixit, un groupe évoluant dans un style Hardcore. D’entrée, le public s’énerve grâce aux compositions énergiques de cette formation originaire de Lyon. Très rapidement, il va s’avérer que ce concert sera l’un des plus percutants de la soirée, voire même du festival, du moins dans la catégorie « groupes d’ouverture ». Toutefois, vu son niveau de jeu et son aisance scénique, Dixit mériterait d’être placé plus haut sur l’affiche, à l’avenir. Carré, fluide, groovy, impressionnant, les qualitatifs ne manquent pour décrire la performance des Lyonnais. C’est certain, ils ne sont pas venus pour faire de la figuration et ont parfaitement saisi l’opportunité de se mettre en valeur. Le public est conquis, notre rédaction également. Dans la fosse, ça commence à pogoter gentiment pendant que sur scène, les musiciens font monter la tension avec leur musique imprévisible. Une réelle bonne surprise et une prestation des plus remarquables. À revoir au plus vite !

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https://www.facebook.com/Dixitmetal

Hardcore Anal Hydrogen

HARDCORE ANAL HYDROGEN-20140808-001Sous ce patronyme surprenant se cache un autre groupe de Hardcore, lui aussi venu de Lyon pour en découdre sévèrement avec les festivaliers. Ces derniers ne seront pas déçus du voyage, tant Hardcore Anal Hydrogen va envoyer du lourd. À l’instar du groupe précédent, les Lyonnais vont tout faire pour laisser un souvenir impérissable aux spectateurs. D’entrée, ça envoie sec. Le groupe est concentré, appliqué et le chanteur Sacha ne manque pas une occasion d’inciter le public à se remuer. Ce dernier n’a aucun mal à le faire, bien chauffé par Dixit quelques minutes auparavant. Efficace et prompt à mettre le souk, Hardcore Anal Hydrogen réussit parfaitement son passage. À revoir sur une plus grande scène, afin de constater les dégâts que ces Lyonnais sont capables de provoquer.

http://hardcoreanalhydrogen.com/

 Sleekstain

SLEEKSTAIN-20140808-011Changement de style musical avec les Genevois de Sleekstain. Cette fois, ce n’est plus le Hardcore qui va faire bouger le public, mais bien le Sleaze Hard Rock groovy. Il serait facile de faire des similitudes avec des groupes comme Koritni, Steel Panther (pour le côté Sleaze) ou encore Rose Tattoo, mais Sleekstain à son groove bien à lui. Rapidement, le public adhère aux compositions rock n’ rollesques du combo et la fosse devient bouillonnante. Ryff, au chant, tient littéralement le public dans sa main. Avec ses airs de Joel O’Keeffe (Airbourne) et son timbre de voix typiquement Rock, impressionne par ses capacités vocales et son aisance. Très charismatique, le vocaliste devient le centre d’attention, rôle toutefois partagé avec le guitariste Rob, grâce à sa maîtrise technique. Les chansons se succèdent à un rythme effréné comme les perles sur un collier confectionné par un joaillier renommé. Disons-le clairement, en continuant sur cette voie et en maintenant le niveau, Sleekstain a toutes les chances de devenir un groupe incontournable, sans crier toutefois au génie ou au successeur d’AC/DC. Une formation à suivre de très près.

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http://www.sleekstain.com/

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Bounty Hunter

BOUNTY HUNTER-20140808-005Place au Grind bien sale de Bounty Hunter, un quatuor originaire de Lyon. Sans crier gare, le combo nous en met plein les oreilles avec ses compositions ultra violentes. Les chansons, très courtes pour la majorité, captent l’attention des spectateurs et les pogos commencent à apparaître dans la mousse, déversée régulièrement sur les festivaliers. Les Bounty Hunter nous offre une performance carrée et énergique. L’ennui ne se fait jamais sentir et les quarante cinq minutes défilent très vite. Qu’on soit fan de Grind ou non, force est de reconnaître que ce groupe connaît son affaire et ne doit pas relâcher ses efforts.

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https://www.facebook.com/thetruebountyhunter?fref=ts

Dancefloor Disaster

DANCEFLOOR DISASTER-20140808-002Il faut patienter plusieurs dizaines de minutes avant de pouvoir découvrir le set complètement décalé de Dancefloor Disaster. Une longue attente provoquée par un problème technique touchant la scène annexe. Une fois le problème résolu, les Nantais peuvent enfin monter sur les planches et provoquer le plus gros carnage de cette première soirée, grâce à leur Club Metal. Pour ceux qui ne connaissent pas cette formation, Dancefloor Disaster reprend des hits populaires de la musique Dance-Electro des années 80 à nos jours, le tout dans un esprit très décontracté. Que vous ayez 18 ans ou 40 ans, vous reconnaîtrez et apprécierez certainement les versions Metal de Gangnam Style (Psy), Ski-ba-bop-ba-dop-bop (John Scatman) ou encore The Rhythm Of The Night (Corona). Si une pointe de nostalgie se fait sentir pour ceux, comme votre serviteur, nés dans les années 80 et ayant découvert ces tubes grâce à l’émission Hit Machine sur M6 le samedi matin, cette émotion disparaît rapidement pour se laisser entraîner par le groupe nantais. Car non content de reprendre ces chansons, Dancefloor Disaster les transforment et leur donnent une seconde jeunesse, avec un côté plus musclé, musicalement parlant. C’est une prestation très dynamique qui se joue devant nous qui sommes noyés par la mousse de plus en plus abondante à nos pieds, montant jusqu’aux genoux. En parlant de mousse, d’ailleurs, le groupe demandera aux spectateurs de réaliser le premier wall of death du festival, dans la mousse ! À l’impact, c’est une immense colonne de savon qui explose en l’air. Un festivalier sera porté par le public pour être placé juste sous le système projetant la mousse, noyant ainsi le pauvre spectateur qui n’en demandait pas tant. Ou peut-être que si. Quoiqu’il en soit, le concert des Nantais se déroule dans une ambiance excellente, mélangeant le style Club à l’environnement purement Metal. Un concert incroyable, mené tambour battant par des musiciens au point techniquement.

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https://myspace.com/dancefloor-disaster

C’est dans la mousse de savon et la mousse de houblon que se termine cette première journée. Nous avons évité un orage de justesse, la météo dans la région étant particulièrement exécrable depuis plusieurs jours. La météo annonce justement des orages très violents pour le lendemain, avec des rafales de vent à plus de 100 km/h. Pour l’instant, savourons le plaisir d’entamer ce festival. Avant de partir, il faudra aider quelques automobilistes coincés dans la boue, les parkings étant placés dans des champs imbibés d’eau.

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Samedi 9 août

Il est 11h00 lorsque les portes du Sylak s’ouvrent sous un ciel relativement clément. Quelques nuages sont présents mais nous sommes loin des orages prévus par Météo France. Une chance pour nous ! Quelques centaines de festivaliers sont déjà présents et commencent à s’approcher de la scène principale, désormais la seule et unique (la scène annexe fut démontée durant la nuit afin de libérer l’espace), lorsque le groupe Sekt exécute ses balances. Une demi-heure et un café plus tard, le festival débute réellement sous une lumière estivale.

Sekt

SETK-20140809-005C’est avec le Doom/Sludge de Sekt que nous entamons cette deuxième journée. Le son est lourd, pesant, grave et donne toute sa mesure à la mesure inquiétante du combo. L’ambiance est posée et les spectateurs y adhèrent sans problème. Le chanteur se blesse volontairement au front à l’aide de son micro, un filet de sang se met alors à couler le long de son visage. Les musiciens sont appliqués sur leurs compositions et gardent continuellement un contact visuel avec le public. Nous avons là un show puissant et captivant, donné par des musiciens dévoués. Une ouverture parfaite avec un son équilibré et un public déjà bien en voix. Le Sylak commence sur une très bonne note.

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https://www.facebook.com/theofficalsekt?ref=ts&fref=ts

Hypnos

HYPNOS-20140809-003Lorsque j’ai vu ce groupe pour la première fois en concert, ce fut à l’hôtel de la musique, à Villeurbanne, en octobre 2013. La prestation de ce groupe lyonnais fut particulièrement désagréable, en raison d’un volume sonore assourdissant et d’une implication artistique discutable, provoquant un désintérêt total de la part du public. Aujourd’hui, Hypnos s’est montré sous un meilleur jour et a donné le meilleur de lui-même. Motivé et très appliqué, le groupe aura rapidement rallié les avis favorables du public et de votre serviteur. Le Post Metal joué par cette formation trouve un écho auprès des spectateurs qui tombent les uns après les autres dans l’univers torturé et morbide d’Hypnos. D’autres y seront plus réfractaires. Normal, tous les goûts sont dans la nature. Complètement possédé, la chanteur semble avoir le visage tordu par la souffrance, parfaitement retranscrite par la musique. La peine trouve en ces Lyonnais un messager idéal. Hypnos nous livre une prestation remarquable, bien au-dessus de ce à quoi nous nous attendions.

http://www.hypnosband.com/

 Recueil Morbide

Les peRECUEIL MORBIDE-20140809-003tits gars de Montbéliard se sont chargés d’allumer le premier incendie de cette journée. Malgré une programmation tôt dans l’après-midi, cela n’a aucunement gêné le combo. Délivrant son Death Metal de façon très efficace à l’audience présente. Qu’on se le dise, la musique de Recueil Morbide se joue à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Tant mieux !

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https://www.facebook.com/RecueilMorbide?fref=ts

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No Return

NO RETURN-20140809-002Les braises encore ardentes laissées par le précédent groupe repartent de plus belle, donnant là encore un deuxième incendie d’une grande violence. Les Parisiens investissent la scène et dès les premières notes, une certaine furie s’empare de la foule présente. La faute à qui ? Aux deux guitaristes pyromanes se servant de leurs instruments comme autant de lance-flammes. Le Thrash Metal délivré sur scène fait monter l’ambiance de quelques degrés de plus. Un set trop court qui aurait mérité plus de temps mais l’ambiance était là. Merci les gars et à très bientôt.

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https://www.facebook.com/No.Return.Thrash?fref=ts

Mononc’Serge

Premier artiste « décalé » dans cette programmation Metal du week-end, le joyeux drille venu de la belle province aura marqué son passage par des textes hauts en couleur, à l’humour très québécois. Ce n’était pas chose aisée de passer après deux groupes de Death/Thrash mais il faut avouer que ce dernier s’en est plutôt pas mal sorti. Ce n’était pas gagné d’avance mais le public, bon public, lui a bien facilité la tâche et c’est tant mieux.

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https://www.facebook.com/mononcserge?fref=ts

Koritni

KORITNI-20140809-001Le combo australien nous a réservé une sacrée surprise ! Et cette dernière n’est pas arrivée immédiatement aux yeux de tous. Le bassiste sur scène n’était autre que Vivi, le bassiste du légendaire Trust. Non contents de nous réserver cette surprise, leur musique a été visiblement très appréciée du public. Le son n’était pas au mieux mais un titre comme Better Off Dead s’est avéré très efficace. Le moment de bravoure pour nous autres, Français, n’a été rien d’autre que la reprise d’Antisocial. Pas celle de Trust mais la version délivrée par Anthrax il y a de cela maintenant quelques années (sur l’album State Of Euphoria, 1988). Un brin de nostalgie s’est fait jour dans l’œil de certains metalleux, pour les plus anciens d’entre nous. Koritni a délivré au public présent un très bon set. Notons toutefois un léger bémol, le son trop dans les graves aura fait perdre un peu de peps au Hard Rock de ce groupe et aux soli d’Eddy Santacreu. Un groupe à revoir.

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http://www.koritni.com/

Evergreen Terrace

EVERGREEN TERRACE-20140809-004C’est maintenant au tour des Floridiens d’Evergreen Terrace de monter sur les planches. Acclamés dès leur arrivée, les Américains ont livré une prestation excellente, menée par un Andrew Carey en forme vocalement et physiquement. Les spectateurs se pressent au devant de la scène et à raison : Evergreen Terrace donne son unique concert français, ici au Sylak, dans le cadre de son European Tour. Pour ceux qui les ont raté, il vous faudra vous déplacer en Allemagne ou au Royaume-Uni (dates visibles sur la page facebook du groupe). Pour l’instant, les Américains mettent l’ambiance et quelle ambiance ! Les slammers sont nombreux et un circle pit est lancé près des barrières. Sur scène, ça bouge tout autant. Le chanteur arpente la scène, ne tenant jamais en place plus d’une seconde, le batteur jouant avec ses baguettes, les lançant en l’air d’une main pour ensuite les rattraper de l’autre… Autant visuellement que musicalement, Evergreen Terrace met le paquet et à bien l’intention de nous laisser partir avec une forte impression. C’est propre, carré, énergique. Que dire de plus ? Rien, Evergreen Terrace s’en est chargé pour nous.

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https://www.facebook.com/EvergreenTerrace?fref=ts

Benighted

BENINGHTED-20140809-004Le passage du groupe était très attendu par beaucoup. Depuis un certain temps, le groupe est monté en puissance depuis son deuxième album, Psychose, et c’est maintenant une cohorte de fans qui a pris faits et cause pour le groupe. Cerise sur le gâteau, les Stéphanois enregistraient leur DVD ce jour. C’est dire si la motivation était au rendez-vous, aussi bien au sein du groupe que dans le public. Et de motivation, il y a eu ! Julien, chanteur de son état, n’a eu de cesse d’haranguer un public déjà conquis par avance. Le fait de savoir que le concert servirait de support au DVD n’a fait que décupler les forces des spectateurs. Il y avait l’énergie bien sûr, une batterie plus rapide qu’un orgue de Staline, l’ambiance et le public étaient là pour mettre le feu. Partie gagnée.

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https://www.facebook.com/brutalbenighted?fref=ts

Phil Campbell’s All Star Band

PHILL CAMPBELL-20140809-001Le légendaire guitariste de Motörhead venait nous rendre visite avec ses amis, ce soir. Soirée placée sous le signe du Rock n’Roll, Phil Campbell et ses potes nous ont délivré une bonne rasade de Rock. Bien sûr, des titres de la bande à Lemmy furent joués, comme Killed By Death, Over The Top (quelle fureur sur ce titre !), Orgasmatron, le rare Over Your Shoulder (extrait du controversé Sacrifice, 1995) et pour le final, Ace Of Spades et son refrain reprit magistralement par le public, mais pas seulement ! Des titres empruntés aux répertoires de Black Sabbath, Ted Nugent, Led Zeppelin et même les Rolling Stones se sont fait entendre. Cat Scratch Fever du grand américain déjanté qu’est Ted Nugent est bien trop rare à entendre pour être passé sous silence. Le public sembla assez conquis par le tiers du set consacré à Motörhead. Phil Campbell peut tout jouer, se payant même le luxe de reprendre Jumpin’ Jack Flash des Stones ainsi que Communication Breakdown de Led Zep’. Le lourd Orgasmatron a même été joué, titre trop rare lui aussi, seule la voix différait. Mais n’est pas Lemmy qui veut non plus et ce n’était pas le but ici, d’ailleurs. Nous avons pu découvrir une nouvelle interprétation de tous ces classiques du Rock, grâce à un groupe qui possède une grande expérience du groove. Il n’empêche que le moment a été bon. Merci Phil !

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https://www.facebook.com/PhilCampbellsAllStarrBand?fref=ts

Les intermittents prennent la parole, avant le concert de Gojira.

Les intermittents prennent la parole, avant le concert de Gojira.

 

Gojira

GOJIRA-20140809-002Durant l’installation de la scène, quelques intermittents se présentent devant nous et prennent le micro pour expliquer leur situation et les changements prévus de leur statut. Le public, réceptif et attentif, applaudit cette prise de parole et encourage les intermittents à continuer la lutte. Une fois le discours terminé, les intermittents reprennent le travail pour nous permettre de voir la tête d’affiche de cette journée.

Voici le moment attendu de tous en ce samedi soir. Le passage de Gojira, groupe que l’on ne présente plus, était très attendu par l’ensemble du public. Et ce dernier n’a pas été déçu. Malgré un Jo Duplantier semblant moins en forme qu’à l’habitude, le set s’est montré d’une terrible efficacité et nous avons eu droit à un show très pro. Les titres furent délivrés en rafale. Toujours une mention spéciale pour The Heaviest Matter Of The Universe, une des marques de fabrique du combo. Dès cet instant, la température est vraiment montée d’un cran pour atteindre son paroxysme sur Flying Whales. Moment précis où le chanteur a demandé et obtenu un wall of death du plus bel effet et respecté par le public entier, partant des barrières pour finir jusqu’à la régie son. Fracas, décibels, sueur ont accompagné le set de Gojira jusqu’à son terme. Le groupe a pris une autre dimension depuis quelques années maintenant, une nouvelle preuve nous en a été faite sous nos yeux. La prestation était belle, le public conquis.

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http://www.gojira-music.com/

Ainsi se termine la deuxième journée du festival. La température monta graduellement tout au long, pour finir dans la fournaise provoquée par Gojira. Notons la regrettable annulation de Moonspell, due à une grève des contrôleurs aériens portugais.

Dimanche 10 août

Cette troisième et dernière journée du Sylak sera consacrée, essentiellement, au Stoner et au Doom. C’est sous un ciel incertain mais globalement clément que nous arrivons sur le site. Apparemment, la nuit fut alcoolisée pour beaucoup de festivaliers car peu d’entre eux sont présents lorsque les portes s’ouvrent. Heureusement, nous les verrons arriver en nombre au fur et à mesure de la journée. Approchons-nous de la barrière pour assister au concert d’ouverture, celui des prometteurs Space Fisters.

Space Fisters

SPACE FISTERS-20140810-002Si vous suivez notre actualité, vous aurez certainement lu plusieurs fois ce nom : Space Fisters. En effet, notre équipe a déjà pu assister à plusieurs de leurs concerts et ce n’est pas prêt d’arrêter, vu que les Hauts Savoyards seront au Blizzard Mountain’s Fest, évènement auquel assistera Sons Of Metal les 2 et 3 octobre prochains. Au fil de leurs performances, nous avions déjà constaté que Space Fisters progressait fortement et nous en avons encore la preuve ce matin. En effet, Clément (basse et chant), Robin (guitare) et Léo (batterie) nous livre un concert de haute voltige. La technique du trio est impressionnante, l’interprétation impeccable. Il faut voir Clément s’approprier sa Rickenbacker rutilante et user du fuzz pour nous pondre des riffs groovy et planants. À ses côtés, Robin, lui aussi adepte du fuzz, assure des soli recherchés mais toute l’attention est focalisée sur le jeu du bassiste, complètement possédé par la musique. Si l’on peut reprocher un manque de contact avec le public, nous ne pouvons en revanche que saluer la maîtrise technique et la musicalité dont fait preuve le trio savoyard. Aucune fausse note, aucun temps mort, tout s’enchaîne naturellement. À noter que le set de Space Fisters est principalement instrumental, de rares paroles ponctuent deux ou trois titres, guère plus. Mais là n’est pas l’essentiel. Il se cache dans les intervalles subtils, les notes fantômes, les puissants barrés alimentés au fuzz typique des seventies. Le tout est à chercher les yeux fermés et face aux enceintes, bien sûr. Seul reproche : le volume assourdissant n’a fait qu’amoindrir l’impact de la musique du groupe.

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https://www.facebook.com/SpaceFisters?fref=ts

Flayed

FLAYED-20140810-004Après un concert psychédélique remarquable, voici le tour des Viennois de Flayed. Point de Stoner ou de Rock psyché cette fois, c’est du pur Rock n’ Roll qui nous seras servi. Après quelques minutes d’installation qui augurent que du bon, le public se rassemble devant la scène. Soudainement, Flayed débute son concert et la voix légèrement éraillée de Renato nous rappelle les années glorieuses du Rock n’ Roll, celles qui ont vu éclore des artistes intemporels comme Jerry Lee Lewis, Little Richard et tant d’autres. Le vocaliste est ses complices sont en forme et s’approprient rapidement la scène. En l’espace d’une chanson, le public est conquis. Il suffit d’écouter Son Of Sickness ou Machine Fun pour comprendre cet engouement soudain. L’interprétation est d’une justesse épatante, l’énergie dégagée par le quintet est presque palpable. On se laisse bercer par la voix de Renato, les guitares tranchantes et la basse grondante. Certains spectateurs se mettent à danser au son de ce Rock entraînant. Nous aimerions bien accompagner ce groupe plus longtemps mais toutes les bonnes choses ont une fin. La fin sera marquée par un saut de Renato, ce dernier demandant au public de se serrer avant de prendre son élan et de sauter un fossé de deux mètres pour atterrir sur les spectateurs. Un groupe à découvrir au plus vite !

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https://www.reverbnation.com/flayed666

General Cluster

GENERAL CLUSTER-20140810-009Dernier groupe français de cette journée et du festival, General Cluster monte sur les planches alors que le soleil commence à chauffer les têtes des festivaliers. À l’instar de Space Fisters, General Cluster s’est retrouvé dans nos articles à plusieurs reprises avec, à chaque fois, une bonne impression. Mais c’était toujours sur de petites scènes ou des cafés-concerts. Cette fois, les Grenoblois affrontent une grande scène et un public désormais bien garni. Loin de se laisser impressionner, le quintet démarre son concert en trombe avec la chanson Liar, une des plus rapides de son répertoire et qui fut l’objet d’un clip dénonciateur, disponible sur Youtube. General Cluster marque un bon point, celui du démarrage le plus nerveux et le public aime ! Les Grenoblois ne s’arrêtent pas en si bon chemin et enchaînent avec les morceaux Beer & Breast, General Cluster, Only For The Brave… Si le son les sert bien et l’interprétation carrée, il n’y a toutefois pas beaucoup de dynamisme sur la scène. Hormis Damien (chant) et Sylvain (basse), personne ne bouge vraiment. Mais ne soyons durs pour autant, General Cluster, outre son manque d’aisance sur une si grande scène, réussit son passage haut la main, devant un public acquis à sa cause.

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https://myspace.com/generalclustercrew

Church Of Misery

CHURCH OF MISERY-20140810-002Voilà une des grandes et bonnes surprises du festival. Le quatuor venu du pays du soleil levant a abreuvé le public d’un Stoner/Doom détonnant. Le passage de ces Nippons a littéralement captivé la foule. La prestance et la prestation des musiciens y est pour beaucoup. Du bassiste tenant sa basse au niveau des genoux au chanteur qui semblait en état de transe permanent, tout a été très bon sur le set des Japonais. Des compositions d’une grande richesse, une interprétation sans accrocs, les quatre samouraïs ont réussi à créer une ambiance réellement spéciale lors de leur set. Le public du Sylak a reçu une grosse claque, rien moins que ça. Il nous tarde de les revoir sur scène très rapidement. Respect.

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http://www.churchofmisery.net/

Misery Index

MISERY INDEX-20140810-002Voilà aussi une bonne claque délivrée par les Américains originaires de Baltimore. On savait le show quasi gagné d’avance, car la puissance délivrée par le groupe pour atteindre son but atteint toujours la cible. Leur passage au Sylak n’a pas fait exception à la règle. Les acolytes de Mark Kloeppel ont délivré leur rage et vomi leur Death Metal sur les pauvres têtes du public. Le passage du groupe aura marqué les esprits. Du travail bien fait.

https://www.facebook.com/MiseryIndex?fref=ts

The Real McKenzies

THE REAL MCKENZIE-20140810-006Voilà une autre bonne surprise du week-end. Pas exactement une surprise d’ailleurs car qui connaît le groupe, sait à quoi s’attendre. Ce sera festif, qu’ils disaient. Croyez-nous, ça l’a été ! Dès le début du show, le groupe demande au public d’avoir la même énergie que celle qui a permis aux Ecossais de battre les troupes anglaises du Prince Edouard (lors de la bataille du pont de Stirling, en 1297, ndlr) ! Le groupe celtique-punk-de-gars-en-kilts a joué son rôle à la perfection. Emmené par un Paul McKenzie au sommet de sa forme, le groupe canadien possède une mentalité toute écossaise composée d’un mélange de fête, de bière, de haine envers la reine d’Angleterre et enfin d’être nus sous leurs kilts. Etre au premier rang permet d’ailleurs de vérifier de visu qu’ils sont cul-nu. Le chanteur ne s’en prive pas d’ailleurs en montrant son séant à qui veut bien le voir. Mais le visuel s’accompagne aussi d’une musique pleine d’énergie et de bonne humeur, agrémenté d’une cornemuse la plupart du temps. Les textes et les paroles délivrées entre les morceaux valent aussi leur pesant d’or. Faites de récits basés sur des faits historiques, on sent la rancœur envers la perfide Albion. Le set se déroulera dans la bonne humeur la plus totale jusqu’à la dernière note, Paul insistant même auprès de la sécurité pour faire monter sur scène un spectateur portant un masque de poulet. Bravo.

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http://www.realmckenzies.com/

Dew Scented

Un poids lourd s’avance maintenant pour prendre possession de la scène. Les Teutons ont à leur actif plus de vingt années d’une carrière bien remplie et investissent la scène pour y délivrer leur Thrash Metal. Leif Jensen, vocaliste du combo, prévient la foule que leur matériel s’est égaré entre deux aéroports et s’excuse par avance des désagréments qui pourraient survenir durant leur set. Dépanné en matériel par, entre autres, les frenchies de Recueil Morbide, les Allemands semblèrent s’accommoder de cela et ont délivré leur set sans coup-férir, tout en ne manquant pas de remercier Recueil Morbide au terme du concert. Le public adhère et le fait que le chanteur s’exprime en français, ajoute à l’intérêt du public pour le show du groupe. Le combo aura déroulé ses titres sans temps mort. Prestation convaincante.

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https://www.facebook.com/dewscented?fref=ts

Red Fang

RED FANG-20140810-008C’est un nouveau changement de braquet qui s’annonce sur scène. Les Américains originaires de l’Oregon se sont hissés bien haut à ce jour, après pratiquement une dizaine d’années d’existence. Le Stoner Heavy que propose le groupe est d’un niveau tendant à l’exceptionnel. Ceux qui ont déjà vu le groupe sur scène savent ce qu’il en est. La prestation de ce soir n’a pas fait exception à la règle, Bryan Giles (chant, guitare) s’est montré dans une forme étincelante et l’énergie transpire ce soir au niveau des quatre musiciens. C’est une nouvelle claque qui nous est donnée ce soir. L’alchimie entre les membres du groupe est totale et cette dernière s’est communiquée au public. Le show n’aura été qu’une communion totale avec la foule. Voir le groupe sur scène est un pur bonheur. Nous avons eu la chance d’assister à cela. On aime Red Fang, il ne peut en être autrement.

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http://redfang.net/

Coroner

CORONER-20140810-001Voilà une autre légende qui investit la scène. Après tant d’années au service du Metal, la formation originaire de Zurich prend possession des lieux pour balancer à la face du public son Thrash Metal qui a fait son succès. Le set se déroule de manière professionnelle, ce n’était pas un mauvais show, pas extraordinaire non plus, Ron Boder et ses compères n’ont pas semblé au sommet de leur forme mais leur set s’est tout de même avéré plaisant. Coroner est de ces groupes qui perdurent car ils sont authentiques, à l’image de leur show de ce soir, il ne leur aura manqué que la petite étincelle qui les aurait fait basculer dans la catégorie des monstres.

http://www.coroner-reunion.com/

Turbonegro

TURBONEGRO-20140810-002Cette quatrième édition du Sylak touche à sa fin et c’est aux Norvégiens de Turbonegro à qui revient la charge d’y mettre un terme. Et de quelle manière ! Durant toute la journée, nous avons vu déambuler sur le site plusieurs festivaliers vêtus d’une veste en denim, ornée de l’inscription « Turbojugend » (jeunesse turbo), un peu comme les motards membres d’une bande organisée en « chapitres ». Ces fans inconditionnels de Turbonegro étaient bien évidemment aux premières loges, alors même que les balances n’étaient pas encore terminées. Le concert débute avec fracas, Tony Sylvester (chant) se jetant à l’assaut du public. Nous constatons d’emblée que le groupe affiche une forme exceptionnelle. Ces fans également puisque sur chaque couplet, chaque refrain, nous pouvons entendre des spectateurs reprendre les paroles à l’unisson avec Sylvester. Le son est très bon et les hymnes s’enchaînent inlassablement. Pas de temps mort avec les Norvégiens, il ne faut pas laisser retomber l’ambiance. Le chanteur s’essaye avec succès à notre langue pour introduire les chansons, souvent écrites avec le second degré : « C’est une chanson pour l’amour anal, du derrière ! ». Voilà qui est dit. Une performance excellente, menée tambour battant et reçue avec beaucoup de plaisir par le public. Voilà qui clôt le quatrième chapitre du Sylak, de la plus belle des manières.

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https://www.facebook.com/TurbonegroHQ?fref=ts

 

Les lumières s’éteignent, les haut-parleurs se taisent, les intermittents commencent à ranger le matériel et les derniers musiciens s’en vont à l’espace VIP profiter d’une soirée qui s’annonce longue. Les festivaliers quittent le site. Certains prennent la voiture, d’autres vont au camping pour continuer la soirée ou dormir. Le temps reprend son cours normal, des gouttes de pluie se font sentir, quelques éclairs illuminent l’horizon éclairé par la pleine lune et des étoiles esseulées. Le Sylak 2014 est fini. La fête est finie. Elle reprendra pour certains, que ce soit avec un concert dans un bar de la région ou au Motocultor qui se profile au lointain. Quoiqu’il en soit, Sons Of Metal y sera pour vous faire partager ce trésor qu’est la culture. Un trésor mis en valeur par cette équipe de passionnés qui ont réalisé le Sylak, n’ayant de cesse de grandir, de se professionnaliser pour le plus grand bonheur des passionnés que nous sommes. Une page se tourne mais une autre s’ouvre. À ce jour, nous ne savons pas quels groupes seront programmés pour la cinquième édition mais à n’en pas douter, elle sera excellente comme cette année et celle d’avant.

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Tous nos remerciements et nos félicitations à l’équipe du Sylak, les organisateurs, bénévoles, intermittents… Vous avez réalisé un travail colossal et de grande qualité. Bravo à vous tous et à l’année prochaine !

Récit de Pat et Kouni

Photos de Kouni

  1. […] personnes dans la salle ! Triste mais vrai. Pourtant, Space Fisters mérite bien plus comme lors de son passage très remarqué (et assourdissant) au Sylak 2014. Là aussi, le son est puissant mais le réglage est plus raisonnable qu’au Sylak (ndla : […]