Derdian – Human Reset (Album)

Posté le : 02 septembre 2014 par dans la catégorie Chroniques
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CoverIntéressons nous au Metal venu de l’autre côté des Alpes, j’ai nommé Derdian, groupe italien de Symphonic Power Metal. Ce nouvel album signe aussi le retour du bassiste Marco Bianfi après quatre ans d’absence.

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Genre : Symphonic Power Metal - Sortie : 23 juillet 2014

Genre : Symphonic Power Metal – Sortie : 23 juillet 2014

Commençons avec la pochette et une humanité détruite. Un OVNI plane au dessus d’une cité détruite, tandis qu’un humain sort d’une caverne. Le nom du groupe, avec son double « d » entourant un diamant est positionné en haut de manière excentrée. Au recto, le dessin est plus sombre avec toujours le rappel de l’OVNI et de la destruction de l’espèce humaine ainsi que deux personnes assises sur le sol.

L’album est lancé par une introduction mélodieuse et sans paroles. La seconde, Human Reset, démarre instantanément derrière. Derdian propose une musique pleine de sons de claviers, des riffs tranchants et une batterie en double pédale surexploitée. On se sent immédiatement pris dans le morceau grâce aux voix ensorcelantes d’Ivan et d’Enrico. Ces mêmes voix qui sont par ailleurs très changeantes passant du grave presque growlé, à du chant clair presque féminin. Le texte de cette chanson illustre très clairement la pochette, le titre de la chanson et de l’album tout en prônant le retour à la nature sauvage pour échapper à la destruction. Continuons avec le titre Mafia, avec des soli de guitares poussées dans les aigus, une batterie assez étouffée, une voix claire mais avec quelques variations et des chœurs tandis que la basse s’entend peu. La chanson s’étire un peu en longueur, même si l’on sent la maîtrise technique des artistes aux alentours des quatre minutes avec des sons changeant de manière radicale la piste. Le morceau suivant, These Rails Will Bleed est celui qui sublime cet album avec une introduction au clavier de quelques secondes, reprise ensuite par les guitares et sera réutilisée pour les refrains. La batterie, quant à elle, arrive en force, se lâchant sur tous ses fûts et particulièrement la double pédale. La chanson est extrêmement rythmée, sans temps mort avec une bonne incitation au headbang. Le son est tout de même étudié pour être sinistre et rester en accord avec les paroles, celles-ci narrant l’histoire d’un homme qui décide de se suicider devant un train. Passons à Write Your Epitaph, une autre piste aux paroles sombres et qui reprend la couverture de l’album puisque nous avons ici les extraterrestres qui ont décidés de détruire l’humanité. La chanson est douce, bien que Ivan soit à la limite du cri, les guitares et la batterie sont sur des rythmes rapides tandis que le groupe s’emploie à insérer des bruits différents : ici, le rire maléfique extraterrestre et un  »Bye-Bye » révélateur. Avec Alone, la chanson la plus longue de l’album (plus de sept minutes), nous avons un retour du Power fait de manière sombre avec cette fois une basse bien présente, une batterie utilisant plus ses cymbales. Le titre est composé de passages très lourd niveau guitare et d’autres plus aériens. S’ensuit Delirium, un instrumental qui, comme son nom l’indique, est un condensé de délires de guitares, de batterie et le bruit d’une bouteille de verre brisée. L’album se conclut sur My Life Back, une chanson composée d’une moitié de douceur mélodique et l’autre moitié de Heavy Power. Le groupe aimant mêler des sonorités étranges à sa musique, ce coup-ci le départ ressemble à un tourne-disque. La suite est une petite mélodie au piano avec la voix douce du chanteur pour ensuite avoir des notes devenant graves et l’arrivée soudaine des guitares et de la batterie. Heavy Power car les guitares sont clairement dans cette optique tandis que la batterie accompagnée de la basse nous donne cette impression de lourdeur, cette envie irrésistible de se lâcher et d’headbanguer. Pour garder un lien avec la première partie, le clavier est toujours présent et sait se faire respecter parmi ses congénères. La chanson se termine telle qu’elle a commencée, sur la mélodie de clavier et un son qui tend à disparaître.

Pour conclure, il s’avère que le groupe lâche un peu le style Power pour ce concentrer sur des nouveautés et surtout sur du Symphonic/Melodic. L’Italie ne produit donc pas que du bon vin mais aussi de bons groupes comme nous le prouve Derdian, avec tout de même un petit bémol sur la basse, pas souvent audible.

Diamond

Tracklist :

  • Eclipse
  • Human Reset
  • In Everything
  • Mafia
  • These Rails Will Bleed
  • Absolute Power
  • Write Your Epitaph
  • Music Is Life
  • Gods Don’t Give A Damn
  • After The Storm
  • Alone
  • Delirium
  • My Life Back

Liens :

Site officiel : http://www.derdian.com/

Facebook : https://www.facebook.com/Derdian?fref=ts