The Butcher's Rodeo coverThe Butcher’s Rodeo (un bien joli nom) a vu le jour en 2010 et est originaire de Paris. Le groupe est composé de Vince au chant, de Tonio et Kwet aux guitares, de Junior à la basse et de Thom à la batterie. Le quintet vient nous livrer son album après un premier EP, Like A Hobo Bison, sorti en 2011. Tout cela sent la poudre et la tempête. Amis metalleux, préparez-vous, on y va.

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Style : Hobo Core – Sortie : 2014

Style : Hobo Core – Sortie : 2014

« Hobo core » qu’ils disaient. Petit explicatif pour ce trait d’humour : on peut traduire hobo par vagabond ou équivalent. Ceci étant dit, jetons un rapide coup d’œil à la pochette de cet album qui ne laissera personne de marbre. C’est la classe, rien d’autre. Abordons maintenant le côté musical de la chose. Autant le dire d’emblée, si vous souhaitez écouter ou faire écouter quelque chose à quelqu’un que vous aimez ou que vous détestez, ne cherchez pas plus loin, cet album est fait pour vous ! The Curse, le premier titre, est un bon résumé de l’album et la parfaite entrée en matière de ce dernier. Le chant fait de hurlements et passages tout en finesse fait mouche d’entrée. Quant à la musique de cet album, elle est équivalente en puissance à un coup de hache asséné sur une cagette par un bûcheron de cent dix kilos. Autant vous dire que c’est radical et définitif. Les aficionados de The Dillinger Escape Plan seront servis avec The Butcher’s Rodeo. Vous pouvez y plonger dedans sans aucune hésitation ! La musique proposée, toute en rupture, éminemment technique, semble avoir trouvé l’équilibre entre normalité des choses et asile psychiatrique, The Mutiny en est un parfait exemple. Il est aussi primordial de signaler l’importance de la production et du mixage apportée à cet opus. Le travail effectué sur le son est excellent. Il aurait été difficile de faire mieux quant à la façon dont a été canalisée l’énergie du groupe. Le tout est parfaitement restitué. Voilà ce qu’est la qualité ! Cet album va faire le bonheur des kinésithérapeutes et autres ostéopathes, véritable tuerie sans fin, cet opus a le pouvoir de briser la nuque d’un buffle dès les premières notes. Vous ferez écouter Blind Army à votre buffle, votre voisin que vous n’aimez pas, votre prof ou je ne sais qui et le tour sera joué. Il existe beaucoup de démesure chez ces petits gars-là mais aussi beaucoup de mesure et de maîtrise dans leurs compositions. La furie brute fait aussi panser à Anna Sage, autre signe de qualité. L’album se termine par une très belle envolée avec ce Hold The Morning, break de qualité, le chant se fait moduler avant de retourner à l’état primaire, c’est terriblement efficace et d’une grande intensité. Le silence se fait, il ne reste plus rien, sauf le néant.

Réussir l’alchimie entre rage brutale incontrôlée et sens de la mélodie non mièvre n’était pas chose aisée. The Butcher’s Rodeo l’a fait. Il y est arrivé là où nombre ont échoué et y ont laissé des dents. Rassurez-vous, le groupe à toutes les siennes et va mordre quiconque prétendra le contraire. Voici une belle réussite. Profitez-en les amis.

Tracklist :

  • The Curse
  • Eye Of The Storm
  • The Mutiny
  • Spoiler
  • Blind Army
  • Repent And Honor
  • Hold The Morning

Pat

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