Iron Bastards – Wasteland (EP)

Posté le : 16 septembre 2014 par dans la catégorie Chroniques
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wasteland coverIron Bastards est né en mai 2013, à Strasbourg. Fort de son premier EP Boogie Woogie Sessions, sorti en février dernier, le groupe composé de David Bour à la basse et au chant, d’Anthony Meyer à la batterie et enfin de David Semler aux guitares, vient nous livrer en pleine face son deuxième EP intitulé Wasteland. Qu’on se le dise, le Rock n’Roll à l’état brut est de retour. Préparez-vous.

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Style : Heavy rock’n’roll – Sortie : 6 septembre 2014

Style : Heavy rock’n’roll – Sortie : 6 septembre 2014

Le premier EP de ces salauds d’acier nous avait laissé une très bonne impression avec son Rock n’Roll franc et direct. Dignes héritiers de la musique de papa Lemmy, le trio nous revient moins d’un an après son premier méfait. Belle performance. Nouveau barillet chargé de cinq balles, la première d’entre elles s’avère être déjà létale. Rythme rapide, un ensemble basse/batterie implacable et un solo de gratte qui l’est tout autant. « En colère pour toujours », il est dit dans le texte, ça se sent et se ressent. I Am The Lizard, premier titre et première cible atteinte et détruite. Live With The Change, le second morceau, se charge de porter encore plus loin la douleur proposée par le trio infernal. La voix de David sied à merveille à ce Rock n’Roll qui transpire l’authenticité. Si Boogie Woogie Sessions avait ouvert une brèche et creusé un sillon dans la terre du Rock n’Roll, il y coule maintenant une rivière de Jack Daniel’s ou tout autre alcool de contrebande où l’embarcation d’Iron Bastards y navigue avec aisance. Reverse Mirror, troisième cartouche, donne le frisson. Bien sûr, ils ont tout appris et connaissent tout de la bande à Lemmy, mais pas seulement. La progression entre les deux EP est importante, le niveau des compositions s’est indéniablement élevé. La maîtrise est plus importante et la qualité du son est un des éléments qui frappe fort. La production et le mixage sont d’un très haut niveau. C’est puissant, propre, sans être aseptisé. Rassurez-vous, amis metalleux, ça sent toujours la graisse et la crasse ! Empty Promises, quatrième titre de cet opus, est taillé dans la même veine que ses prédécesseurs, riff agressif, l’éclate est totale et jouée live, à ta nuque tu auras mal. Iron Bastards insuffle un énorme souffle de fraîcheur dans cette musique qui nous est chère. Animals vient clore le festival de la même manière qui l’avait commencé. Vous tenez là le titre le plus rapide, un titre qui rappelle à votre serviteur la claque qu’il avait reçu à l’époque du bahut en découvrant Bomber de qui vous savez. Malheureusement, c’est déjà fini, l’artillerie vient d’arrêter le pilonnage de votre crâne. Il reste un énorme sentiment de béatitude. Je n’hésiterais pas à dire que nous tenons là entre nos mains une des créations majeures de l’année. Ces trois gars ont l’étincelle des grands. Puissent les vents changer cette étincelle en une flamme qui n’aura de cesse de brûler. La perfection n’existe pas, certes, mais Iron Bastards n’en a jamais été aussi près. Ça s’appelle Wasteland, et ça fait très mal.

Ces Iron Bastards viennent de balancer dix sept minutes faites de hargne et de sueur. Leur EP possède le feu sacré de Lemmy and co, tout en se payant le luxe de faire mieux que le maître. Je pèse mes mots. Cette galette est une claque, ton devoir de metalleux est de te procurer cet album essentiel.

Tracklist :

  • I Am The Lizard
  • Live With The Change
  • Reverse Mirror
  • Empty Promises
  • Animals

Pat

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