IMG_8925C’est en ce vendredi 19 septembre que je me rends pour la deuxième fois de la semaine au CCO, à Villeurbanne. Cette fois-ci, l’affiche est proposée par l’équipe de l’association SLH Production. Au menu, une soirée 100% française avec les Lyonnais de Above The North et Frontal, la formation The Mars Chronicles et pour conclure, les Marseillais de Dagoba.

Above The North

IMG_8797Il fait déjà chaud dans le CCO et le public est déjà ultra présent quand les Lyonnais de Above The North débutent leur set. D’emblée, le Hardcore mélodique proposé par la formation enveloppe peu à peu la salle, entraînant les spectateurs dans un headbang tranquille au gré de la guitare et de l’énergie de Romain à la basse. De plus, le public est tellement lancé dans la soirée qu’il ne suffit que d’un seul mot de la part du chanteur Clément pour que les spectateurs ne se lancent dans un circle pit effréné. Le seul bémol qui vient contrecarrer cette très bonne entrée en matière, est le manque de lumière qui ne permettra pas de profiter à fond de l’excellent jeu de batterie de Ramirez qui, caché dans le noir, nous fait juste profiter de son excellent touché de baguettes. Alors, quand Above The North nous annonce la fin du set, c’est avec désespoir que le public accueil cette nouvelle car nous aurions bien continué un peu plus avec les talentueux jeunes lyonnais.

Frontal

IMG_8830Après le Hardcore mélodique de Above The North, c’est au tour du Death progressif du deuxième groupe lyonnais de la soirée de prendre place dans le CCO. Le temps de reprendre place dans la salle commençant à devenir un véritable enfer de chaleur et Frontal va entrer sur scène. Dès le départ, on ne sent pas un réel engouement de la part des spectateurs présents en plus grand nombre que pour Above The North. En effet, l’énergie créée par la première formation semble s’effacer peu à peu au fil des minutes, ce qui ne joue pas en leur faveur. De plus, on ne sent pas de cohésion au sein de la formation mais peut-être n’est-ce pas un bon jour. Car, au vu des dires de quelques spectateurs, Frontal est normalement un groupe détonnant. Aujourd’hui, cela ne se ressent pas et il faudra attendre la moitié du set pour que toute la beauté de leur musique surgisse d’outre-tombe pour ainsi avoir le maximum de personnes derrière eux. Cela est certainement dû au speech efficace de Diego (chant), n’hésitant pas à relancer la machine à chaque prise de parole. Cependant, même si l’énergie n’est pas au rendez-vous, il faut bien avouer que le niveau technique est en leur faveur. Les spectateurs en prennent alors pour leur argent, même si on se doute bien que la plupart du public a fait le déplacement pour The Mars Chronicles et Dagoba.

The Mars Chronicles

IMG_8881C’est au tour de The Mars Chronicles de grimper sur les planches de la salle villeurbannaise. Pour ceux qui ne connaitraient pas la formation, prenez un soupçon de progressif, d’atmosphérique et de double pédale aux airs Thrash et Death, mélangez ensuite le tout et vous obtiendrez The Mars Chronicles. Pour parfaire tout ceci, mettez une teinture bleue sur les cheveux et des tenues blanches pour un maximum de sensation scénique, ainsi que visuel. Vous aurez donc une idée de l’ambiance générée par la formation. La technique du quintet est des plus somptueuses, notamment grâce à la force de Morgan Berthet à pouvoir varier les tempos de chaque titre. Mais ce n’est pas le seul à détenir la clé de cette réussite puisque le chanteur Devy Diadema, de par sa voix apaisante, nous entraine dans les profondeurs du Metal progressif. Ce qui a pour effet de mettre le public dans un état d’extase. Si on rajoute la guitare de Adrian Martinot et la basse de Sébastien Ollive, nous obtenons rapidement une ambiance atteignant les nuages volant dans le ciel. Quand arrive l’heure du dernier titre de The Mars Chronicles, ce sont des spectateurs sous le charme de la formation qui retrouvent leur conscience individuelle avant d’attaquer Dagoba dans quelques minutes.

Dagoba

IMG_8963Allez, c’est parti pour la formation marseillaise. Après un rapide passage au Brin de Zinc en décembre 2013, où la petite salle chambérienne fut blindée, c’est au tour des spectateurs lyonnais de prendre leur dose de violence typée Dagoba, le groupe n’étant pas revenu sur Lyon depuis deux ans. Autant vous dire que les spectateurs se sont déplacés en nombre. Au vu des trois formations précédentes, on est en droit de se demander d’où sortent toutes les personnes présentes pour les Marseillais. Avant même que le quartet n’arrive sur scène, l’ambiance du CCO monte d’un coup comme si une bombe explosait. Rien qu’à la vue de Franky Costanza, c’est un public chaud bouillant qui accueille la formation à bras ouvert. Dès lors, on sent tout de suite que l’ambiance ne pas va être là même, mais que la férocité de la musique de Dagoba va décupler les forces des spectateurs, ce qui rendra l’air irrespirable. Dès les premières notes, l’énergie produite par le quartet est superbe. Shawter (chant) semble être sur une autre planète, tant on ressent toute sa joie de jouer devant ce public surexcité. De même, Werther (basse) dégage un dynamisme superbe et chaque coup de doigt sur les lourdes cordes est comme un tremblement de terre, détruisant tout sur son passage. Mais que dire de Franky Costanza, plus en forme que jamais qui, à lui seul, semble unir la foule se dressant devant lui tandis que Yves « Z » Terzibachian (guitare) nous ravi par ses mélodies dévastatrices. Il est difficile de tenir la cadence et reprendre des forces. Il vaut mieux sortir prendre l’air rapidement, car le cours magistrale que nous déverse Dagoba est juste des plus fabuleux. Lorsque les Marseillais arrivent à la fin de leur set, ce sont des spectateurs toujours autant acquis à leur cause qui les laissent partir sous une pluie d’applaudissements.

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Il est environ 23h00 quand le set de Dagoba s’achève et que les lumières du CCO se rallument. Nous pouvons lire la joie sur les visages du public regagnant tranquillement la sortie. Il m’est avis que ce set restera gravé dans les mémoires. Félicitations à l’équipe de Sounds Like Hell Productions pour cette superbe soirée de bon augure pour la fin d’année, puisque de nombreuses dates organisées par l’association sont à venir comme le concert (déjà complet) de Eluveitie, le 2 novembre au Ninkasi Kao.

Elovite