_MG_4353C’est dans une salle qui m’est inconnue que je me rends ce soir, une de ces nombreuses petites salles en périphérie de la capitale, méconnues mais pourtant actrices importante de la scène locale et même nationale. Et c’est pour une bonne raison que mon GPS m’emmène au Hangard d’Ivry sur Seine, ce soir c’est la Release Party du premier album des très bons Unscarred, un évènement à ne pas manquer pour tout bon fan de Thrash qui se doit !

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Red Mourning

_MG_4033Petit changement de rythme ce soir puisque, à la place des habituels concerts à quatre groupes dont on loupe souvent le début ou la fin, seuls deux groupes passeront sur scène ce soir et l’on commence avec les Red Mourning qui viennent nous délivrer leur Stoner des steppes américaines. La dénomination officielle de la musique du groupe serait « Southern Metal » mais il y a fort à parier que si vous n’avez jamais entendu la musique du quatuor, ni l’une ni l’autre de ces dénominations ne vous donnera une bonne idée de la tuerie qui nous est lancée à la figure ce soir. Une musique lourde, puissante, épurée et compliquée à l’ambiance solide et bluesy à la fois. Bref, un melting pot à l’américaine dont la recette est maîtrisée à la perfection par nos frenchies ! Coté musicien, si le trio d’instrumentistes représenté par Romaric, Sébastien et Aurélien (respectivement à la guitare, basse et batterie) jouent la carte de la violence calme en envoyant le pâté, tout en restant fixés sur leurs appuis pour envoyer du son encore plus fort, c’est surtout à Hoog que l’on doit l’occupation de la grand scène. Ce dernier, au chant, semble ne pas tenir en place et accompagne son chant de grands gestes afin de mieux faire entrer le public dans l’univers particulier de ce deuil rouge. À cet ensemble viennent s’ajouter deux petites subtilités qui complètent le tableau : l’harmonica de Hoog au quel sont déjà habitués les fans du groupe, mais la grande scène du Hangard permet aussi à Romaric de sortir son lapsteel (sorte de guitare sans frètes jouée à plat et dédiée au slide), un instrument dont on a du mal à imaginer toutes les possibilités ! De quoi nous faire voyager dans des univers inédits. Mention spéciale pour la dernière chanson de ce set, Faulkner’s Past, un titre qui envoie toujours autant et qui tient magnifiquement sa place de morceau de fin. Un groupe à voir en live et à découvrir en album !

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Setlist :

  • The Sound Of Flies
  • Gun-Blues
  • One Step Away
  • Twenty Pages
  • Work Song
  • Where Stone And Water Meet
  • The Simple Truth
  • Touched By Grace
  • There Goes The Chair
  • Rabid Dogs & Twisted Bitches
  • Time To Go
  • Faulkner’s Past

Unscarred

_MG_4456Après une petite pause bien méritée où l’on aura pu apprécier la fraicheur des bières et de l’extérieur de la salle, c’est au tour des Unscarred de monter sur scène pour défendre leur album 100 Lashes. C’est d’ailleurs avec le titre éponyme de ce premier album que rentre en scène le combo. Ça y est, le ton est donné : ça va valser, envoyer mémé dans les orties et enveloppe la salle d’une odeur de sueur et de Thrash old-school comme on aime ! Bref, on se prend cent coups de fouet dans la figure, au sens propre comme au figuré et l’on en redemande à grands cris. Nous avions déjà pu constater que les Unscarred sont parfaitement à l’aise pour occuper une grande scène lors de leur passage aux Nuits Metal de Mennecy et c’est donc sans surprise que nous les voyons à l’aise au Hangard. Celle qui profitera le plus de cet espace est sans aucun doute Niloofar (chant) qui passera son temps à courir littéralement d’un bout à l’autre où à headbanger dans tous les sens jusqu’à arriver à bout de souffle. La chanteuse a de l’énergie à revendre et ne se ménage pas pour nous en faire profiter ! Quand vient le temps de se demander quelle chanson a eu plus d’effets que d’autres, je dirais que c’est une question à laquelle nous ne pouvons répondre. Tous les titres joués ce soir-là méritent le détour. Il y a bien sûr Headshoot pour laquelle le clip sortit quelques jours plus tôt contribue grandement à impliquer le public mais ce dernier étant composé de fans, il est rare que les paroles ne soient pas reprises en chœur comme pour Cross The Line, où le chorus très punchy semble faire l’unanimité.

D’ailleurs, en parlant de passer les frontières, c’est après cette chanson que le concert va se corser en supprimant peu à peu à la barrière entre la fosse et la scène : Niloofar et Boris (guitare) n’hésiterons pas à venir jouer au milieu des pogos et circlepits, avant de remonter sur scène pour jouer avec un invité aussi inattendu qu’apprécié, Mr Arno Strobl, venu mêler sa voix sur Phobia, une chanson qui semble lui convenir à merveille et sur laquelle le public commencera à envahir la scène… Et quand on parle d’envahir, il ne s’agit pas juste de monter et à la limite de headbanger un peu. Non, on parle ici de véritablement prendre part au show et de pogoter, chanter et même de… Attendez, je reprends mes notes pour être sûr… Ah oui, on a même eu le droit à un slam sur scène ! C’est avec un grand plaisir que le groupe quitte la scène pour revenir peu après sous les acclamations du public pour un dernier rappel avec leur titre phare Fake Democracy qui viendra magnifiquement conclue cette superbe soirée. Maintenant que l’album est officiellement sorti, il ne nous reste plus qu’à l’écouter en boucle, en attendant le prochain concert de ces fous furieux !

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Setlist :

  • 100 Lashes
  • Rise
  • It’s Over
  • Headshoot
  • Tzar
  • Reborn
  • Cross The Line
  • Refuse
  • Meet Your Fate
  • Phobia (feat. Arno Strobl)
  • Puppet’s Territory

Rappel :

  • Fake Democracy