Interview : Alea Jacta Est

Posté le : 13 octobre 2014 par dans la catégorie Interviews
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Alea Jacta Est photo couvAlea Jacta Est est un groupe de Hardcore Metal qui nous vient de Toulouse, formé en 2006 et déjà auteur d’un premier album intitulé Gloria Victis, sorti en 2010. Le quintet brutal récidive en 2014 avec son nouvel opus : Vae Victis. Rencontre avec trois de ses membres.

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SOM : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, vous pouvez vous présenter ?

Alea Jacta Est : Nous sommes Toulousains, nous nous sommes formés en mai 2006 et nous avons sorti une démo en 2007 et une en 2008, un premier album en 2010 et un nouvel album sorti en avril 2014.

Quelles sont vos influences et vos groupes préférés ?

Pour moi, tout sauf Etienne Daho ! (rires)

Autre membre : Enormément de Hip-hop, rien à voir ! C’est différent pour ce qui est des influences, tous les groupes de Hardcore, du Black, du Core, du Metal, Machine Head ou des trucs comme ça. Nous sommes vraiment attirés par tout.

Autre membre : Grave Maker, ça cartonne pas mal pour les guitares. On écoute pas mal de trucs mais il n’y a pas vraiment quelque chose en particulier que l’on retient. C’est compliqué de citer un groupe, c’est plutôt le Hardcore des années quatre vingt dix à aujourd’hui.

 Tu as dis tout à l’heure que tu n’écoutais que du Hip-hop. Comment t’es-tu retrouvé là-dedans ?

J’ai toujours fait du Metal et j’en ai toujours écouté mais dernièrement, il y a tellement peu de disques qui me plaisent en Metal, Hardcore qu’à côté, j’écoute de plus en plus de Hip-hop, du récent, du plus ancien, du Hip-hop américain et français. En Hardcore, dans les derniers disques, peu de choses m’ont bluffé.

Autre membre : J’aime plusieurs choses, la B.O de Friends (rires), sinon du Metal, du Death, du Black et du Hardcore.

Autre membre : J’écoute de tout, du Jazz au Hardcore. J’ai d’autres projets musicaux à côté et j’ai d’autres influences comme Sexion d’assaut.

Autre membre : Plus j’écoute du Jazz et plus j’ai envie de faire du Hardcore et inversement. Les deux m’inspirent, en fait.

Pourquoi ce nom, Alea Jacta Est (« le sort en est jeté », en latin, phrase prononcée par Jules César) ?

On voulait quelque chose d’original et qui ne soit pas un nom anglais. Comme ça, personne ne peut écorcher notre nom !

D’où vient cet engouement pour Rome, le latin et tout cet univers ?

En fait, nous ne sommes pas trop dans cet univers, il n’y a que le nom du groupe qui soit romain et un peu les pochettes aussi, mais dans les textes et dans l’équipe, pas spécialement.

Autre membre : On aime les films de gladiateurs, les hommes en jupe (rires) et nous avons beaucoup aimé Gladiator !

Premier membre : Il n’y a que les pochettes qui soient cohérentes avec cela. L’univers graphique est un peu en adéquation avec la Rome antique. Au niveau des t-shirts, cela dépend lesquels mais il y en a un avec un temple. On se sert un peu des codes de la Rome antique dans la musique et dans les samples de gladiateurs mais sinon pas plus que cela.

Gloria Victis et Vae Victis s’inscrivent comme une continuité, peut-on s’attendre à un triptyque ?

Il faut que l’on trouve un nom à mettre avant Victis ! (rires) Mais pour l’instant, le prochain album c’est Mono Victis (rires). On verra bien.

Depuis quelques années, l’industrie musicale est en souffrance par la faute d’internet, le support du disque a de plus en plus de mal à se vendre. Votre premier album fut édité en plusieurs versions, dont une russe et une américaine. Y en a-t-il d’autres ?

Nous avons une version européenne en digipack, une version russe avec une autre pochette et un boîtier cristal, une version indonésienne avec un boîtier cristal et une autre pochette, et la version américaine. Nous avons fait une réédition de la version européenne car elle était épuisée. Nous avons donc fait une autre version avec un boîtier cristal et de nouveau une autre pochette, la même que l’américaine. Plutôt que d’avoir le même disque avec imprimé en bas un autre label indonésien, russe ou autre, comme il y a des gens qui collectionnent, nous nous sommes dit qu’il fallait d’autres versions avec des titres bonus. Ce qui fait que les gens ont des choses un peu différentes les unes des autres. Par exemple, tu vas trouver un titre sur la version américaine et sur la réédition. Il y a aussi la première démo en version russe et indonésienne, je crois. Comme ça, les gens ont des éditions différentes sur leurs étagères et pas simplement un code barre sur la pochette.

Sur la route, pour défendre le nouvel opus, on note des dates indonésiennes, est-ce une de vos démarches ?

Oui, nous avons démarché pour aller jouer là-bas. En fait, vu qu’un label avait sorti le disque là-bas, pour le nouvel album on nous a dit d’aller tourner dans ce pays. Même chose avec la Russie, même démarche. Un label nous a signé et un promoteur nous a fait tourner là-bas. C’est tellement fou d’aller dans ces pays que nous ne nous serions peut-être jamais dit d’aller tourner en Russie ou en Indonésie. D’abord, tu envisages une tournée aux Etats-Unis et tu te dis que nous sommes des petits mecs d’un mètre vingt et d’autres labels te disent « bon allez les gars, venez ici » (rires).

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Comment est le public indonésien ?

Il y eu des groupes là-bas qui ont repris nos morceaux, des groupes l’ont fait  en Pologne également, ainsi qu’en Russie, c’est exactement pareil. Sur les vidéos, les gens ont l’air vraiment chauds ! Ce sont des grandes salles avec beaucoup de monde. Cette interview est différente ! Tu poses d’autres questions que celles habituelles !

Au fil des années, Alea Jacta Est a partagé la scène avec de nombreux groupes. Quel est votre meilleur souvenir, et le pire ?

Le meilleur souvenir et le pire souvenir avec des groupes avec lesquels on a joué ?

Oui, c’est ça.

Le meilleur ? Comeback Kid à Barcelone, il y a un moment mais c’était la première fois que l’on avait un si gros groupe. Il y avait du monde et une grosse ambiance. Le pire… allez, il faut qu’on balance ! (rires). En Pologne, on a joué avec un groupe hollandais. La pire soirée ! Les mecs ont joué, ils étaient complètement secs ! Et lorsque nous avons joué, ils sont venus et l’un d’eux se mettait sur la batterie, un autre attrapait la guitare, ce genre de trucs. Des gros lourds puissance mille ! On ne se souvient plus de leur nom ! C’était à Cracovie. Juste avant de jouer, le batteur était allongé et il dormait !

Comment sont les Européens de l’est dans les salles de concert ?

Ils sont bourrés ! (rires) En Pologne, c’est là qu’ils l’étaient le plus ! La légende dit vrai ! C’était la folie. Ils connaissaient les paroles. Sinon, les salles étaient bien sonorisées. Cracovie est très jolie. Nous ne sommes pas allés très loin, nous avons fait la Pologne et la République Tchèque.

Par le passé, on a pu noté en concert plusieurs « featuring ». Quel serait pour vous le meilleur  ?

Euh non, il est mort ! (rires) L’hologramme de Mickael Jackson en concert ! (rires) On peut en avoir un chacun ! Stevie Wonder ! Bob Marley ! Jennifer Lopez ! (rires)

Quelle est la suite pour le groupe ?

Nous allons partir en tournée, un concert à Barcelone fin août, Majorque en septembre, Madrid et Oviedo en octobre. En novembre, nous allons jouer au Helloween Fest à Saintes et nous avons des dates en attente de confirmation. Dans le monde, nous devrions faire neuf concerts. Onze jours et neuf concerts. Nous serons à Bali et à Djakarta (Indonésie).

Un dernier mot pour les lecteurs de Sons of Metal ?

Bisous ! C’était super cool ! Des bisous ! (rires). Et votre webzine est cool, bien mené et ça bouge ! C’est actif, réactif, sédatif (rires).

Site internet : http://www.aleajactaest.eu/#news-shows

Interview réalisée par Elovite, avec l’aide de  Wolve Jim

Retranscription par Pat