HYSTERY CALL-20141010-017La nuit est tombée depuis une heure, une pluie fine s’abat sur l’ancienne capitale des Gaules alors que je m’approche d’un bâtiment construit à la fin de la décennie 1960 et destiné à l’échange de marchandises entre professionnels. Depuis 2009, il fut réaménagé pour accueillir une salle de concert. Dans cette même salle va se dérouler un évènement particulier qui verra le groupe lyonnais Hystery Call fêter ses vingt ans d’existence. Pour marquer le coup, une pléthore d’invités seront conviés sur scène.

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Hystery Call

HYSTERY CALL-20141010-015Le quartier de Perrache est silencieux tandis que de nombreuses personnes patientent à l’entrée du Marché gare. À 19h15, les portes sont enfin ouvertes et les spectateurs montent les marchent, passent devant un cercueil à demi ouvert sur lequel repose une photo des musiciens, longent le couloir menant à la salle abritant la scène, recouvertes d’instruments, d’amplis et de divers objets de décorations, des crânes, du vieux mobilier… Le ton est donné. Plusieurs minutes plus tard, Hystery Call apparaît et est accueilli par un tonnerre d’applaudissement. Le trio s’apprête à donner un concert d’environ deux heures, gratuitement et rien que pour notre plaisir. Et le leur. C’est pas tous les jours que nous avons vingt ans alors, profitons-en ! Le spectacle démarre doucement avec la chanson Sweet Home, extraite de l’album Nothing’s Like Home. Le groupe nous met progressivement dans l’ambiance, nous installe confortablement dans leur univers rockabilly. Nous sommes entre amis, ici. Mathias (chant, contrebasse), Miss Alex (chant, guitare) et Mick (batterie) font monter la pression sur les quatre premiers titres avant d’accueillir les premiers invités : une section cuivre composée de trois musiciens, dont Keefran (Doberman Crew) à la trompette. Des résurgences des formations RnB et Soul telles que The Blues Brothers apparaissent alors. La salle, pleine, se met alors à vibrer au son des cuivres. Quelques minutes après, c’est un nouvel invité qui prend place aux côtés de Mathias, guitare à la main. Nous aurons alors droit à un morceau interprété uniquement par ce dernier et Mathias qui échange sa volumineuse contrebasse pour une guitare sèche. Nous écoutons dés lors une chanson digne de la grande époque du cinéma hollywoodien sur le Far West et les cow-boys. Le public profite des quelques instants de répit entre deux titres pour chanter « Joyeux anniversaire Hystery Call ! ». Ce à quoi répondra le trio par de nouveaux titres, tous aussi bien exécutés et par un solo de contrebasse du maître de cérémonie. D’autres invités apparaîtront le temps de quelques chansons, à l’instar de Sofiène et Thibault (RAB, ex Mme Olga), le bassiste Dom (Mme Olga) ou l’ancien batteur d’Hystery Call, présent pendant quinze années au sein du trio. L’ambiance est au beau fixe, aussi bien sur scène que dans la salle, chauffée à blanc. Les spectateurs se dandinent sur les airs du groupe qui, il faut bien l’avouer, invitent à danser. Quelques pogos auront lieu et nous entendrons à maintes reprises la voix de Joss (Home Taping) incitant à mettre le paquet. Miss Alex nous gratifie de nombreux soli, précis et empreints d’une grande sensibilité. La fête se poursuit avec des morceaux tous plus rock’n’roll les uns que les autres, joués avec talent et beaucoup de plaisir. Les sourires des musiciens et des spectateurs ne s’effacent jamais. Le final, après un show palpitant, sera dantesque avec tous les invités sur scène, Keefran et Thibault s’emparent d’un micro, Sofiène mime des soli de guitare. Un dernier chant s’élève de l’assistance pour fêter les vingt ans du groupe et s’en ai fini. Les lumières s’éteignent. Un chapitre de la vie d’Hystery Call se ferme, un autre s’ouvre. On vous donne rendez-vous dans vingt ans !

Kouni

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