Pré-écoute de F.E.AR., nouvel album de Papa Roach

Posté le : 27 octobre 2014 par dans la catégorie Chroniques
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papa-roach-2014-2Jeudi dernier, nous étions conviés à une pré-écoute du nouvel album de Papa Roach, F.E.A.R. (Face EveryThing And Rise). Annoncé pour le 4 février 2014, ce huitième album studio des rockeurs californiens commence déjà à faire parler de lui. Alors qu’en est-il ? Voici des éléments de réponse.

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Visuel d’illustration, image non contractuelle

La première chose que l’on remarque est l’omniprésence de sons typés « électro » sur les premières chansons, des samples qui viennent mettre en déroute l’auditeur et demanderont un certain temps avant d’être assimilés et de laisser l’audience profiter de la musique en elle-même. Il s’agit là d’un parti pris bien ancré qui s’inscrit dans la continuité de The Connexion (2012), tout en s’amplifiant sur ce nouvel opus. Il se peut qu’on touche ici à un tournant du groupe. Une fois cette période d’adaptation passée, il est temps de se focaliser sur le son et, même si le matériel sur lequel nous avons pu écouter l’album ne nous permet pas de nous prononcer véritablement sur ce point, il semblerait bien que le mixage soit particulièrement bien pensé, laissant une place importante à tous les instrument mais aussi faisant la part belle à Tobin Esperance et à sa basse, bien ronde et bien lourde qui aura du mal à se faire oublier, un petit régal. Le tout laisse aussi une place importante à la voix de Jacoby Shaddix qui, même si les effets qui lui sont régulièrement appliqués sont un peu exacerbant, garde un très joli timbre de voix et s’en sert parfaitement dans les moreaux de F.E.A.R. et en particulier sur Love Me Till It Hurt. Et l’on en vient justement sur les compositions de cet album. Sur les dix morceaux présentés, tous ont leur propre personnalité tout en restant dans une cohérence globale. Il ne faudra pas, bien sûr, vous attendre à des choses révolutionnaires, les structures restent basiques est oscillent souvent sur des structures de type « couplet calme / refrain punchy ». Mais encore une fois, le groupe nous démontre qu’il est possible de faire simple mais diversifié et efficace. On pense notamment à Never Had To Say Goodbye qui illustre particulièrement bien ce concept. Puis, il y a cet ovni qui reprend le nom d’un film à succès : Gravity. Il s’agit d’un morceau en featuring avec Maria Brink (In This Moment) et dont la principale surprise ne sera pas la participation de la chanteuse mais les couplets aux très grosses influence R’n’B. Une particularité qui ne passe pas inaperçu, laissant les auditeurs en apesanteur sans toutefois sortir du style Papa Roach. De même, War Over Me sort du lot avec des riffs d’influence largement plus metal, laissant l’auditeur s’apercevoir que le reste de l’album est décidément plus rock que ce à quoi les californiens nous ont habitué. Le tout se clos avec Warriors, un titre qui est déjà en écoute sur Youtube mais qui prend véritablement son ampleur en tant que dernier titre de l’album après s’être imprégné de l’ambiance de F.E.A.R. C’est donc à ce moment-là que nous vient l’envie de repasser le CD depuis le début pour profiter à nouveau des premiers morceaux, tout en s’étant déjà imprégné de l’ambiance de cet opus, possibilité qui ne nous sera malheureusement accordée qu’en janvier prochain.
Pour conclure, F.E.A.R. s’annonce comme un bon album, qui n’est pas exempte de défauts et qui reflète peut-être un tournant du groupe vers une musique définitivement plus moderne mais qui réussira à faire entrer progressivement l’auditeur dans ses lignes, pour son plus grand plaisir.

Un titre est d’ores et déjà disponible sur la Toile :

Découvrez bientôt notre chronique complète de F.E.A.R. sur Sons Of Metal.

Tracklist :

  1. « Face Everything and Rise »
  2. « Skeletons »
  3. « Broken as Me »
  4. « Falling Apart »
  5. « Love Me Til It Hurts »
  6. « Never Have to Say Goodbye »
  7. « Gravity » (featuring Maria Brink)
  8. « War Over Me »
  9. « Devil »
  10. « Warriors » (featuring Royce da 5’9″)

Eladan