Sterotypical Working Class coverCinq ans, c’est le temps depuis lequel attendent les fans de Stereotypical Working Class (SWC) pour se réjouir à nouveau les oreilles de ce bon rock direct et efficace. Il faut dire que cette période a permis au quartet originaire de la région lyonnaise de nous offrir treize titres aussi réussis les uns que les autres. Pour ceux qui n’auraient pas eu le bonheur d’entendre la musique de SWC précédemment, sachez que ce groupe n’est pas une équipe de jeunots. Ils ont derrière eux, depuis 1999, déjà cinq albums et deux EP. L’un d’eux est dans un style très différent puisqu’entièrement acoustique. Il n’en est pas du tout question dans ce Every Cloud Has a Silver Lining qui est sorti dans les bacs le mardi 14 octobre. Celui-ci est enregistré et mixé par Fabrice Boy. Le mastering est réalisé par Fred Kevorkian (Sonic Youth, Drowning Pool).

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Genre : Rock - Sortie : 14 octobre 2014

Genre : Rock – Sortie : 14 octobre 2014

Quelques mots sur la pochette, elle représente un homme assis sur une chaise au milieu d’une route. Comme le dit le titre, derrière chaque nuage se cache une lueur d’espoir, cet homme esseulé semble l’attendre patiemment alors qu’un gros nuage gris s’amoncelle dans le ciel. La musique de SWC va certainement lui permettre de supporter cette attente. Tout cela se passe dans un paysage désertique typique du sud des Etats-Unis, pays où le groupe a déjà eu la chance de tourner en 2011. Il est vrai que la musique qui va nous réveiller pendant cette écoute puise grandement son inspiration outre atlantique. Le groupe le plus proche musicalement est certainement Deftones, mais SWC a sa propre marque et ne fait pas de copié collé. On peut toutefois reconnaître des influences des groupes de néo-metal (Linkin Park, POD) dans les passages criés, notamment dans les titres Walking Over You ou Truth Or Consequences. La place prépondérante de la guitare-basse dans ce groupe me fait aussi grandement penser aux Red Hot Chili Peppers.

Ma première remarque est qu’après plusieurs écoutes, cet album ne comporte pas de remplissage. Chaque morceau arrive à se détacher des autres, à apporter son originalité et il n’y a aucune impression de répétition. Par exemple, dans Song For Kepler, vous retrouvez une intro dans le style de ce que fait Iron Maiden avec deux guitares bien mélodiques et une voix grave qui montre progressivement, une basse presque en instrument lead. Le morceau va cependant évoluer pour s’éloigner sur la fin du groupe précédemment cité. Ce qui est à retenir, c’est que seul ce titre va donner une telle impression. Les inspirations multiples et ce genre de surprises va arpenter l’album à plusieurs moments, mais il y a tout de même des constantes. La première est l’alternance à la guitare entre les petites mélodies et les accords bien remplis avec un son saturé du meilleur effet. La voix de Martin est très bien maîtrisée. Puissance lorsqu’il s’agit de tout donner dans certains passages comme dans la fin du titre introductif Talkers Are Not Doers ou Dead Men Walking qui clôt superbement l’album. Emotion lorsqu’il faut mettre de l’intensité comme dans les tubesques The Best Than I Can et Live And Learn. Parlons justement de ce dernier titre car il ressort de l’ensemble par son originalité. Se jouant sur un mid-tempo, l’introduction est superbement exécutée à la batterie puis entre la basse avec quelques notes de guitare en harmoniques. La montée en puissance est progressive et on ne retrouve la saturation de la guitare que pendant le solo, vers la fin. Assurément un morceau qui aurait de l’avenir sur les radios tant il pourrait accrocher des auditeurs habituellement peu enclins aux musiques trop puissantes. N’oublions surtout pas de citer dans ce groupe la présence, voir la centralité de la basse. Cet instrument qui, bien souvent, ne fait qu’accompagner l’ensemble, est chez SWC dans un rôle où il relève l’ensemble de la musique. L’intro de Dead Men Walking est à ce titre remarquable, tout comme un superbe pont musical dans Soon Enough. Les bassistes qui liront cette chronique auraient aussi intérêt à écouter attentivement leur instrument de prédilection dans Your Own Way, tant ce titre montre toute l’importance de cet instrument pour réaliser une bonne chanson. Enfin, la batterie n’est pas en reste. Sur l’ensemble de l’album, Benjamin nous offre une prestation sans fioritures mais sachant varier ses rythmes et passages lors des ponts musicaux, afin de nous assurer que personne ne s’ennuie.

En conclusion, je conseille à tous les lecteurs de cette chronique, amateurs de bon rock bien musclé mais aussi finement exécuté, de se précipiter pour acquérir cet album. A titre personnel, j’aime me délecter de ce genre de musique lorsque je fais quelques kilomètres en voiture sans passager avec qui parler. Cette musique dans ce cadre-là, vous rend de bonne humeur en plus de vous réveiller. Lorsque vous coupez votre moteur, plusieurs mélodies des refrains vous resteront en tête. Il y a de fortes chances pour que Every Cloud Has A Silver Lining soit l’un des albums de l’année dans cette catégorie. Voir le groupe en live doit aussi valoir son pesant de cacahuètes et leurs dates de tournée sont à surveiller attentivement.

Tracklist :

  1. Talkers Are Not Doers
  2. Soon Enough
  3. Walking Over You
  4. The Best That I Can
  5. Song For Kepler
  6. Your Own Way
  7. More Than A Man
  8. Perfect Frame
  9. Live And Learn
  10. Truth Or Consequences
  11. Friendly Fire
  12. Something Good
  13. Dead Men Walking

Page facebook : https://www.facebook.com/stereotypicalworkingclass

Khaos 

  1. Ben dit :

    Belle chronique que je partage dans la plupart des propos (sauf la comparaison avec Deftones) !
    Juste une petite faute de frappe dans le nom du groupe dans le titre, il manque un « O » 🙂

    • Mike dit :

      correction faite (il manquait un « e » dans le titre c’est Stereotypical Working Class et non Sterotypical Working Class)

      Merci

      Mike

    • Khaos dit :

      Merci pour le compliment, c’est ma toute première chronique donc ça fait plaisir.

      Pour la comparaison avec Deftones, j’y vois quelques sonorités communes mais c’est vrai que ma phrase « Le groupe le plus proche musicalement » est exagérée.

  2. […] assez des Lyonnais de Stereotypical Working Class que j’avais pu découvrir à l’occasion de ma première chronique pour Sons Of Metal. Nothing Without You sera marquée par un refrain particulièrement entraînant […]