Black Knives - The Thirteenth Hour coverLes couteaux noirs se sont rassemblés au cours de l’année 2012, aux alentours du mois d’avril en la ville de Toulouse. Cette formation particulière faisait suite à la dissolution de 8 Control, dont certains membres ne voulaient pas lâcher l’idée et continuer à faire de la musique rentre-dedans et engagée. Cette même année sortait l’EP intitulé The Rise, preuve s’il en fallait que le groupe était déjà prêt à en découdre avec le monde. Deux ans plus tard sort le premier album du quintette qui est prêt à nous en mettre plein la face.

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Genre : Hardcore, Heavy Metal, Post Hardcore - Date de sortie : 15 juin 2014

Genre : Hardcore, Heavy Metal, Post Hardcore – Date de sortie : 15 juin 2014

La pochette du disque est assez sobre. Noir et blanc, le nom du groupe dans un médaillon avec le symbole adéquat : deux couteaux noirs qui se croisent. Le titre au bas du médaillon, avec en chiffres romains à droite et à gauche le XIII qui rappellera également ce titre et renforcera l’effet graphique. Une fois n’est pas coutume dans ce milieu particulier qu’est le monde du Hardcore, la pochette est simple mais on ne perdra pas trop de temps dessus car ce n’est pas là le principal. Dépêchons-nous donc d’enfourner le disque et de voir de quoi il retourne.

Pour ceux qui avait écouté et apprécié The Rise, aucune déception ne sera au rendez-vous. Nous retrouvons le son lourd et efficace du premier opus mais dans une version cette fois plus qualitative. En effet, l’enregistrement, le mixage et le master sont d’un tout autre niveau. Si The Rise était correct et un peu « roots », The Thirteenth Hour est excellent. L’équilibre entre chaque instrument est idéal. Le scream d’Eric légèrement en avant est agressif mais ne nous oblige pas à baisser les aigus. Le son est globalement orienté vers les mediums, medium-basses, rajoutant à la lourdeur des compositions. La production est donc parfaite. Le tout ayant été masterisé par Alan Douches qui s’est entre autre occupé de Motörhead, nous serons moyennement surpris. Disons que le groupe s’est donné les moyens de faire quelque chose de bon.

D’un point de vu compositions maintenant, nous retrouvons les éléments qui font le succès du Hardcore traditionnel : des riffs efficaces, un tempo envolé mais tout en restant abordable pour du headbang ou du mosh, un scream maîtrisé et des textes engagés ayant du sens. D’un autre côté, le Heavy Metal semble s’être invité davantage. En comparaison, The Rise semblait un peu plus lent, plus simpliste, moins oppressant. Ici, le style est maîtrisé, Eric a sensiblement amélioré sa voix et le groupe semble arrivé à un niveau d’entente musicale qui lui permet d’exprimer pleinement sa créativité, en restant dans les recettes classiques du genre tout en innovant suffisamment pour se démarquer un peu du lot et avoir sa touche personnelle. Nous penserons parfois à Suicidal Tendencies, Nailbomb même, Terror bien entendu et une petite touche de Strife, de Converge et la liste serait encore longue. Pourtant, le mix de toutes ces influences ne fait pas sombrer Black Knives dans le cliché mais l’en fait sortir un peu. N’oublions pas d’ajouter à cela une légère dérive vers du Post Hardcore qui complète bien une identité déjà marquée et marquante, ne serait-ce qu’en écoutant l’introduction de Nothing Lasts Forever, le début de A Moving Force In The Shadow, ou encore la transition Without You qui calme un peu les esprits et fait monter la sauce.

Vous l’aurez ainsi assez aisément compris, Black Knives est un groupe de Hardcore à côté duquel vous ne pourrez pas passer si vous êtes amateur du genre. Et si par hasard, vus étiez amateur plutôt de Heavy Metal ou même de Post Hardcore, vous pourriez sans hésitation tenter de jeter une oreille sur The Thirteenth Hour qui pourrait vous apporter plus que ce à quoi vous vous attendriez dans un premier temps. Vous découvririez du même coup une facette du Hardcore qui n’a pas été si couru que cela. Une évolution certaine, comme une mutation du genre, un hybride. Pourtant, les racines sont bien présentes. Il y en aura ainsi un peu pour tous les goûts. Notons d’ailleurs à cet effet la présence des chanteurs de Antagonist A.D. et Pay No Respect sur trois des onze titres (cf. tracklist ci-dessous). Des compositions affûtées comme des couteaux tout neufs, mais qui portent déjà quelques traces de combat. Noires comme des tranches de vies réalistes contemporaines. La treizième heure a sonné. Il est temps de rejoindre les rangs.

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Line-Up :

  • Eric Estrade : chant
  • Kévin Le Floch : guitare
  • Etienne Dumas : guitare
  • Thomas Pedotti : basse
  • Bastien Lafaye : batterie

Tracklist :

  1. Nothing Lasts Forever
  2. Take The Best
  3. Our World, Somewhere We Belong
  4. A Moving Force In The Shadow (avec Sam Crocker, de Antagonis A.D.)
  5. Without You
  6. Taking Back Wath’s Ours
  7. Behind The Doors
  8. Make It Happen
  9. Drop The Shit (avec Joe, de Pay No Respect)
  10. This Is Only A Beginning (avec Sam Crocker)
  11. Wolfpack

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https://www.youtube.com/watch?v=MMpEO4QIDRs

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