BigBangBayBees – Little Nothing (EP)

Posté le : 12 novembre 2014 par dans la catégorie Chroniques
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Bigbangbaybees - Little Nothing coverAmis metalleux, si vous cherchez à vous saturer les oreilles de sons agressifs et de doubles pédales de grosse caisse, vous n’êtes pas à la bonne adresse. BigBangBayBees n’est pourtant pas en reste de talent et personne ne somnolera à l’écoute de Little Nothing, mais le groupe évolue plus dans un style rock, avec quelques accents pop. Créé en 2005 par William (chant), Lambert (guitare) et Bertrand (basse), le groupe a déjà produit deux EP entièrement auto-produits auparavant. Little Nothing a pour ambition de propulser le groupe vers une meilleure popularité à travers deux titres retravaillés et trois nouvelles compositions. Cette fois entourés de professionnels pour l’enregistrement, l’EP sorti en septembre de cette année va-t-il être le support d’un nouvel envol pour les Bees ? Un petit changement de personnel plus tard, Sylvain remplaçant Betrand à la basse, c’est ce que nous allons voir dans cette chronique.

Genre : Rock - Sortie : 15 septembre 2014

Genre : Rock – Sortie : 15 septembre 2014

Quelques mots sur la pochette. Elle présente une femme, les yeux fermés, la bouche grande ouverte. Un beau visage, lisse et fortement maquillé, elle semble pousser un cri en lien avec les écailles noires qui se mêlent au violet, couleur dominante de cette pochette. Elle ne semble pas souffrir, c’est plutôt un cri de victoire comme si une vitre se brisait sous la force vocale.

La voix, c’est justement l’un des points forts des BigBangBayBees. Elle est claire, belle et juste. C’est le type de voix qui sied parfaitement au style musical des Bees, en plus de bien rythmer les phrases, elle alterne avec perfection les passages calmes et ceux avec plus de puissance. Le deuxième gros point fort à l’écoute de l’ensemble est les riffs de guitares. Ceux-ci sont très entraînants et différents d’un titre à l’autre. De plus, les solos de guitares sont remarquables, non pas tant par les prouesses techniques que par la justesse harmonique de l’ensemble. Quant à la section rythmique basse/batterie, elle remplit son rôle de soutien sans fioritures inutiles.

Détaillons de plus près les cinq titres qui composent cet EP. Celui-ci débute par Migration, le morceau le plus rythmé de l’ensemble et les guitares nous mettent d’emblée au parfum. Un riff très enlevé et une batterie qui cogne fort d’entrée, puis la voix de William se pose d’abord lentement sur les strophes, en alternance avec les refrains où elle monte en puissance. Ce dynamisme sera présent jusqu’à la fin. The Right Life qui suit ce premier titre débute par un riff de guitare finalement assez simple, mais la manière dont les instruments s’enchaînent progressivement dans l’introduction est très entraînant  Les deux guitares qui font la même mélodie pendant un court instant se distinguent rapidement. Puis vient le refrain qui vous restera peut-être en tête, tant il est accrocheur. Ce titre qui fera l’objet d’un clip prochainement aurait assurément son avenir sur une radio. Smoldering Sun est le morceau le plus calme de l’ensemble et le rythme est plus lent, c’est cependant mon coup de cœur. Les guitares sont comme d’habitude superbement mélodiques dans une longue introduction. La voix se pose sur un tapis déroulé par ces dernières. Elle est alternativement douce et posée ou puissante. Un pont musical très calme aux sonorités presque indiennes précède le solo qui me fait penser à Uli Jon Roth (ex Scorpions). La chanson se termine calmement en retombant sur l’ambiance du pont qui précédait. Machine est à écouter en stéréo : guitare droite, batterie puis guitare gauche s’enchaînent dans l’intro. Le chant est rythmé que ce soit sur les couplets ou le refrain qui aurait pu sortir du groupe Oasis tant il aurait de l’avenir auprès d’un public assez large. Hérocain commence par une ambiance un peu « dark » grâce aux effets des guitares mais devient de suite plus lumineuse avec à nouveau une superbe mélodie. La guitare-basse a dans ce titre une place plus centrale que dans les précédents et il y a un ou deux ralentissements au milieu du déluge d’instruments qui produisent un effet surprenant. Le titre se termine par des petites notes calmes en arpèges et harmoniques, comme des points de suspension, en attendant la suite ?

Little Nothing est une belle réussite. Dans un style musical intermédiaire où il n’est sans doute pas facile de percer, l’essai est transformé. Pas assez Heavy pour des purs metalleux, peut-être un peu trop musclé pour un public habitué aux sons radio-formatés, BigBangBayBees mérite toutefois de trouver son envol. Les musiciens sont de qualité, le son global de l’EP est bon et on sent une recherche créative intéressante. L’écoute passe presque trop vite, espérons donc qu’avec Little Nothing, un nouveau palier pourra être franchi par les Bees, leur permettant de nous proposer prochainement un album complet.

Khaos

Tracklist :

  1. Migration
  2. The Right Life
  3. Smoldering Sun
  4. Machine
  5. Herocain

http://www.bigbangbaybees.com/index.php/music.html

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