Gotthard 22.10.2014 (8)Les températures se sont effondrées et je croyais l’été indien bel et bien terminé en cette journée vraiment froide de ce mercredi 22 octobre 2014. Quelle erreur d’avoir pensé cela, ce soir, à Lyon nous attendaient  Gotthard et Wild Dawn qui ont transformé le Ninkasi Kao en sauna !

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Wild Dawn

Wild dawn  (36)Après l’ouverture des portes, tout le monde entre se mettre au chaud. Wild Dawn, originaire d’Orléans en support de Gotthard, ouvre la soirée. D’entrée de jeu, les Orléanais  nous assènent un Rock’n’roll teinté de Hard Rock et de Stoner des plus survolté, des riffs entraînants et joyeux qui nous font vite oublier le froid dehors. Sur le côté gauche de la scène se trouve une méga pile électrique, incapable de rester immobile, j’ai nommé Romain (guitare). J’avais rarement vu une telle énergie déployée sur scène. Il ne tient pas en place deux secondes et sans faire de fausse note. La température monte progressivement au Kao. Le chant de Greg est bien rock’n’roll et correspond bien au style du groupe. Le public adhère facilement à Wild Dawn et notre guitariste ne faiblit pas d’énergie. La salle et le balcon sont quasiment plein à craquer et la soirée se place sous le signe de la bonne humeur contagieuse. Voilà que Romain descend de scène pour se retrouver dans le public et traverse toute la fosse au plus grand plaisir des fans, quelques démonstrations de soli devant ces dames puis hop, sa silhouette disparaît derrière la porte accédant aux loges pour réapparaître un instant plus tard sur scène pour le dernier titre. L’ambiance dans le public est assez festive, Wild Dawn nous a présenté un rock vivant et chaleureux qu’on ne risque pas d’oublier. Les Orléanais ont su conquérir sans faille l’âme des Lyonnais. Mais pour l’heure, laissons place aux Suisses du Tessin !

Gotthard

Gotthard 22.10.2014 (8)Les techniciens s’affairent sur scène, le temps commence à paraître un peu long car nous sentons l’impatience partagée parmi les premiers rangs. Le drap noir et blanc à l’image de l’album Bang tapisse l’arrière de la scène, des gyrophares bleus et rouges posés sur les enceintes du groupe s’activent à l’intro de Let Me In Katie. Ça y est, les voilà, ils arrivent enfin sur les planches et les premiers riffs déjà bien accrocheurs  de Bang annoncent le rythme à suivre tout au long du concert. En effet, les riffs et les soli de Leo Leoni et Freddy Scherer sont vraiment entraînants, ainsi que la basse de Marc Lynn. Hena Habegger est à demi caché derrière sa batterie. Quant à Ernesto Ghezzi (clavier), il  se retrouve au fond à gauche dans la pénombre de la scène. Il faut dire que celle-ci n’est pas si grande que ça mais on arrive à caser tout le monde et l’essentiel est de se faire entendre ! Voici celui qui semble être le plus attendu par ces dames : Nick Maeder, le chanteur. Les Helvètes enchaînent avec Sister Moon et Right On. Gotthard possède une énergie assez communicative qui se propage dans toute la salle. Nous avons complètement oublié le temps qu’il fait dehors en cette journée d’automne, tout le Ninkasi s’est rapidement transformé en sauna. Gotthard est un groupe très souriant qui communique beaucoup avec son public et aussi entre eux, il s’avère que Nick Maeder parle couramment français avec un petit accent suisse australien, aux dires de Leo Leoni. Nous voyons plusieurs enfants accompagnés de leurs parents dans le public, parmi eux une fillette que le guitariste fait monter sur scène. Nick Maeder poursuit en demandant : “Qui veut monter sur scène ?” puis un garçon et deux autres adultes se retrouvent sur scène avec Gotthard pour reprendre en chœur Starlight. Souvenir indélébile pour ces invités, Leoni baisse le micro à hauteur de la fillette et passe sa guitare au jeune homme qui est aux anges. Après l’effervescence de cet instant magique et unique, les invités reprennent place dans la fosse.  Voilà un moment de répit où Leoni prend une guitare sèche et joue seul un court instant en hommage à Steve Lee, le précédent chanteur tragiquement disparu le 5 octobre 2010. Il est rejoint par Freddy Scherer et Nick Maeder à l’accordéon pour nous interpréter en français  la chanson C’est La Vie. Les Suisses continuent en acoustique avec One Life One Soul. Après ce moment de douceur, Gotthard repart sur les chapeaux de roues avec une version longue de Hush (reprise de Billy Joe Royal) où le public joue le jeu de chanter le refrain à l’unisson. D’ailleurs, les refrains de chaque chanson furent repris par les fans. Je ne compte plus les innombrables duels et face à face de Freddy Scherer/Leo Leoni tout au long du concert. Le Kao se trouve à une température proche de l’enfer tant Gotthard a su mettre le feu à la salle, une salle pleine à craquer où la grande majorité sont des fans de la première heure, quelques-uns sont même venus de Paris. La bonne humeur et les sourires se lisent aisément sur les visages des musiciens, on y aperçoit aussi la satisfaction de voir leurs fans comblés par leur prestation. Cependant, ce fabuleux concert arrive vers la fin, le temps passe toujours trop vite en bonne compagnie. Gotthard quitte la scène en saluant son public. Ils reviennent pour le rappel et les Helvètes clôturent la soirée avec Anytime Anywhere puis Nick Maeder nous dit que pour nous remercier de cette fantastique soirée à Lyon, il nous dédie Thank You qui sera le dernier titre joué par le groupe.

Gotthard 22.10.2014 (55) Gotthard 22.10.2014 (3)

Ainsi se termine cette fantastique soirée sous le signe du Hard Rock mené tambour battant par Gotthard et Wild Dawn.

Setlist Gotthard :

  1. Let Me In Katie (intro)
  2. Bang
  3. Sister Moon
  4. Right On
  5. Master Of Illusion
  6. Domino Effect
  7. Feel What I Feel
  8. Remember It’s Me
  9. What You Get
  10. Starlight
  11. C’est la vie
  12. One Life, One Soul
  13. Hush (reprise de Billy Joe Royal)
  14. Lift U Up

Rappel :

  1. The Train (instrumental)
  2. Anytime Anywhere
  3. Thank You

Un grand merci à Gotthard et Wild Dawn pour ce concert survolté, vivant et rempli de bonne humeur avec des musiciens toujours souriants. Nos remerciements aussi à Roger W. et Base Productions ainsi qu’au personnel du Ninkasi Kao. Et surtout, merci au public !

Melissa