Cavalera Conspiracy – Pandemonium (Album)

Posté le : 24 novembre 2014 par dans la catégorie Chroniques
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Cavalera Conspiracy - Pandemonium coverEst-il encore besoin de présenter Cavalera Conspiracy ? Les frères Max et Igor Cavalera y œuvrent depuis 2007, Max alternant sa présence entre ce dernier et le non moins connu Soulfly. Pandemonium est le troisième album du groupe qui avait fortement marqué les esprits avec InfliKted, leur premier méfait sorti en 2008. Max s’entoure donc de nouveau d’Igor à la batterie, de Marc Rizzo à la guitare et de Nate Newton à la basse. Pandemonium sort chez Napalm Records. Plongeons sans plus tarder dans l’univers de la tribu Cavalera.

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Style : Thrash Metal/Grindcore – Sortie : 4 novembre 2014

Style : Thrash Metal/Grindcore – Sortie : 4 novembre 2014

Si Max Cavalera était un footballeur, il serait sûrement considéré comme un éternel meneur d’hommes au souffle infatigable. Le genre de joueur qui court partout et qui, bien sûr, serait adulé de par les foules. Mais Max est un musicien brésilien adulé par les foules. Un musicien aux multiples facettes mais avec une même composante récurrente de sa personnalité : la rage. Exprimée avec beaucoup de groove au sein de Soulfly, de folie avec Killer Be Killed, de hargne avec Nailbomb et de brutalité quant à elle exprimée par le biais de Cavalera Conspiracy. Avant de s’attaquer au vif du sujet, un coup d’œil rapide à l’artwork de la pochette permet de confirmer que le guarana, ou autre chose, consommé à forte dose ne rend pas forcément les idées très claires mais permet une créativité toute euphorique, pour le moins ! Mais attention amis metalleux, cette pochette contient un concentré de guerre. Babylonian Pandemonium, le premier titre, est une ode à la destruction, un riff à extermination de masse qui agresse et tabasse. Bonzai Kamikazee se révèle être la copie conforme du premier morceau en terme de faculté de perforation. C’est purement implacable, la basse vous éviscère littéralement et les guitares sont un fer rouge que l’on plonge dans vos oreilles. Vous voyez la scène ? Profitez-en car la tête est à la limite de la rupture. Il est à noter que la voix de Max s’en trouve changée pour cause de traitement à l’époque de l’enregistrement et de ce fait, elle s’en trouve encore plus incroyable. Mais il ne saurait n’y avoir que Max. Igor est bien là mais il y a aussi le très talentueux Marc Rizzo, véritable pendant de Max. Pandemonium est une déferlante, un fléau auquel on ne peut échapper, chaque note est aussi puissante qu’immortelle. Chaque riff est une envolée vers la démesure, Cramunhao est un sanctuaire de démence, la porte d’entrée à l’éradication du corps humain. Si ce titre est joué live, il va y avoir pléthore de morts dans la fosse. Qu’à cela ne tienne, elle en sera commune. Apex Predator, Insurrection sont autant de mines faites pour vous couper les jambes. Le solo joué sur ce dernier titre est d’un incroyable rendu, cela touche au parfait. Dans ce magma d’énergie pure, vous pourrez néanmoins entendre une cithare, sur Not Losing The Edge, un instrument rare mais qui s’effacera vite devant le chant de Max et le solo infernal de Marc. Tout cela ne pourrait être possible sans une production haut de gamme, le son de basse est insensé et les guitares trancheraient n’importe quoi. Father Of Hate est insoutenable de souffrance, sûrement équivalent à ce qu’un condamné à mort peut ressentir quand vient son tour. The Crucible est à la hauteur de la boucherie ambiante mais voit aussi Nate Newton poser se voix sur le morceau, rendant le tout encore plus destructeur, si cela était encore possible. Porra, le dernier titre de l’album, rappelle que le Brésil est toujours présent dans le cœur des Cavalera et un berimbau se fait entendre en début de titre. Véritable mélange des genres, le morceau alterne passages de percussions et ambiance sud américaine avec un bombardement métallique d’une rare puissance. Le riff étouffant laisse place aux arpèges en fin de titre. Le silence se fait, il ne reste plus rien. Fin.

Cavalera Conspiracy et son Pandemonium sont une nouvelle pierre inaltérable de la forteresse Cavalera. Certes, les années passent, le temps de la jeunesse de Sepultura est loin maintenant mais Max Cavalera reste et restera Max Cavalera. Celui qui a dit que l’on gagnait en sagesse avec le temps s’est lourdement trompé,  la rage de l’adolescence demeure et devient plus puissante avec l’expérience. Véritable puits de colère, Cavalera Conspiracy est tout simplement magnifique de violence. Chers Max et Igor, les metalleux que nous sommes ne peuvent que vous saluer bien bas.

Pat

Tracklist :

  1. Babylonian Pandemonium
  2. Bonzai Kamikazee
  3. Scum
  4. I, Barbarian
  5. Cramunhao
  6. Apex Predator
  7. Insurrection
  8. Not Losing The Edge
  9. Father Of Hate
  10. The Crucible
  11. Deus Ex Machina
  12. Porra

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