IMG_5950Alors que les Wizzö viennent tout juste de sortir leur premier album, Real Hot Stuff, ils nous ont donné rendez-vous au Dr FeelGood pour nous parler un peu du groupe et de ce petit bébé. Une interview décontractée et assez Rock’n’Roll avec Stick, Portland et Lion (respectivement guitariste soliste, guitariste rythmique et batteur du groupe) au cours de laquelle j’ai même eu le droit à une démonstration en acoustique. Un univers à découvrir dans ces lignes !

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Sons Of Metal : On est ici pour la sortie de votre premier album, Real Hot Stuff. Ça vous fait quoi d’avoir enfin l’album dans les mains ?

Stick : Ça fait plaisir, ça faisait longtemps que l’on attendait cela. Ça fait quatre ans que Wizzö existe et l’on est au complet depuis décembre, quand Lion est arrivé donc ça nous fait extrêmement plaisir de pouvoir enfin sortir notre album. C’est un projet qui se concrétise, on a enfin quelque chose de palpable.

Vous attaquez tout de suite avec un album, sans démo et sans EP avant, vous n’avez pas perdu de temps !

Stick : Non, on avait suffisamment de morceaux pour faire un album alors on a préféré partir tout de suite sur un LP plutôt que de s’embêter à  faire un EP. On avait les moyens de le faire donc on l’a fait. Tout simplement.

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Vous vous définissez plutôt comme un groupe de scène, ce qui se ressent très largement en concert. Le passage en studio s’est-il fait facilement ?

Stick : C’est toujours difficile de retranscrire l’énergie de la scène en studio. Pour le faire, il faudrait enregistrer tout le monde en même temps en une seule prise pour la mettre directement sur le CD. Mais ce n’est pas ça le studio. Alors oui, ça a été un peu difficile de retrouver le son que l’on avait sur scène avec cette grosseur de son et cette énergie mais ça s’est très bien passé. Et vu que l’on a enregistré au Swamp Studio qui est le studio de Lion, on a pu prendre le temps de bien faire les choses et de se casser le cul pour aboutir au résultat que l’on recherchait.

Ce qui est très important, c’est la fête, les filles et le Rock’n’Roll ! Voilà… Et l’alcool ! (Lion)

Donc un album un peu home-made ?

Stick : Totalement même, on a tout fait nous-même. Fait maison et 100% Rock’n’Roll !

Lion : Ça s’est fait assez rapidement en fait. On n’a pas fait cinquante mille prises et c’est pour ça que l’on a réussi à garder l’énergie de la scène. On connaît très bien les morceaux donc on a pu rester spontanés et ne pas trop se prendre la tête.

Une question pour toi, Lion. Qu’est-ce que ça fait d’enregistrer et mixer son propre album ? Surtout que tu es le dernier arrivé dans le groupe ?

Lion : Ce qui est intéressant, c’est que l’on a une très grande liberté du coup. Même si je ne l’ai pas fait tout seul parce que les gars étaient là pour discuter de ce qu’il y a à faire, on était vraiment à la maison et on a pu se poser et boire des verres pour le faire tranquillement. Dormir tard le soir pour recommencer le lendemain matin… Vers 15 heures….

Portland : Regarder Joséphine Ange Gardien. (Rires)

Lion : Ça, c’est une dédicace pour Jim, notre chanteur ! Donc non, on n’avait pas quelqu’un pour nous bouger, on a su se prendre en main sans se mettre la pression. Du coup on arrive sur un album qui n’est pas surproduit et qui ressemble vraiment à ce que l’on fait en live. Ceux qui nous ont vus en concert vont aimer l’album et inversement, si on découvre l’album avant de nous voir sur scène, je pense. C’est l’avantage d’avoir pu travailler comme ça.

IMG_5935Alors, Real Hot Stuff, c’est quoi ces affaires très importantes ?

Lion : Ce qui est très important, c’est la fête, les filles et le Rock’n’Roll ! Voilà… Et l’alcool !

Portland : C’est quelque chose d’assez primaire, ce que l’on a mis dans cet album, c’est bestial ! (Rires)

Stick : C’est très Rock’n’Roll : boire des coups, voir des nanas, ne pas se prendre la tête. On n’est pas là pour défendre des idées, on laisse ça à la chanson française. On n’a pas grand-chose à dire mais on l’ouvre quand même parce que c’est drôle. Et pour faire chier les gens !

Si le public est réactif, ça décuple nos forces, ça amplifie tout et nous envoyons plus. (Stick)

Pour la release de l’album, vous avez joué avec Nashville Pussy. Comment c’était ?

Stick : C’était super cool, ça fout une grosse patate. On avait déjà joué en janvier avec eux et ils se souvenaient de nous, ils sont vraiment très sympas. La soirée s’est très bien passée.

Portland : Ils sont très simples, très humbles, vraiment Rock’n’Roll et ne se prennent pas la tête. C’est des gens qui sont dans le même délire que nous. Et puis, ils envoient vraiment sur scène. On s’éclate bien avec eux.

Qu’est-ce qui est important pour vous sur scène ?

Stick : Ce qui est important, c’est de partager avec le public. Si le public est réactif, ça décuple nos forces, ça amplifie tout et nous envoyons plus. Il y a une boucle : plus on envoie, plus le public réagit et donc, on envoie encore plus. Les soirs où ça marche bien, tout le monde s’éclate et prend son pied. C’est pour cela que l’on fait ça.

Qui dit Rock’n’Roll, dit groupies. Vous en avez beaucoup ?

Stick : Ha, on en a quelques unes (Portland et Lion imitent des voix de filles), chut ! Calmez-vous les filles. Ça va, la gloire montante n’est pas trop dure à gérer.

Lion : Y’a tout qui monte ! (Rires) Non, la gloire ce n’est pas notre truc, tant que l’on a de belles scènes à faire, la gloire, on s’en fiche.

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Et donc, on a une bouteille de Jack devant nous…

Stick : C’est vrai. Elle n’est pas encore entamée d’ailleurs, ça ne va pas…

Alors, pour la scène, quel alcool faut-il avec ?

Stick : Je dis du vin, direct.

Lion : Je pense plutôt à un bon whisky pour se chauffer avant de monter.

Portland : Pareil pour moi, du whisky, ça me va. Pas de binouze, ça alourdi et ça monte trop au cerveau. J’ai fait de meilleurs concerts en buvant du whisky avant que de la bière.

Lion : Moi, en plus la bière ça me donne envie de pisser donc c’est pour ça que les tempos sont trop rapides. Je veux pouvoir finir le concert pour pouvoir aller aux toilettes ! (Rires)

Un petit mot pour la fin ?

Portland : Merci. Merci de nous suivre depuis le début. On a vu à la release party des gens qui nous suivent depuis le tout début de Wizzö, ça fait vraiment plaisir. Et puis merci à ceux qui ont la curiosité de venir nous écouter, ce n’est pas toujours évident d’être curieux face à un nouveau groupe. On voit de nouvelles têtes et souvent on les retrouve aux concerts suivant. Alors merci à tous et au prochain concert !

Propos recueillis par Eladan