IMG_1837En ce vendredi 17 octobre, je me rends pour ma deuxième date sur le sol Néo-Zélandais. Cette fois-ci, c’est pour une soirée typée Rock’n’roll et Punk que votre serviteur se déplace. Il en faut pour tout le monde. Après cinq minutes de marche à partir de l’arrêt de bus, j’arrive enfin au Thirsty Dog où se déroulera l’évènement proposé par Morepork. Au menu, le talentueux guitariste Alan Meharry, Swampland, Road Warriors et les dynamiques Wavepig.

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Alan Meharry

IMG_1632Quand Alan Meharry s’installe sur scène, c’est devant un bar vide de tout public que le monsieur s’apprête à lancer son set. En effet, les spectateurs ont l’air de fuir les concerts et ont préféré se déplacer en nombre sur une date de Justin Timberlake quelques jours auparavant. La France n’est pas la seule à souffrir de cette musique commerciale. Mais ce n’est pas le sujet. Pendant la petite comparaison de votre serviteur, Alan Meharry a commencé à jouer. Il est temps de se mettre dedans, ce qui sera fait rapidement. Malgré le fait que ce talentueux musicien ne soit accompagné que de sa guitare pour seul compagnon de route, il faut avouer que sa musique Folk Bluesy transporte vite sur un nuage. L’explication est certainement due à sa technique impeccable et de son chant magique qui donnerait des frissons à beaucoup d’entre nous. Dommage que le peuple d’Auckland reste chez lui, car la scène underground de Nouvelle-Zélande à l’air de regorger de talents. Alors, au moment où Alan Meharry annonce son dernier titre, ce n’est pas sans peine que les spectateurs du Thirsty Dog encaissent la nouvelle et laisseront avec regret partir ce talentueux guitariste au potentiel énorme.

Swampland

IMG_1680À la fin de balances rapides, c’est devant un public plus conséquent que le quartet de Swampland va nous offrir environ trente minutes de bonheur intense. D’emblée, la formation conduite par l’aura de Tony Daunt (chant, guitare) entraine le bar sur les pentes d’une musique située entre le Rock et la Country, ce qui ravira énormément de monde ce soir. Après Alan Meharry et sa musique posée, le changement de tempo est très net. Les titres sont plus rapides, la rythmique est d’une efficacité à toute épreuve. Si bien qu’un grand nombre de spectateurs se mettront à danser devant la scène. Cependant, si Swampland est efficace, on pourra leur reprocher de laisser en retrait la guitare de Thomas Landon, un trou noir dans un si bon set. Mais ceci est très vite rattrapé grâce aux deux derniers titres propulsant d’un coup le quartet vers un autre monde.

Road Warriors                                                                                                      

IMG_1760C’est parti pour le troisième groupe de la soirée et le moins que l’on puisse dire, c’est que le changement de style est encore une fois radical. Pour cause, Road Warriors nous sort une musique pêchue avec des accords d’une puissance inouïe. D’ailleurs, sur certains passages, leurs compositions rappellent étrangement la musique des années 60’ avec un mélange intéressant de Rock’n’roll et de Stoner. Les titres déferlent à une vitesse folle et avec une énergie spectaculaire. Quand on regarde le public du Thirsty Dog, on comprend aisément que l’assistance, dans sa globalité, est à cent pour cent dans la soirée. La technique instrumentale et scénique du groupe doit en être pour quelque chose, surtout si on prête une attention particulière au batteur Sam qui est un monstre de précision avec des frappes tout aussi destructrices que dévastatrices. Au moment de lâcher son dernier accord, Road Warriors, tout comme l’avait fait Swampland,mettra la barre plus haute montrant que même si le jeu était énergique tout le long du set, le quartet aurait pu mettre le paquet dès le départ.

Wavepig

IMG_1797Dernière ligne droite de la soirée et c’est le trio de Wavepig qui prend la barre pour finir cet évènement en beauté. Le moins que le puisse dire est les trois compères ne font pas dans la dentelle. Dès les premières secondes, la lourdeur et la rapidité de la musique de Wavepig s’abattent sur le Thirsty Dog comme un boulet de canon. Avec la formation, on laisse de côté les riffs, les soli ou tout autre chichi pour entrer de plein fouet dans le monde du Punk Rock avec un chant faisant très nettement penser au Stoner. Très vite, la majorité du bar est debout et se donne à fond dans la musique de Wavepig. D’ailleurs, l’efficacité de la formation ne vient pas d’un musicien mais du trio en lui-même. Mené par Manuel Springford au chant et à la guitare et par Ben Michelsen à la batterie, il n’y a guère que l’immense Matt Shepherd que l’on ne sent pas tout à fait à l’aise au sein du combo. Mais ce dernier se rattrape aisément par son tapping de basse de toute beauté. Quand arrive l’heure du dernier titre, ce n’est pas sans regret que le public accepte la fin du set car l’ensemble des spectateurs seraient bien partis de nouveau pour une bonne heure de plus.

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Encore une superbe soirée vient de s’achever et il est maintenant admis que la Nouvelle-Zélande va être le bonheur de votre serviteur durant son année là-bas. Félicitations aux quatre formations et un grand merci à Morepork pour cette très belle affiche.

Elovite