Arch-2C’est en pleine semaine que le Transbordeur va vibrer sous la puissance de la musique. Ce soir, nous avons droit au passage de Kreator et Arch Enemy qui débutent leur tournée européenne avec nous ! Ils seront accompagnés par Hell et Drone qui remplacera au pied levé le groupe Nothengal initialement prévu. Prévoyez votre minerve car ce soir, le headbanging frénétique sera de rigueur !

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Drone

drone-219 heures, c’est l’ouverture de la grande salle et le groupe allemand Drone a l’honneur d’ouvrir la soirée. Nous voyons la salle se remplir assez rapidement. Sur scène, nous avons droit à un Thrash mélodique basique mais qui à le mérite d’être énergique. Le son est bon, sans être non plus parfait car nous noterons quelques soucis de distinction des instruments. Même si les compos ne sont pas extraordinaires et que, musicalement, nous n’avons pas de réelles surprise, on se fait quand même plaisir à hocher la tête sur les riffs assénés par les Thrasheux de Drone. Le public poli mais un peu (trop) statique laisse bien penser qu’il est venu pour les deux groupes suivants, Kreator et Arch Enemy. Au cours des vingt-cinq minutes qui leur sont accordées, les Allemands se font plaisir. Le guitariste-chanteur Mutz Hempel s’essaye même à échanger quelques mots en Français, avant de choisir de communiquer en Anglais pour le reste du set qui sera légèrement mouvementé par la casse d’une corde à environ la moitié de leur prestation. Et là, nous avons à faire à un groupe qui se connaît bien car le changement de guitare de Mutz Hempel se fait en moins de quinze secondes (même pas le temps de souffler) pendant que le reste du groupe nous fait patienter avec quelques paterns de batterie. Le concert se termine avec une petite ovation du public. C’est l’heure du changement de plateau, le temps pour nous d’aller se désaltérer et de se rendre compte que le public lyonnais et des environs s’est clairement bougé ce soir !

Hell

hellChangement de décor et d’univers musical car, après avoir pris le Thrash des Allemands de Drone dans les oreilles, nous voici maintenant avec Hell, un groupe anglais de Heavy Metal des années 80. Dés le début, nous avons une intro à tendance médiévale. Seul le batteur prend place sur scène avant que les musiciens viennent à leur tour prendre place. Autant avec Drone, nous avions un jeune groupe de jeunes musiciens, autant là nous avons à faire à des anciens qui ne sont pas venus pour rigoler. Chaque musicien est grimé et arbore fièrement un look très eighties. Le chanteur arrive avec une couronne de lauriers faîtes en barbelés. Notons qu’il est équipé d’un micro « tour d’oreilles », ce qui lui permettra d’avoir ses mains libres pour encore plus de théâtralisation. Nous avons droit à un spectacle autant musical que visuel. C’est le genre de concert qui fait que soit vous entrez directement dans le jeu, soit vous passez clairement à côté. Pour ma part, j’ai trouvé le concept intéressant mais pas transcendant. Le changement de costumes, l’auto flagellation ou les pseudo-prières m’ont laissé plus ou moins indifférent. Musicalement, rien à dire, c’est un groupe qui fait bien partie de la NWOBHM et en est un digne représentant.

Arch Enemy

Arch-3Voici maintenant venu Arch Enemy « nouvelle formule » car Alissa White-Gluz tient le poste de chanteuse à la place d’Angela Gossow et Jeff Loomis à la place de Nick Cordle au poste de guitariste. La venue sur scène du groupe se fait au fur et à mesure. Les guitaristes puis le bassiste font sonner l’intro de Tempore Nihil, issu de leur dernier album, War Eternal. Le public est déjà en liesse aux premières notes du titre éponyme. Alissa fait son entrée sur scène d’une façon super dynamique et enthousiaste. Le public est bien plus massif que pour les groupes précédents, la salle du Transbordeur est proche du sold out. Les pogos et les slams sont de rigueur. Les titres défilent avec une énergie communicative. Alissa tient clairement son public et communique à chaque changement de titre. Son accent québécois résonne dans la salle acquise à sa cause. Niveau son, certains pourront se plaindre (et à juste titre) d’un son trop fort et de basses mises trop en avant. À chaque reprise de riff de Sharlee D’Angelo (bassiste) le son étouffe le reste des instruments. Mis à part ce petit désagrément technique, le reste de la prestation est de haut niveau, les titres My Apocalypse, Bloodstained Cross et même les plus récents comme You Will Know My Name sont chantés par le public, certes bien fourni et étrangement calme. Alissa se met à arranger le public afin de pousser les metalleux présents de lâcher les chevaux. À partir de là, ce sont des circles pits et autres pogos qui ébranlent la salle du Transbordeur. Sur scène, chaque musicien s’en donne à cœur joie. Comme Alissa nous l’a dit au début de leur set, c’est la première date de leur tournée européenne aux côtés de Kreator et elle compte bien marquer les esprits. La fin de la prestation approche, le groupe ne s’essouffle pas et redouble même d’énergie pour un final tout en puissance. Une fois les rappels exécutés, le groupe se réuni afin de saluer son public et de distribuer baguettes et médiators.

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Kreator

kreatorC’est au tour du dernier groupe de se produire sur scène et quel dernier groupe ! Car ce sont les patrons du Thrash allemand Kreator qui viennent offrir un spectacle de décibels et de brutalité métalliques. Côté public, on peut noter qu’une petite partie de l’auditoire a quitté la salle. Les restants sont là pour en découdre dans la bonne humeur. L’intro du set de Kreator est en partie similaire à celui donné deux ans plus tôt dans cette même salle .C’est à dire un écran géant qui diffuse des images violentes de guerre et autres événements tragiques. Le public scande le nom du groupe afin d’invoquer le monstre et de lancer la machine. Chose faite ! Le concert démarre avec Violent Revolution, ça déboule à cent à l’heure. Les premières minutes posent les bases et une « sélection naturelle » se fait, la foule devient de plus en plus virulente et les moins téméraires se verront rétrograder au fond de la fosse. Les titres s’enchaînent, la bande à Miland « Mile » Petrozza interprète les titres à une vitesse élevée. Mais niveau public, cela n’a pas l’air d’être la même chose, un peu comme s’il avait tout donné pour Arch Ennemy. À un moment donné du set, des canons à paillettes installés sur le devant de la scène explosent et envoient des milliers de confettis sur l’assistance qui exulte et reprend des forces pour relancer pogos et autres joyeusetés coutumières du Metal, slams, pogos et circle pit. Un wall of death prend forme pour finir en mosh pit géant. Profitant de cet engouement, Mile attise encore plus les spectateurs avec l’intro du titre Ennemy Of God en disant, ses deux majeurs en l’air, « Fuck You Religions » and « Mother fuckers Politics ». Nous pourrons noter qu’au cours de ce show, les titres Extreme Agression, Suicide Terrorist, Phantom Antichrist et Pleasure To Kill reçoivent un très bon accueil. Nous arrivons à la fin de la prestation mais Mile n’a pas l’air d’avoir assez vu d’énergie provenant du public et comme dans une provocation, il ordonne circle pit sur circle pit et en obtient trois au cours du même titre. Sur un déluge de décibel, le groupe quitte la scène. Mais c’est sans compter le rappel qui ne mit pas longtemps à être exécuté car quelques secondes après, c’est la sample de « Number of The Beast » de Iron Maiden qui résonne dans le Transbordeur. Oui, Kreator reprend Iron Maiden et c’est un public en folie qui chante à l’unisson les paroles. Les quatre titres qui terminent la soirée auront réussi à mettre le public sans dessus-dessous. C’est la guerre dans le pit ! C’est sur cette énergie dégagée que les spectateurs terminent la soirée.

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Pour conclure, nous avons eu droit à une très belle soirée sous le signe du Metal. Malgré un public un peu timide mais qui s’est dévergondé sur la fin, nous avons tous passé un très bon moment.
Nous remercions les équipes de Mediatone et du Transbordeur qui nous régalent avec ce genre de soirée.

Mike