Il y a des jours où l’on comprend assez vite que le métier de journaliste comprend certains risques. Et même quand on se croit en sécurité en occupant un poste de reporter musical, on finit par donner de sa personne. Et c’est ce qui s’est passé quand l’on m’a demandé de faire un reportage sur le Metal Versus Tournament,dont voici le résultat : immersion totale dans un projet fou, rocambolesque et magnifique à la fois !

MVT LOGO (Alpha)

Ce jour-là, on m’avait donné rendez-vous à 10 heures dans l’un des studios de répétitions de la région parisienne, afin d’assister au tournage d’un épisode de la nouvelle saison de l’émission de télé-réalité metal. J’arrive donc sur place en même temps que les organisateurs, l’équipe technique et les musiciens du jour et l’on peut dire que cela fait pas mal de monde à qui se présenter et expliquer un peu sa place de journaliste sur le plateau. J’en profite pour avoir quelques informations sur cette nouvelle saison, la première après la saison pilote diffusée l’année dernière et constater de mes yeux l’évolution assez fulgurante du niveau de la production. Si le résultat était déjà bon l’année dernière, cela s’annonce très bien pour les épisodes à venir ! Que ce soit au niveau technique comme au niveau de la réalisation en elle-même, de nombreux points ont été revus pour offrir une expérience encore plus immersive au téléspectateur. Le studio où se tourne la plupart de l’émission se monte tranquillement, les cadreurs installant les lumières et préparant leurs caméras tandis que les ingénieurs du son se dépatouillent avec cette énorme régie qui servira à enregistrer tout ce qui se joue et se dit pendant deux jours. Les musiciens commencent à s’accorder, tout semble se passer à merveille. Mais à 11 heures, un malaise plane chez les organisateurs : des cinq musiciens invités à jouer, seuls quatre sont présents. Un guitariste manque à l’appel ! Fort heureusement, comme sur tous les tournages bien organisés, la régie est là pour régler les imprévus et ces têtes pensantes trouvent bien vite une solution. C’est ainsi que l’on m’a pris caméra et micro des mains pour m’y mettre une guitare et que je me retrouve embauché en tant que participant. Quand je vous disais qu’il faut donner de sa personne dans ce métier !

Le Metal Versus Tournament vu par Le Petit Metalleux Illustré

Le Metal Versus Tournament vu par Le Petit Metalleux Illustré

Me voici donc embarqué dans l’aventure avec un instrument de prêt et un pic de stress digne de l’Himalaya, commençant à jamer avec quatre personnes qui me sont totalement inconnues ou presque. Et ça marche ! Il faut, bien sûr, chercher un peu ses repères mais l’exercice se révèle très intéressant et permet une bonne remise en question de toutes ces petites habitudes que l’on a prises avec son groupe permanent. Il est très vite question d’une seule chose : faire du metal, et le faire bien ! Grâce à la musique, on oublie assez vite les caméras qui nous tournent autour. Etre filmé c’est un peu comme avoir un public devant soi, pas si différent que d’être sur scène à la différence que les cadreurs pogotent quand même moins et que l’on se retrouve rarement à composer sur scène.

Si vous vous attendez à ce que je vous décrive l’évolution du morceau, vous allez être déçus car il faudra patienter jusqu’à la sortie de l’épisode, courant du premier semestre 2015, pour satisfaire votre curiosité. Mais je vais quand même vous parler de ce que vous ne verrez pas à l’écran, tout ce qui fait que le MVT est avant tout une aventure humaine et passionnante. Car participer au Versus c’est découvrir quatre autres musiciens mais aussi toute une équipe présente et attentive pour que ces deux jours enfermés dans un studio se passe pour le mieux. En dehors du studio, il y a le stand repas où l’on trouve de petits plats préparés spécialement avec amour pour que caméramans, ingénieurs du son et musiciens tiennent toute la journée (avec un cake au jambon délicieux). Il y a aussi la machine à café qui, mine de rien, joue un grand rôle dans une journée de dix heures de répétition. Puis, il y a cette convivialité que l’on trouve à simplement bavarder de nos groupes respectifs, faire des blagues plus ou moins vaseuses avec Flow et Niko, nos coach musicaux pour le week-end, ou simplement ou à bavarder sur l’avancement du morceau à écrire. Une telle ambiance que, même si l’on est crevé comme pas possible le samedi soir, c’est avec grand plaisir que nous sommes là à l’heure, tôt, très tôt le dimanche matin pour remettre ça. C’est aussi là qu’arrive un nouvel exercice : les invités. En effet, comme dans la saison pilote, deux grands noms du metal sont là pour aider les candidats dans la composition. Alors, cela rajoute sans aucun doute un peu de stress à l’équation mais jouer devant quelqu’un que l’on idolâtre ou, tout du moins, dont on connaît la contribution à la scène metal actuelle n’est pas donné à tout le monde. Et l’exercice n’en perd pas son charme, bien au contraire.

Au final, le dimanche soir au moment de ranger sa guitare et de revenir à la vie « normale », même si la fatigue de deux jours intenses pèse sur les musiciens et l’équipe de tournage, c’est avec satisfaction que l’on quitte le plateau et que l’on dit au revoir aux potes, ces gens que l’on ne connaissaient pas la veille mais avec qui l’on a joué et que l’on espère, on recroisera le plus tôt possible !

Alors, si vous voulez en savoir plus sur le Metal Versus, la diffusion de la saison 1 est en cours depuis peu : le premier épisode est visible ci-dessous et le second est prévu pour le jeudi 18 décembre 2014. Le reste de la saison, dans lequel j’apparais, sera quant à lui diffusé à partir de janvier 2015 pour finir sur un vote du public pour déterminer qui sera le meilleur groupe de cette première saison du Metal Versus Tournament. Et si vous vous sentez l’âme d’un aventurier, vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire pour peut-être participer à la saison 2. Alors, lequel d’entre vous verra t’on devant les caméras ?

Eladan