[Interview] : Flayed

Posté le : 18 décembre 2014 par dans la catégorie Interviews
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FLAYED-20141011-020Juste avant d’ouvrir pour Lofofora au Ninkasi Kao le 4 décembre dernier (lire notre reportage), le groupe isérois Flayed a répondu à nos questions, en totale décontraction et avec l’esprit humoristique qui caractérise cette bande de Rockers. Trente minutes d’entretien qui nous en apprennent plus sur la genèse de Flayed, sur ses projets, sa vision de la musique et sur les testicules de son ingé-son. Enjoy !

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Sons Of Metal : Pouvez-vous présenter Flayed en quelques mots ?

Renato, chanteur. Concert au Ninkasi Kao, le 4 décembre 2014

Renato, chanteur. Concert au Ninkasi Kao, le 4 décembre 2014

Renato : Julien, tu le fais. T’es beaucoup trop… Mieux que tout le monde…

Julien : C’est vrai. Présenter Flayed en quelques mots… Alors, c’est un projet Rock n’ Roll qui a un peu plus d’un an et demi d’existence. Et puis voilà… (rires)

Renato : Non, arrêtes, d’habitude, tu vas plus loin ! (rires)

Julien : Donc, Flayed est un projet Rock dont j’ai écrit les morceaux du premier album qui vient de sortir (ndlr : Symphony For The Flayed, publié le 30 octobre 2014 chez Klonosphere). Il a été écrit en 2011. C’était un projet que j’ai monté avec d’autres musiciens que j’ai recruté sur la région de Vienne (Isère). On a fait quelques dates mais nous n’avions pas tous la même vision de la musique. J’ai eu des propositions de concerts que je voulais absolument bien faire, donc j’ai appelé les musicos que tu vois là (ndlr : à savoir Renato, Charly, Rico, Raf et JP) qui sont de vieux amis à moi. Ils m’ont dépanné pour ces deux dates-là et du coup, ça a fait un mini-buzz chez nous et ont a posé d’autres dates. Ça se passe plutôt bien jusque-là. C’est un projet que j’ai crée il y a déjà quelques années de ça.

Vous jouez un Rock n’ Roll teinté de Blues, voire même un peu Rock sudiste et agrémenté d’un clavier très vintage. Quelles sont vos influences directes ?

Julien : Forcément, la première est Deep Purple. C’est vraiment le son qu’on voulait avoir parce que si tu veux, la question était : « Est-ce que je prends un orgue ou une seconde guitare ? ». Du coup, on a fait les deux. Nous avons contacté Raf qui a tout le matériel pour avoir ce son. On s’est rendu compte que les compositions prenaient une autre couleur avec l’arrivée de l’orgue, justement très Deep Puple, très sixties-seventies.

Renato : Mais c’est vraiment plus le personnage de Raphinet, vraiment, que l’orgue en lui-même. (rires) Faut pas l’oublier !

Julien, fondateur, guitariste soliste et principal compositeur.

Julien, fondateur, guitariste soliste et principal compositeur.

Votre premier album, Symphony For The Flayed, est sorti récemment et vous avez déjà annoncé son successeur pour l’année prochaine. Sur votre page facebook, on peut même lire qu’il serait déjà bouclé et l’enregistrement prévu pour le début 2015…

Renato : Ouais, on n’a pas encore posé de date mais on imagine février.

Romain (ingé-son du groupe) : Sauf qu’à un moment, va falloir poser des dates. Je dis ça, je dis rien…

Renato : Heu… Voilà, ça c’est Romain, notre sondier qui est le bassiste de Mercy, aussi.

Sons Of Metal : Et de RAB, aussi !

Renato : Non mais RAB, tu ne cites surtout pas, ça ferait beaucoup trop plaisir à Thibaud (chanteur de RAB) ! (rires)

Romain : J’achète complètement ce propos ! Je valide ! (rires)

Il y a des changements importants par rapport au premier opus ?

Charly : Il sera plus « dance ». (rires)

Julien : Plus zouk, aussi. Un mix entre le dancefloor et Deep Purple…

Renato : Cet album aura une personnalité propre car le premier album, c’est toujours plus un test.

Julien : Comme je l’ai dit, le premier album a été écrit longtemps avant, pour d’autres mecs. Quand j’ai repris la composition pour la forme actuelle de Flayed, j’ai plus composé avec les musiciens que j’avais autour de moi. Donc l’album sera différent.

Renato : Oui, parce qu’il est écrit pour chacun de nous. Comme Julien écrit tout seul, je pense qu’il a pensé à chacun et ça risque d’être plus cohérent.

Julien : C’est vraiment une manière de bosser que j’aime bien. J’écris en fonction des mecs qui sont avec moi. Avec l’autre mouture de Flayed, ça avait donné une autre couleur aux morceaux, il y avait d’autres parties. Par rapport aux morceaux sur l’album, ça n’a plus rien à voir.

JP, batteur groovy. Festival Sylak, 10 août 2014

JP, batteur groovy. Festival Sylak, 10 août 2014

Symphony For The Flayed a remporté un très beau succès critique, tous les webzines ont écrit des chroniques favorables. Ce succès est-il similaire commercialement ?

Renato : En fait, nous n’avons pas encore les rapports de ventes, vu qu’on les a tous les six mois mais ce que je peux te dire, c’est ce qu’on vend de mano à mano, ça part plutôt bien, sachant que plus personne n’achète de Cds, aujourd’hui. On en vend plus que God Damn, par exemple (ndlr : il s’agit d’un autre projet de Renato et Charly) sur un premier album, ce qui est assez incroyable.

Ça a dépassé vos espérances ?

Renato : Aujourd’hui, on espérait tous que ça se passe comme ça mais personne n’y croyait vraiment.

Julien : Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, c’était pour deux dates, normalement… (rires)

Renato : Oui, ben écoute…

Vous figurez dans le numéro 149 de nos confrères Rock Hard, avec Angus Young en couverture. Comment est-ce arrivé et qu’est ce que ça fait de se retrouver dans la référence de la presse musicale française ?

Renato : Ah ben, on a un fan d’AC/DC dans le groupe (ndlr : il désigne Julien) et quand il a vu le nom Flayed aux côtés d’AC/DC, il a chialé, quoi… (rires) Il est tombé par terre, le gars.

Julien : C’est Klonosphere qui a contacté Philippe Lageat (rédacteur en chef de Rock Hard). Il l’a buriné en lui disant : « Ecoute le Cd, ça va être ta came ». Vu qu’il était bloqué sur son livre AC/DC Tours de France 1976-2014, il a pris un peu de temps pour écouter le Cd et il a craqué complet sur l’album. Du coup, il nous a appelé pour faire une interview.

Renato : On a passé quarante minutes avec lui au téléphone, c’était trop bien. On était des petits enfants ! (rires) « Oui, monsieur Rock Hard, pas de soucis monsieur Rock Hard ». (rires) Nous étions des merdeux au téléphone. Charly était devant moi, j’avais les jambes qui tremblaient ! On a hyper hâte de lire l’interview, on ne sait pas ce qui va passer dedans, s’il y a deux pages… On ne sait rien du tout. La surprise sera pour demain !

Julien : En tout cas, demain matin, je vais vite me lever et aller l’acheter !

Rico, le rythme dans la peau. Festival Sylak, 10 août 2014

Rico, le rythme dans la peau. Festival Sylak, 10 août 2014

On va faire une petite parenthèse. Julien, tu es fan d’AC/DC et j’aimerai connaître ton avis sur leur nouvel album, Rock Or Bust ?

Julien : Je trouve que c’est un très bon album. Je le préfères à Black Ice (2009) sur plein de points. Déjà, il est plus court. Je préfère le son, plus tranchant sur les grattes et il y a des riffs un peu inédits. Il n’y a qu’un titre sur lequel je n’ai pas trop accroché, Rock The Blues Away. Mis à part ça, l’album est vraiment très bon. Et n’en déplaise à tous ceux qui critiquent, encore une fois qui disent que c’est toujours le même riff, bla bla bla. De toutes façons, ils disent ça pour tous les groupes. Ils ne sont jamais contents, les mecs.

Sur Internet, on a pu voir une reprise du titre The Pretender des Foo Fighters. Avez-vous prévu de la jouer live ?

Renato : Ça n’a rien à voir avec Flayed, c’est pas le projet de faire des reprises avec ce groupe.

Julien : En fait, il a juste voulu se la péter… (rires) C’est juste parce qu’il y a un mec qui est venu lui jouer du Foo Fighters récemment.

Renato : C’est clair ! Franchement, c’est exactement ça. Je me suis levé un matin, je matais des vidéos de batteurs qui faisaient des covers et d’un seul coup, je me suis dit : « Ben tiens, j’ai rien à foutre aujourd’hui, je vais vite faire ça puis on n’en parlera plus ! »

Julien : Puis ça marche bien, en plus.

Renato : Et bien, ça ne marche pas encore assez, je trouve. Donc allez bien la voir ! (rires)

En va rester dans le live. Cette année, vous avez donné beaucoup de concerts en compagnie de groupes de premier plan comme Skinny Molly, American Dog, Church Of Misery, Red Fang ou encore Lofofora pour ce soir. Flayed est en train de se tailler une belle place.

Renato : On ne sait pas vraiment ce qui a accroché car, par exemple, pour ce qui est des dates, on ne va pas les chercher. On avait un booker il y a quelques temps et n’en avons plus mais jusque-là, on en a pas eu besoin. On a eu de la chance puissance dix mille, j’ai envie de te dire. La musique le fait, les gens sont contents et nous appellent pour jouer alors tant mieux.

Julien : Et l’été prochain, nous allons ouvrir pour Scorpions à Guitare En Scène.

Rafinet, l'élément 70s' de Flayed. Festival Sylak.

Rafinet, l’élément 70s’ de Flayed. Festival Sylak.

Nous reviendrons plus tard sur ce festival. En parlant de Lofo, qu’est ce ça fait de jouer avec l’un des plus grands groupe français ? Vous les avez déjà rencontré ?

Julien : Moi, non mais Charly et Renato les ont rencontré.

Renato : Pas Lofo’ en tant que tel mais Reuno, oui. Comme Romain d’ailleurs puisqu’il figure sur l’un de ses skeuds.

(En regardant Romain) Ah ouais ?

Renato : Non mais le mec mais attends, tu le vois comme ça mais en fait, c’est pas un rigolo ! (rires) Il ne fait pas que prendre de la coke et fumer des joints ! (rires)

Romain : T’es vraiment con !

Charly : Il a aussi une famille, le monsieur ! (rires)

Je sais, j’ai eu un aperçu au Panorama quand il y jouait avec RAB où j’ai photographié les testicules de monsieur qui portait un kilt… (rires)

Renato : Aaaah très bien ! (rires) Merci bien !

Romain : Même que la photo est parfaite, les gars du groupe me l’ont partagé sur Facebook. Juste parfaite ! (rires)

Je vais revenir quelques instants sur le festival Serpaize En Rock, le 11 octobre dernier. La tête d’affiche était American Dog et durant votre concert, j’ai aperçu leur guitariste Steve Theado headbanguer comme un dingue. On l’a ensuite vu monter sur scène avec un T-shirt Flayed. Ça doit être un sacré boost pour le moral et la confiance ?

Julien : J’ai découvert American Dog grâce au groupe qu’avait Charly, il y a quelques années. Ils ont ouvert pour eux en 2006. J’ai accroché mais sans plus. Pour le T-shirt, ça fait hyper plaisir. On a tchatcher un peu après, Charly a fait l’interprète pour leur interview sur Rock En Folie. On a vu que Steve avait apparemment bien kiffé notre set puis on lui a filé un Cd, un T-shirt. Normal, quoi. Mais on ne savait pas qu’il le mettrait pour monter sur scène et ça fait carrément plaisir.

On peut espérer une tournée commune Flayed/American Dog aux USA, des fois qu’ils vous appellent…

Julien : Je t’avoue qu’on y a rêvé, ouais… (rires)

Renato : Mais je t’avoue qu’on rêve beaucoup ! (rires)

Charly et sa Warwick Buzzard. Festival Serpaize En Rock, 11 octobre 2014.

Charly et sa Warwick Buzzard. Festival Serpaize En Rock, 11 octobre 2014.

Cet été, vous avez joué au Sylak Open Air. Comment ça c’est passé, pour vous ?

Renato : C’était super classe. Ce festival est mortel ! C’était la cinquième année du Sylak, je crois et…

Julien : Quatrième.

Renato : La quatrième année et ce festoch’ grossit de plus en plus. Ce sont des potes qui le tiennent et font un boulot d’enc***. Là, par exemple, ils nous ont fait jouer à 12h30 et on s’attendait à ce qu’il n’y ai pas grand monde mais en fait, c’était pété de monde ! Ça a trop bien marché ! C’était vraiment du bonheur. Ça a été un des tremplins parmi tous ces concerts.

En parlant du Sylak, une des photos de Renato plongeant dans le public est rapidement devenue une source de même internet (détournement de Titanic, Star Wars, King Kong, L’histoire sans fin, Street Fighter 2…). Le début de la gloire ? (rires)

Renato : Ce que vous ne savez pas les gars, c’est que j’ai vraiment tourné dans tous ces films ! (rires) Sauf que vous m’avez pas vu… Même dans Flipper le dauphin, mon vieux. (rires)

Conchita Wurst (gagnant de l’Eurovision 2014) serait même un(e) fan de Flayed, à ce qu’il paraît… (référence à un canular publié sur Facebook)

Renato : Ah, complètement !

Romain : Il ou elle n’a pas le choix…

Julien (interloqué) : Mais… C’est une connerie ou c’est vrai ?!

Renato : Non, c’est une connerie.

Julien (soulagé) : Ah bon ! Oh putain ! (rires) Je me disais qu’on allait faire la première partie et tout… Mais l’Eurovision, ça aurait pu se faire !

Renato : Ah non, arrêtes, ne va pas plus loin ! (rires)

Votre tournée affiche pour le moment une dizaine de dates, toutes dans la région Rhône-Alpes. D’autres dates sont-elles prévues et allez-vous sillonner le territoire français ?

Renato : Et bien, comme je te l’ai dit, on va pas chercher les dates, on attend qu’on nous appelle car nous sommes de sacrés flemmards et il se trouve que ça ne tourne que dans le Rhône-Alpes. Un peu dans le sud de temps en temps et nous ne sommes jamais trop montés. Mais avis aux amateurs, appelez-nous les gars ! Nous venons jouer, il n’y a aucun problème ! Mais nous sommes en train de chercher un booker compétent pour vraiment s’exporter un peu plus.

Julien : Je ne suis pas tout à fait d’accord sur le fait que nous soyons des feignasses, c’est juste qu’on est un peu dépassés du fait que ça fonctionne autant. On est pris de court. Nous n’avons pas trop le temps de démarcher. Je ne pense pas que nous soyons des feignasses. Le troisième, voire même le quatrième album sont déjà en cours d’écriture, ça brasse pas mal avec la Klonosphere. On est juste un peu dépassés.

Renato : Le booking est un job à part entière.

Julien : C’est chiant. C’est pas un boulot de musicien…

Renato : Notre job, c’est surtout de sortir des Cds. Le boulot qu’on a tombé pour sortir celui-là, c’est quelque chose qu’on sait faire car on a déjà sorti des albums. Mais le booking… Déjà, c’est hyper chiant et quand tu gères déjà tout ça, en plus de la musique, tu n’as pas du tout envie de t’occuper de ça. C’est pour ça qu’il y a des gens payés pour ça, qu’on paye pour ça ! Il faut juste qu’on les trouve.

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En juillet 2015, vous serez à l’affiche du festival Guitare En Scène, à St Julien en Genèvois, là où c’est produit entre autres Airbourne. Pour cette édition 2015, vous ouvrirez pour Scorpions et Mark Knopfler (Dire Straits). En terme de scène, vous monterez d’un cran. Appréhendez-vous cette date ?

Renato : Non, on appréhende jamais les dates. On a hâte d’y être mais comme jamais !

Julien : En plus, le Guitare En Scène, c’est vraiment des conditions qui font rêver. On a vraiment hâte d’être sur l’affiche officielle pour rencontrer tous les artistes, en espérant rencontrer Scorpions et faire une petite photo avec eux, comme des gamins de quinze ans. On a fait le tremplin cette année, avec des conditions de loges extra…

Renato : En fait, tu es au Hellfest sauf que la capacité est de 5 000 personnes. Mais au niveau des loges, c’est vraiment ça. Nous y avions fait un tour avec God Damn.

Nous sommes dans une période où le style Metalcore et autres mélanges sont à la mode. Flayed arrive avec un style « old school ». Comment est perçu votre style par le public ?

Charly : C’est pas une question de style, je pense. La base de tout le monde, c’est le Rock, la musique amplifiée. Plus c’est fort, plus tu arrives à ressentir quelque chose. Je pense que c’est plus la manière dont tu le fais que ce que tu as à faire. Après, suivre des courants et avoir des références… Bien sûr, on a tous des références, nous suivons tous des groupes cultes qui font parties de notre base mais c’est pas pour autant qu’on veut faire ça ! Si tu arrives à le faire et que ça vient naturellement, tu ne te poses pas cette question-là. Tu le fais avec la manière qui soit. Et notre manière… Pour l’instant, on est contents parce qu’on arrive à avoir le son et taper à peu près dans ce qu’on voulait à la base. On a eu des surprises car quand tu rajoutes de l’orgue sur des morceaux que tu as bossé pendant des mois sans orgue et que, d’un coup, lorsque ça arrive… Tu prends une claque monumentale ! Il n’y a pas de style, c’est juste faire du Rock avec les moyens que tu as envie de mettre. Maintenant, on peut faire des trucs bien avec du bon son, une bonne définition mais nous ne cherchons pas à faire un truc qui existe, ou qui va exister.

Renato : Tout ce qu’on fait, ça a déjà existé.

Julien : Nous avons plein de publics différents. On a même joué au milieu de chansons françaises, en acoustique mais à chaque fois, ça passe. Tous les publics qu’on a pu avoir, que ce soit du public Metal, Hard Rock, ou même un peu bluesy voire même variété, personne ne s’est barré en courant ! Comme dit Charly, je ne pense pas non plus que ce soit une question de style. C’est plus ce qu’on dégage.

(À cet instant, Reuno, le chanteur de Lofofora, entre dans la pièce pour nous saluer et discuter un peu avant de rejoindre son groupe dans la loge voisine)

Vous avez récemment donné un concert acoustique pour Radio Metal. À terme, aurons-nous l’occasion de revoir ce genre de prestation sur scène, le temps d’une chanson par exemple, comme a pu le faire Iron Maiden ou Led Zeppelin ?

Renato : Il y en a une qui est prévue en avril à Vienne et peut-être une autre à Lyon en janvier, mais rien de sûr pour le moment. Quoiqu’il en soit, on ne s’amusera jamais à mixer les deux. On n’est pas les Guns non plus ! (rires) Déjà, nous n’avons jamais le temps de faire ça. Ce serait bien mais le jour où on aura une heure et demie de set, voilà. Dans ce cas, tu peux te permettre de faire des incartades acoustiques mais si on fait ça maintenant, on se plombe un set complet. T’as perdu toute l’énergie.

(Soudain, Franck (Doberman Crew) fait irruption et après nous avoir salué, hurle dans mon micro : SONS OF METAL !!!)

FLAYED-20141011-006Renato : Donc, c’est soit on fait une formule acoustique soit une formule électrique. Ça dépend de ce que les gens veulent, de la capacité de la salle et de plein d’autres choses. Mais tant qu’on ne joue pas en tête d’affiche avec un temps de jeu conséquent, on ne s’amusera pas à mélanger les deux formules.

Julien : Et puis même, je ne pense pas qu’on le fasse un jour…

Renato : Oui, en même temps, quand on est tellement bien en électrique, on a pas envie de passer en acoustique.

Charly : L’acoustique, à la base, c’est en dépit du clavier.

Renato : Ouais mais on va trouver une solution pour le clavier.

Charly : Et il y aussi le lieu qui fait. Si le lieu de diffusion est intéressant, ça permet de faire vivre un peu. L’acoustique n’est pas un problème. Notre but est de faire un jour un concert avec une émulation de clavier, ce serait cool. Donc voilà, c’est une formule tout terrain et nous la faisons quand nous n’avons pas le choix. Mais c’est un support qui fonctionne, c’est intéressant. Ça change un peu. On rigole bien mais le mieux, c’est de pousser les watts. Mais on peut tout faire, tout est possible !

Vous avez tourné un clip, Machine Fun, avec l’équipe de Crea8 (le clip est sorti début octobre 2014). La cohabitation entre hippies et métalleux n’a pas été trop tendue ? (rires)

Renato : Vraiment pas ! (rires) Vu la musique qu’on fait… C’était une période transitoire, quelque part donc ça marche… (rires) Ça marchera toujours. Tiens, regardes les gens dans le groupe ! (Il désigne Raph) Le mec voulait se déguiser en hippie pour le clip, quand même… Il a fallu l’arrêter ! (rires)

D’où vient cette idée de rivalité entre hippies et rockers ?

Renato : Pas de moi ! (rires) En fait, ça vient tout de Manuel Salazar (membre de Crea8 et réalisateur du clip) qui a écouté l’album et même choisi le morceau pour le clip. Il nous a dit : « Celui-là, c’est un tube, j’ai des idées dessus ». Quand il nous a proposé le clip, on s’est dit que ce serait marrant à faire. Donc, vraiment, tout vient de lui !

Renato, si tu le veux bien, nous allons faire un court parallèle avec ton autre projet, God Damn, puisque Charly (bassiste) et toi êtes issus de ce groupe. God Damn n’a donné qu’un seul concert cette année, le groupe est-il en stand-by ?

Renato : En fait, God Damn ne s’est jamais arrêté, à aucun moment. Il y a eu moins de concerts car il y a eu des pépins à droite et à gauche. Je te passe les détails mais au final, on répète tout le temps. On continue de composer mais ça prend plus de temps que Flayed. Là, on est sur le troisième album, il est quasiment bouclé. On va tâcher de l’enregistrer avant l’été prochain, ça serait bien. Si c’est pas à ce moment-là, ce sera plus tard mais quoiqu’il en soit, God Damn n’a jamais été en stand-by.

Charly : N’oublions pas ça ! (rires)

Renato : C’est juste que là, on a un groupe qui fait bien plus de dates.

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Revenons à Flayed et l’album. Vous l’avez entièrement autoproduit. En sera t’il de même pour votre second album ?

Renato (Il prend un accent américain) : Plus exactement, enregistré dans le studio de Rafinet aux claviers, c’est son nom de famille. (rires) Oui, il sera auto-produit  D’autant que Rafinet va te parler de comment va sonner le deuxième album.

Raf (étonné) : Ah ! Alors… On verra bien ! (rires) Qu’est ce que j’en sais ?! (rires)

Renato : Ben tu dois le savoir… Il a du nouveau matos dans son studio et normalement avec le petit Rominet qui est là-bas (il désigne Romain), toujours dans le même coin depuis tout à l’heure, ils sont en train de bien s’amuser. Ils viennent de mixer l’album de Mercy et de ce qu’on a entendu, c’est de la merde ! (rires) Non, vraiment, ça sonne vraiment mortel. Vu le boulot que font ces deux-là, le nouvel album devrait hyper bien sonner.

Charly (à Romain) : T’as vu ? On te fait de la pub ! (rires)

Renato, depuis peu de temps tu co-animes une émission pour Radio Metal avec « Animal ». Comment en est-tu arrivé là ? Est-ce quelque chose que tu voulais faire depuis longtemps ?

Renato : Alors, déjà je remplace ponctuellement Spaceman. Je ne suis pas du tout animateur, je fais de l’intérim, on m’appelle quand il manque quelqu’un et si jamais je suis disponible, c’est parti ! Et puis, Fred est un pote. Pardon ! je voulais dire Animal ! C’est un vieux pote. C’est un peu comme vous les gars, on se croise dans les concerts depuis un bon moment. Quand il m’a appelé, j’ai dit : « Ouais, pourquoi pas ? ». Je suis toujours ouvert sur tout, en fait. Donc, faire de la radio, pourquoi pas ? Ouvrir ma grande gueule à la radio, ça me fait marrer !

Cette interview touche à sa fin. Un mot pour nos lecteurs et les fans de Rock n’ Roll ?

Charly : Raf ! Un petit mot pour les fans de Rock n’ Roll ?

Renato : C’est toi qui écris l’histoire du Rock n’ Roll.

Raf : Allez vous faire mettre ! (rires)

Renato : Hahaha, tu peux garder ça !

Raf : Rajoutes : on vous aime ! (rires) Et merci pour votre argent !

Renato : Voilà, tu peux mettre tout ça d’affilée.

Charly : Merci pour la thune, bisous ! (rires)

Interview réalisée et retranscrite par Kouni

Liens :

Site Reverbnation : http://www.reverbnation.com/flayed666

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Flayed/462560553814748?fref=ts

Clip de Machine Fun : https://www.youtube.com/watch?v=gLpM8jWqjyg

Le site de Crea8 : http://crea8.fr/