IMG_8309Cette semaine là, l’hiver avait décidé de finalement s’imposer dans la capitale et le froid semblait être l’un des sujets de conversation d’un petit groupe de personnes aux abords du Klub, à Paris. Tous, à l’exception de quelques barbares emmitouflés dans leurs manteaux et écharpes, semblaient bavarder gaiement avant de pouvoir assister au concert qui allait avoir lieu dans la salle, juste à côté. Et au nombre de personnes attendant l’ouverture des portes, il n’était pas difficile de deviner que la petite salle du Klub allait être bien remplie, sinon complète. Puis, est venue l’heure de se réchauffer devant un bon concert mettant le Death et le Melodic à l’honneur. Un programme bien alléchant donc.

Anangke

IMG_8105Nous débutons cette soirée par un groupe portant le nom original et peu prononçable de Anangke. Même si cela ressemble fort aux lettres tirées pour une partie de Scrabble, partie que vous aurez peu de chance de remporter avec un tel jeu, il s’agit en fait de la personnification grecque du destin. Mais après ce court aparté pour briller en société, revenons-en au concert. On sent avant même que les musiciens ne montent sur scène que celle-ci va leur paraître un peu étriquée avec la présence de cette grosse batterie à double grosse caisse et l’impressionnant clavier qui semble avoir été placé là où il reste de la place, n’hésitant pas à empiéter un peu sur l’espace de la batterie. Cette impression se confirme à l’entrée des musiciens sur scène : avec pas moins de six personnes sur le petit promontoire, il va falloir faire attention où l’on met les pieds. Mais Anangke ne semble pourtant pas dérangé par l’exiguïté de la scène et parvient très vite à s’approprier les lieux, tout en gardant un jeu dynamique qui ne manquera pas d’entrainer le public dans leur Metal mélodique. Il faut dire que, même si l’on sent que le groupe en est encore à ses débuts, la musique du combo ne manque pas d’intérêt et sait mêler rythmes énervés et mélodicité. Sur scène, c’est Aurore (chant) qui mène la danse, accompagnée de Sarah aux claviers et aux chœurs tandis que Vincent, à la guitare, vient rajouter quelques grunts à ces lignes mélodiques. Très vite, le public répond présent et n’hésitera pas à encourager le combo à grand coup de headbangs dans cette salle pleine à craquer. Headbangs qui donneront d’ailleurs lieu à un nouveau concept que j’appellerais arbitrairement le Wall Of Hair, c’est-à-dire mettre face à face le public et le groupe afin de créer deux murs de cheveux compacts l’un sur l’autre. Pour résumer en quelques mots la prestation d’Anangke, un public ravi et un groupe tout aussi content, que demander de plus ?

Setlist :

  1. The uprising,
  2. the foul and the sorceress
  3. Lost souls and my beast
  4. demon’s claim
  5. Black Messiah
Nemost

IMG_8309Vous me direz sans doute que j’ai conclu cette première partie par une question rhétorique à laquelle on répond bien naturellement : « La suite du concert ! ». Et c’est après un cours changement de plateau que l’on enchaîne avec les Nemost. En effet, si la plupart des musiciens changent, la batterie et le batteur ne bougent pas d’un poil car c’est Thybo qui assurera les deux sets à la suite ! La salle parait encore plus remplie à l’arrivée des cinq compères sur scène, mais il faut dire que c’est la première date parisienne du groupe depuis la sortie de leur second album en février dernier et leur dernier passage sur la capitale remonte en novembre 2013 en première partie de Leprous (lire le live report). Il y a donc une certaine attente du public vis-à-vis du groupe. Mais c’est sans aucun problème que les Nemost relèvent le défi. Les hostilités commencent avec Year Of The Libra qui mettra tout de suite dans l’ambiance : voyage entre la mélodicité et une violence contrôlée qui nous fera passer une bonne partie du concert à se décrocher les cervicales. Cette alternance est parfaitement interprétée par la voix d’Arnold qui se plie aux exigences musicales élevées de Nemost pour notre plus grand plaisir. Accompagné de sa gestuelle habituelle, le frontman remplit parfaitement sa tâche de communication avec le public tandis que guitaristes et bassistes s’en donnent à cœur joie. Notons d’ailleurs l’arrivée dans le groupe de Pierre-Jean, le nouveau guitariste du groupe. Ce soir, la setlist est définitivement orientée sur les titres du nouvel album avec pas moins de huit chansons issues de As The Ocean Burns qui passe parfaitement bien en live et particulièrement Sandstorm, sur laquelle nous aurons le droit à de superbes pogos. Bref, un set plein de bonne musique et de défouloir, on raconte même que des caleçons auraient volé dans les airs.

Setlist :

  1. Year Of The Libra
  2. Beasts And Bullies
  3. Sardanaple
  4. LifelessHeat
  5. Fight
  6. The AimlessEndavour
  7. Sandstorm
  8. Atomnium
  9. Backbone
  10. Respawned
Yorblind

IMG_8590Le temps de boire une bière et de féliciter les musiciens pendant que le groupe suivant s’installe et la soirée peut continuer. Après cette prestation de Nemost entouré des fans du groupe, la barre est très haute pour Yorblind, mais les parisiens n’aurons pas trop de problèmes à relever le défi en nous livrant un Death Metal travaillé et technique. Même si la salle n’est plus aussi pleine, l’heure commençant à tourner, les premières notes de Media Oppression nous plongent tout de suite dans l’ambiance. On attaque là la partie viscérale de la soirée pour le plus grand plaisir des fans. Bien posés sur scène, les musiciens servent leur musique assez calmement par rapport à la violence des notes proposées, tandis que Rash Robert chante au plus près du public, directement dans la fosse. Même le son de la salle a du mal à laisser s’exprimer toute la musique, le public prend vite ses repères pour profiter pleinement du show et c’est à grands coups de Horns Up et de headbangs que les Parisiens accueillent Yorblind. Après un bon concert comme ça, il ne nous reste plus qu’à braver le froid une nouvelle fois et arriver sur un morne lundi, la tête encore pleine de bonne musique de la veille. Car c’est aussi à ça que sert un bon concert le dimanche soir : finir la semaine en beauté et en commencer une nouvelle en écoutant les CDs obtenus au merch la veille pour prolonger l’expérience.

Setlist :

  1. Media Oppression
  2. I Am Not
  3. The Scapegoat
  4. The Exploited
  5. Yorblind
  6. The Self-Centered
  7. Suicide
  8. The Master
  9. The Teacher
  10. Madness To Kill

Nos remerciements aux groupes, au Klub et au public.

Eladan