saxon (3)Ce soir, direction Villeurbanne à côté de Lyon, où le transbordeur nous invite à une embarcation outre-manche. Et oui, Saxon nous offre une tournée spéciale « Warriors Of The Road Tour » pour fêter leurs trente-cinq ans de carrière, déjà. Quant à Skid Row, ils sont de retour après une absence de vingt-cinq ans. Autant dire que ce soir sera les grandes retrouvailles et pour le support de ces deux grands groupes, ce sont les Américains de Halcyon Way qui ouvrent les festivités.

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Halcyon Way

halcyon way (1)19h, ouverture des portes. Personne ne se presse pour entrer sachant que le concert est annoncé pour 20h. Bref, on a le temps de discuter, de boire un verre lorsque vers 19h15 un son plus fort que celui du bar se fait entendre dans la salle voisine. En une fraction de seconde, je réalise que Halcyon Way est sur scène ! En entrant dans la salle, je constate une salle plus que vide au trois quart de sa surface, le Transbo n’a pas eu le temps de se remplir en si peu de temps. Les Américains commencent fort, ils nous offrent un Hard Rock/Heavy digne de ce nom avec des compositions très accrocheuses et entraînantes. Le groupe d’Atlanta donne le meilleur de lui-même sur un rythme assez énergique. Halcyon Way a l’originalité de mêler les voix claires du chanteur Steve Braun aux chœurs death du guitariste Jon Bodam et du bassiste Skyler Moore. Le batteur Emie Topran n’est pas mancho et possède une bonne force de frappe. Mais quel dommage pour eux d’avoir joué devant si peu de personnes, Halcyon Way méritait un accueil bien plus chaleureux que celui-ci. Ils se sont démenés comme des diables pour les fans présents. Espérons que le reste de la tournée se passe mieux.

Skid Row

skid row (2)Entre temps, la salle a largement eu le temps de se remplir dans sa quasi-totalité. Les lumières s’éteignent, les musiciens arrivent sur scène et les premières notes envahissent l’atmosphère. Après une absence de vingt-cinq ans sur les planches du Transbo, Skid Row commence très fort avec Slave To The Grind, histoire de nous remémorer le bon vieux temps pour les fans de la première heure. Le public s’enflamme aussitôt comme une traînée de poudre. Quelle ne fut pas la surprise pour certaines qui n’ont pas suivi l’évolution du groupe de ne pas voir sur scène Sebastian Bach, l’ancien chanteur. Elles se sont retrouvées fort déçues en s’apercevant que celui-ci était partie depuis belle lurette, remplacé par un Johnny Solinger tout aussi talentueux. Faudrait suivre quand même ! On continue l’aventure sur des chapeaux de roues avec Piece Of Me. Skid Row possède ce don de vous prendre aux tripes dès le début du concert et ne vous lâche plus jusqu’à la fin. Les notes sont saisissantes et entraînantes. D’emblée, on a envie de faire la fête tellement leur musique vous réveille et vous met de bonne humeur. Au quatrième titre, on baisse la cadence avec la ballade 18 And Life, ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu une balade en concert, ça manquait un peu. Puis ça repart de plus belle avec Thick Of The Skin. Les Américains sont contents d’être là et ça se voit, Johnny Solinger dira à plusieurs reprises à quel point ils sont heureux d’être ici sur les planches du Transbordeur, avec nous, vingt-cinq ans plus tard. Visiblement, ils n’en reviennent pas de la chaleur que leur témoignent les fans après toutes ces années et souvent les musiciens regardent leurs fans avec beaucoup de satisfaction. Faut dire aussi que la setlist nous a sacrément rajeunit et Skid Row a su choisir les titres qui ont fait leur renommé, savamment alternés avec des compositions plus récentes. Le groupe n’a rien perdu de son style Hard Rock US, même pas une ride ! Leur joie se lit sur leurs visages et chacun a un bon échange et une belle complicité avec le public. Tout au long de leur set, Skid Row aura su nous tenir en haleine, sachant enflammer le Transbordeur comme je l’ai rarement vu. Une super ambiance pour ce retour en force après une si longue absence, couronné d’un franc succès largement mérité.

Saxon

saxon (3)Changement de décor et de style pour la tournée Warriors Of The Road Tour des trente-cinq ans de carrière de Saxon. Ce n’est pas tous les jours qu’on fête un tel événement et pour l’occasion, Saxon va retracer tout son itinéraire à travers les titres qui ont fait sa gloire. Les trois quarts de la setlist sont issus des premiers albums, en particulier Wheels Of Steel, Strong Arm Of The Law et Demin And Leather, ceux-là même qui ont propulsé Saxon à son summum. Les Britanniques attaquent leur concert par Motorcycle Man suivi de Sacrifice, issu du dernier album éponyme (2013). On remarquera rapidement l’énergie survolté de Nibbs Carter (basse) qui tout au long du set n’aura de cesse de s’agiter et headbanger dans tous les sens. Incroyable forme olympique pour son âge et un dynamisme qui tranchera avec le reste du groupe beaucoup plus posé, où Paul Quinn (guitare) a une attitude plutôt effacée et Doug Scarratt (guitare) est entre les deux. Mais là n’est pas le plus important, leurs riffs et soli sont des plus mémorables et retentissent dans la salle pleine à craquer où la température est rapidement montée, surtout en haut des gradins. Biff Byford (chant) est toujours aussi à l’aise sur scène et n’a rien perdu de son charisme et allure distinguée de gentleman. Tous les titres s’enchainent à merveille et nous plongent dans de lointains souvenirs, faisant ainsi plaisir à une grande partie des fans devant les suivre depuis leur début. Une bonne ambiance règne dans le public. Depuis les hauteurs des gradins, on bénéficie des remarquables jeux de lumières jouant les clairs/obscurs et de plusieurs lâchés de colonnes de fumigènes sur le devant de la scène. Saxon nous offre un grand spectacle haut en couleurs et riche par le choix des chansons qui sont les plus connues du groupe. Il semblerait que le titre le plus attendu de la soirée fût Crusaders. J’aurais pensé qu’il serait joué en rappel mais non, les Britanniques ont choisi de terminer leur concert par Wheels Of Steel et Demin And Leather tout aussi puissants et mémorables que Crusaders.

Voilà un super moment passé ce soir à Villeurbanne, seul point négatif : cette erreur d’affichage du début de concert (19h15 et non 20h00) où, malheureusement, Halcyon Way a joué dans une salle seulement remplie d’un quart et dont la majorité des fans ne savaient même pas qu’il y avait un troisième groupe. Vraiment dommage, ils ont donné le meilleur et mérité beaucoup plus comme accueil.

Un grand merci à Saxon, Skid Row et Halcyon Way pour ce super concert ainsi que Gérard Drouot Productions, Eldorado et le Transbordeur.

Melissa