Stömb – The Grey (Album)

Posté le : 30 janvier 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Stömb - The Grey coverAu cours de l’année 2012, quatre musiciens se rencontrent et décident de s’investir ensemble dans un projet de musique instrumentale. Disons, de Metal instrumental. De part leurs diverses influences et depuis les horizons qui sont les leurs avant cette rencontre, l’idée du mélange est déjà bonne en soi. Rapidement après cela, en avril 2013 sort un premier EP intitulé Fragment qui contient déjà tout ce qui leur tient à cœur. Désormais, un peu plus d’un an et demi plus tard, voici que sort un album complet de dix titres et environ soixante-dix minutes de musique. The Grey est là et nous allons vous dire de quoi il retourne ici.

Style : Metal progressif, Djent, Instrumental - Date de sortie : 26 janvier 2015

Style : Metal progressif, Djent, Instrumental – Date de sortie : 26 janvier 2015

La pochette du disque est plutôt sympathique. Le nom du groupe, mystique en lui-même, se trouve en plein milieu, sous-titré du titre de l’album. L’image semble représenter le couloir d’un vaisseau spatial, comme transparent. Une tâche sombre sous le nom du groupe évoque soit une tâche d’encre, soit l’apparition d’une anomalie structurelle de ce couloir. Le côté sombre et mystérieux tout en étant propre nous parle bien et nous sortons le disque sans savoir ce qui nous attend encore, mais nous allons bientôt le découvrir.

Le son est tout bonnement excellent. Pour un ensemble instrumental à quatre instrument, un soin tout particulier a été donné au mixage. Chaque instrument prend la place qui lui est dûe. En fonction des morceaux et des besoins pour l’ambiance, la guitare soliste sera au-dessus ou en dessous du mix global, ce qui nous confortera dans l’idée qu’il y a eu un gros travail de fait. Les guitares que nous soupçonnons être des huit cordes envoient du gras, et du bon gras même. Le son est propre, pas trop grave, pas trop aigu. La basse qui colle à la guitare rythmique restera cependant assez difficile à discerner dans l’ensemble, mais ce gros coup dans les graves que l’on sent comparé à la texture sonore des guitares ne nous trompe pas. Sans elle, le son manquerait de quelque chose. La batterie est nette et ne mange de la dynamique à personne. C’est à peine si un léger manque de présence se fait sentir sur la guitare rythmique. Son très professionnel, dans tous les cas. L’évolution par rapport à l’EP est assez évidente. Ce dernier manquait un peu de corps et le son était relativement moins propre. Tous les défauts furent corrigés, et même plus.

Les compositions sont également d’un très bon niveau. Bien entendu, il sera difficile de ne pas penser à Meshuggah, plus sur certains passages que d’autres malgré tout. Après, nous naviguons en territoire progressif avec des ambiances qui se rapprochent tantôt de Animals As Leaders, tantôt de Tesseract ou Klone. Jamais dans l’excès, ces influences sont digérées et bien comprises depuis Fragment qui faisait davantage ressortir les influences. Nous avons maintenant dans les oreilles quelque chose d’éminemment plus abouti et mâture. Difficile de se dire que ce projet n’a que trois ans d’existence. Nous naviguons ici entre des ambiances sombres, de la violence rentrée ou de la bestialité latente jusqu’à des passages plus mélancoliques et presque joyeux. Ce qui ne pardonne dans la musique instrumentale, c’est le manque de lyrisme car pour remplacer la voix, il faut que les instruments la prenne. Ici, cela se passe merveilleusement bien. La guitare soliste donne dans l’expressivité maximale. Les musiciens ont de la technique, cela se sent bien mais rien n’est laissé au hasard et ils ont justement privilégié l’expression d’une émotion ou d’un sentiment, plutôt que l’esbroufe inutile. Chaque son sert le but commun d’exprimer quelque chose. D’un bout à l’autre de ces dix titres, de la première à la dernière seconde de ces soixante-dix minutes, il sera impossible de s’ennuyer. La composition est logique, les parties s’enchaînent naturellement, tout comme les titres.

Que dire de plus ? C’est pratiquement un sans-faute que nous offre Stömb sur ce premier album d’une qualité particulièrement bonne. Ce disque nous prend par les sentiments et ne nous laisse pas de répit de ce point de vue. Ce n’est pas le genre de musique qu’il faut écouter pour sauter partout mais nous pourrons cependant nous faire plaisir en écoutant ceci pour se mettre dans une ambiance particulière, ou juste se souvenir pourquoi, sans la musique, la vie serait ennuyeuse. Il est possible d’écouter The Grey en boucle sans discontinuer toute la journée et même d’en redemander après. Juste pour dire que si vous ne voulez pas même laisser sa chance à Stömb, vous passerez à côté de quelque chose, comme un monument de ce genre de musique progressive qui a du cœur et de l’énergie à revendre. Nous n’avons dés lors qu’une hâte : en avoir encore plus. Nous aurions presque envie de dire que ces soixante-dix minutes sont trop peu, mais ce serait ne pas être raisonnable. Un album de cet acabit est rare. Ne faites pas l’erreur de l’éviter.

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Line-Up :

  • Tom B. : guitare soliste
  • Aurélien DF. : guitare rythmique
  • Alexandre G. : basse
  • Olivier R. : batterie

Tracklist :

  1. The Complex
  2. Rise From Nothing
  3. Veins Of Asphalt
  4. Corrosion Juncture
  5. The Crossing
  6. Under The Grey
  7. Terminal City
  8. The New Coming
  9. Genome Decline
  10. Only An Echo

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/Stombofficial?fref=ts

Ecouter The Grey sur Bandcamp : http://stomb.bandcamp.com/album/the-grey

Ecouter Fragment sur Bandcamp : http://stomb.bandcamp.com/album/fragment

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