Furor Gallico – Songs From The Earth

Posté le : 02 février 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Furor Gallico - Songs From The Earth coverÀ la vue de cette magnifique pochette réalisée par Kris Verwimp (Absu, Arch Enemy, Marduk), vous aurez quelques indices sur ce qui va vous passer par les feuilles de choux. La nature indomptable est symbolisée dans cet arbre aux racines et branches qui se mêlent pour former la chevelure d’une créature. Celle-ci traine quelques crânes, le tout dans un univers très sombre. La bête végétale souffle et semble vouloir mettre un peu de lumière dans ces ténèbres ambiantes. Tout ceci est bien en lien avec l’atmosphère du groupe italien qui va allègrement mêler flûtes et autres instruments mélodiques et légers à la lourdeur des guitares et du chant growl.

Style : Folk/Celtic metal - Date de sortie : 16 février 2015

Style : Folk/Celtic metal – Date de sortie : 16 février 2015

Déjà auteurs d’une démo et d’un premier album éponyme en 2010, les Milanais changent de label et sont désormais portés par Scarlet Records. Le groupe existe depuis 2007 et a déjà pu acquérir une bonne réputation dans le milieu. C’est avec un line-up légèrement renouvelé qu’ils nous présentent leur nouvelle création nommée Songs From The Earth. Celle-ci a été enregistrée au Metropolis Studio de Milan (qui a déjà travaillé avec Depeche Mode). Le mixage et le mastering ont été réalisés par Alex Azzali à l’Alpha Omega Studio (Behemoth, Carcass).

Pour ceux qui ont déjà pu visionner la saga The Hobbit, vous voyez la forêt où se trouve le royaume des Elfes et où pullulent aussi des araignées géantes ? Et bien, Furor Gallico vous fera entrer dans cet univers. Vous serez coincés entre des rythmiques lourdes parfois proches du Death Metal agrémentées d’un chant qui alterne parfaitement screams et growls. L’aspect lumineux viendra des instruments dits « traditionnels » ainsi que parfois d’un chant clair tout aussi bien maîtrisé que ses cousins gutturaux. L’introduction vous plongera dans le bain directement. Vous allez d’abord vous demander si vous n’avez pas mis par erreur un des best of du groupe The Corrs (que votre farceuse de sœur à coincé dans l’un de vos boitiers contenant du Metal) car c’est une mélodie celtique qui vous ouvre les portes de la forêt. Mais ça, c’est l’espace de trente secondes, le temps de laisser l’arachnide à huit dents se pointer avec sa rythmique grosse caisse en double pédale, soutenue par la basse et la guitare tout en distorsion. Et puis le chant, il faut bien regarder les crédits sur la pochette pour ce rendre compte que c’est bien Davide qui assure le tout. Je penchais au début pour deux chanteurs mais non, c’est le même artiste qui assure en alternance growls et grunts. Ce premier morceau se terminera en pleine mélodie instrumentale. La plupart des titres se construiront approximativement autour de la même structure. Les introductions sont très accrocheuses, parfois par une rythmique bien ficelée d’entrée de jeu comme le titre Nemain’s Beath ou Squass qui nous sort un jeu de basse jazzy absolument jouissif. D’autres fois, c’est une mélodie portée par le violon de Riccardo ou les flûtes et cornemuses de Paolo. Ceux-là sont les instruments lead la plupart du temps, en apportant de la légèreté tout en proposant une dynamique qui sonne à la fois médiévale et celtique. En arrière fond, nous entendons la harpe celtique jouée par Becky. C’est la première fois pour ma part que cet instrument m’arrive aux oreilles et je dois dire qu’il est plus qu’une cerise sur le gâteau. Les petites notes en arrière fond, notamment sur le titre Wild Jig Of Beltaine, donnent une couleur particulière et innovante. Dans la construction de la plupart des morceaux, nous avons aussi un passage plus calme au milieu qui permet à tous ces instruments de se mettre en valeur. Diluvio est particulier car c’est une ballade, et une ballade chantée en italien c’est encore plus romantique que dans la langue de Shakespeare. À l’écoute, on imagine quitter la forêt enchantée pour se retrouver dans une gondole à Venise, ou au printemps sur la Tamise (la bise à Joe Dassin). Ce chant permet à Davide de montrer sa superbe voix claire. Dans Stream Over The Mountain nous avons droit à des instruments traditionnels légèrement plus en retrait que sur les autres titres et la composition la plus pesante.

Je confluerais en disant que si Ensiferum ou Eluveitie ont un fils digne, il se nomme Furor Gallico. Les Milanais n’ont rien à envier à leurs coreligionnaires du Folk Metal, les qualités habituelles de ce courant sont toutes présentes. Un très bon album avec un son excellent qui me fait dire que les Italiens feront bientôt plus que des premières parties. Les Parisiens pourront en tout cas acclamer le groupe lors de leur concert lors du Cernunnos Fest le 22 février en compagnie de Moonsorrow, Cruachan et d’autres groupes, le tout dans une ambiance de fête médiévale. Furor Gallico, un nom à retenir et un nouvel album à découvrir.

Khaos

Tracklist :

  1. The Song Of The Earth
  2. Nemain’s Breath
  3. Wild Jig Of Beltaine
  4. La Notte Del Cento Fuochi
  5. Diluvio
  6. Squass
  7. Stream Over The Mountain
  8. To The End
  9. Eremita

Liens :

Site Internet : http://www.furorgallico.it/

Page Facebook : https://www.facebook.com/FurorGallicoOfficial