Michael Schenker Temple Of Rock - Spirit On A Mission coverNous avons chroniqué il y a peu le nouvel album de Scorpions. Le parcours de Michael Schenker, jeune frère du fondateur du combo germanique, n’a pas connu la même destinée. Le bonhomme jouit pourtant d’une très bonne réputation dans le milieu du Metal, en particulier en Grande-Bretagne, son pays d’adoption. Très tôt, le petit génie fut repéré par UFO qui sillonnait déjà les routes d’Europe alors que les Teutons n’étaient que des débutants dont personne ne soupçonnait l’avenir doré qu’ils connurent ultérieurement. Le retour dans le giron familial aurait pu se faire en 1979 mais l’instabilité de Michael à cette époque, plongé qu’il était dans l’addiction, a empêché les retrouvailles avec un groupe qui commençait à devenir l’un des majors du milieu.

Genre : Hard Rock/Heavy Metal - Sortie : 20 mars 2015

Genre : Hard Rock/Heavy Metal – Sortie : 20 mars 2015

Dès lors, il s’est lancé dans une carrière mi-solo, mi-groupe où son nom personnel apparaît en entier, ou bien en tant que MSG (Michael Schenker Group). Le tout fut entrecoupé par quelques petites incartades chez UFO. Depuis 2011, un line-up fut créé autour de son nouveau projet : Temple Of Rock. Celui-ci inclut l’ancienne section rythmique de Scorpions avec Hermann Rarebell à la batterie et Francis Buchholtz à la basse. Il est aussi accompagné de l’Ecossais Doogie White, surtout connu pour avoir tenu le micro dans les dernières années du groupe Rainbow. Enfin, il s’est entouré de la bonne compagnie de Wayne Findlay, un collaborateur de longue date, même du temps de MSG, qui assure la deuxième guitare et/ou les claviers.

Le troisième album solo de cette formation nous plongera dans un Hard Rock teinté de Heavy Metal. Le tout sera saupoudré d’un fort accent guitar hero mais dans un style différent que peuvent l’être par exemple les albums de Slash. Michael Schenker, c’est avant tout un son de guitare immédiatement reconnaissable et unique et ce, quels que soient les projets du bonhomme. En effet, il est toujours accompagné de sa Gibson Flying V, caractéristique à la fois visuellement et auditivement. De plus, le mixage met clairement son instrument en avant, il nous faut admirer l’artiste. Pendant une heure, c’est de la bonne énergie qui va nous être envoyée. Pas de ballade, pas de mid-tempo, des purs riffs rock’n’roll qui prennent aux tripes. Tout juste deux titres, Saviour Machine et Let The Devil Scream, sont sur un rythme plus lent mais avec une lourdeur de brontosaure à vous écraser les santiags qui traineraient par là. Déjà, l’introduction de l’album, c’est comme la mise en contact d’un moteur. Quelques secondes d’une petite mélodie bluesy et c’est parti sur un pur riff rock énervé qui secoue les graisses superflues. Les refrains sont très entrainants et la voix de Doogie correspond très bien au style, ce qu’il faisait avec Rainbow était déjà très bien et le highlander a encore pris de la bouteille depuis. Certainement une bonne bouteille de scotch. Si la basse est légèrement en retrait dans le mixage, quel plaisir de voir Hermann Rarebell, un des piliers de Scorpions pendant des années, s’éclater comme au temps de Blackout (1982) sur les compositions ici présentes. En témoigne son jeu accrocheur sur All Our Yesterdays ou son intro non moins terrible sur Bulletproof. La perle de cet album est toutefois pour moi le titre nommé Something Of The Night. Un riff d’intro qui, comme toujours, te fait décoller du sol et là, l’originalité se trouve dans une sonorité hendrixienne que nous sort la guitare principale, pendant que Wayne assure la rythmique. Le refrain a un côté Power Metal avec une montée dans les aigus remarquée. Pour finir, comment ne pas parler des soli ? Ils ne sont pas excessivement techniques comme chez John Petrucci (Dream Theater) ou Joe Satriani, quoique pas en reste de ce côté-là non plus. Ils apportent avant tout des mélodies très bien trouvées et des sonorités très différentes de l’un à l’autre. Ils prouvent que le guitar hero connaît de nombreuses gammes et sait surtout les utiliser à bon escient dans les compositions.

Michael Schenker’s Temple Of Rock nous offre là un bien bel album. Très agréable à l’écoute, il séduira avant tout les amateurs de Hard Rock à l’ancienne dans la lignée de Whitesnake, Deep Purple, Ufo ou Rainbow. Le tout amené par un génie de la six cordes qui semble plus assagi que dans sa jeunesse, ce qui lui permet de donner le meilleur de lui-même.

Khaos

Tracklist :

  1. Live And Let Live
  2. Communion
  3. Vigilante Man
  4. Rock City
  5. Saviour Machine
  6. Something Of The Night
  7. All Our Yesterdays
  8. Bulletproof
  9. Let The Devil Scream
  10. Good Times
  11. Restless Heart
  12. Wicked

Liens :

Site internet : http://www.michaelschenkerhimself.com

Page Facebook : https://www.facebook.com/MichaelSchenkerRocks

Clip de Live And Let Live : https://www.youtube.com/watch?v=oovjBjAJCqw